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Un temple perché sur la montagne.

Après deux journées de route, on arrive à Sra Em, la ville la plus proche du temple de Preah Vihear. On part tôt le lendemain matin, un peu trop tôt peut-être car la billetterie n’ouvre qu’à huit heure et on doit donc patienter une bonne demi-heure. On nous refuse nos dollars trop abîmés, on se voit obligé de retourner sur Sra Em à 25 kilomètres de là pour les changer. Heureusement la seule banque de la ville accepte rapidement de faire l’échange et on repart. Cette fois-ci, on obtient nos fameux tickets. Encore un peu de route et nous voilà en bas des 2242 marches qui mènent au temple.


Il nous faudra presque une heure pour atteindre le haut de la montagne, en sueur. Le site est sympathique; on apprécie le peu de monde. En effet, il y a plus de militaires que de visiteurs.

La vue depuis le bout du site est brumeuse à cause de la saison sèche, mais le panorama reste impressionnant. Le temple est intéressant et n’est pas sans rappeler les temples d’Angkor.


On redescend après avoir prit notre temps. On longe de nouveau les tranchées qui creusent le sol et les bunkers qui rappellent la tension qui existe avec la Thaïlande qui se situe à seulement 500 mètres de là.

A savoir:

  • – La billetterie ouvre à 8h, le ticket est à 10USD par personne. Les escaliers sont gratuits mais se trouvent à 3km de la billetterie. Il y a également possibilité de monter au temple en moto ou 4×4 (le service vous est directement proposé à l’achat des tickets).
  • – Il n’y a qu’une seule banque à Sra Em (près du rond point) mais aucun ATM !

Dernière journée à Angkor

Jour 3.
Après une journée de repos bien méritée, on entame notre dernière visite déjà des temples d’Angkor. On commence par un lever de soleil sur le lac de Srah Srang, on arrive juste à temps pour assister au départ de la course du soleil. On file rapidement vers Ta Prohm, mais le site est encore fermé. On en profite pour prendre notre petit-déjeuner en patientant.

On est les premiers à rentrer sur le site, mais on n’est pas seuls. On peut profiter du temple sans la foule présente lors de notre dernière visite. Une autre ambiance beaucoup plus calme et qui invite à découvrir les lieux. Les arbres sont incroyables, ils marchent sur les pierres affaissées du temple tels des Ents de la terre du milieu.

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Aujourd’hui, on visite les temples situés au Nord. Alors après avoir encore une fois traversé Angkor Thom, on s’arrête voir Preah Khan. Le temple est en forme de croix et la ballade est moins aventureuse qu’à Ta Prohm; deux grands couloirs en ruine qu’on parcoure. Il y a un stupa au croisement.
On s’arrête ensuite voir Neak Pean, une fontaine que l’on atteint après avoir traversé un « marais ». Le paysage est inattendu, des arbres morts dépassent de l’eau. La fontaine n’a rien d’extraordinaire, on ne s’attarde pas.

Vient ensuite Ta Som. C’est un petit temple sympathique, on y traine un peu et on se repose au pied du magnifique arbre qui semble engloutir la porte.

On roule ensuite jusque Banteay Srei à quelques dizaines de kilomètres de là. On rejoint la foule qui s’amasse devant les superbes gravures restaurées. Le temple est petit et heureusement car la chaleur est écrasante. On prend notre temps pour profiter de la minutie féminine des sculptures présentes sur les portes et les murs. On longe l’enceinte pour quitter le complexe, et on a ainsi une très belle vue sur ce temple rouge.

Après notre habituelle sieste, on opte pour passer notre dernier coucher de soleil à Angkor Wat. On s’installe dans un des deux temples qui bordent l’allée centrale. On patiente, essayant de mémoriser au mieux les détails de ce lieu incroyable. Et puis le soleil entame sa descente et disparait. C’est la fin de trois superbes journées à Angkor.

Retour à Angkor

Jour 2.
Ce matin, on s’autorise une grasse matinée, on se lève vers six heures et demi. Le temps est un peu gris, la fraîcheur est agréable. On file directement vers Bayon, le temple au plus de deux cents visages. On s’arrête sur le pont menant à Angkor Thom pour regarder un instant le soleil levant.

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Il n’y a personne à Bayon, on ne croisera que deux couples. On peut donc observer les visages et tours autant que l’on veut, se perdre dans le dédale de couloirs et d’escaliers du temple. Le temps grisâtre amène une atmosphère parfaite pour la visite d’un tel complexe. Lorsqu’on repart, le monde commence à affluer.

On se dirige maintenant vers La Terrasse des éléphants, on prendra notre petit-déjeuner en haut de la pyramide de Baphuon qui à été ouverte pour nous. En repartant, on s’amuse à chercher et deviner le visage du Bouddha fait de pierres qui orne l’arrière de la pyramide. On passera une bonne heure dans Angkor Thom; on se balade au milieu des ruines que la jungle avale doucement. Puis on rejoint La Terrasse des éléphants et ses magnifiques bas-reliefs.

Ensuite vient Thommanom et Chau Say Thevoda qui se situent juste à la sortie d’Angkor Thom sur la route de Ta Keo. Ces deux petits complexes rappellent Prasat Kravan et se visitent en cinq minutes. Ta Keo prendra un peu plus de temps. Le grand escalier casse-gueule mène à un petit temple. Les travaux de reconstructions sont impressionnants.

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Et enfin, Ta Prohm, le temple « Tomb Raider » avec ses arbres gigantesques qui empiètent sur les murailles. Il fait très chaud, et on retrouve malheureusement le monde qu’on avait pu jusque là éviter. Après une visite rapide et écourtée, on décide d’y retourner tôt le dernier jour.  

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On retraverse Angkor Thom sur la route du retour. Et après un court stop à la pyramide de Baksei Chamkrong, on s’attaque à monter la colline de Phnom Bakheng. L’endroit est prisé pour le coucher du soleil, et effectivement il y a une superbe vue sur la forêt aux alentours. On aperçoit même les tours d’Angkor Wat au loin. Mais à part la vue, il n’y a rien à voir. La pyramide est plate au sommet, un petit temple, seul, s’y trouve au milieu de quelques grues. Un peu plus loin se trouve une des nombreuses empreintes de pas de Bouddha présente en Asie du Sud-Est. Le soleil tape dur et c’est déjà l’heure de manger; bientôt l’heure de la sieste. On redescend par le sentier des éléphants et on repart vers Siem Reap. Un réveil difficile et tardif avant de filer vers Pre Rup pour le coucher du soleil. Le monde s’agglutine sur la face ouest du temple pour assister au spectacle. Il faudra patienter une petite demi-heure avant que le ciel ne se colore de teintes orangées et rosées. Avant de toucher l’horizon, le soleil, devenu rouge, disparait petit à petit derrière un nuage; une journée bien remplie s’achève.

Bienvenue à Angkor

D’une traite depuis Battambang on rejoint Siem Reap. A une trentaine de kilomètres de notre arrivée, le porte-bagage accompagné du sac se détache de Rantanplan et glisse sur la route. Sous un soleil de plomb, on s’active à rattacher le tout en espérant que cela tienne le temps d’arriver à notre hôtel. Puis, on prépare notre aventure dans les temples d’Angkor. On a pu lire beaucoup de choses sur internet, quelques fois contradictoires, avec les meilleurs parcours et bons plans. Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises méthodes. On a remarqué que le site se remplissait surtout à partir de neuf heures. Mais on avait un gros avantages pour semer la foule, Rantanplan et Tango Charlie. Voilà ce que nous avons fait sur trois jours. (3 articles)

Jour 1.
Levé à quatre heures du matin, on rejoint la billetterie dans la nuit. Après un peu d’attente, on récupère nos fameux pass (40 USD pour 3 jours) arborant nos têtes endormies. Déjà on repart vers Angkor Wat pour y voir le lever du soleil. A la lumière d’une lampe torche, on remonte l’allée centrale tels des explorateurs. La plupart des touristes vont du côté gauche (vue un peu plus dégagée, nénuphars), du coup on part s’installer du côté droit avec quelques autres. Il ne nous reste plus qu’à attendre six heures du matin.

Des employées circulent en proposant des breakfast et du café, mais nous sommes venus armés de céréales. Les premières lueurs apparaissent, les tours mythiques se dessinent doucement. Les couleurs ne sont pas extraordinaires, mais le soleil surgit de derrière le temple, rouge, flamboyant. Déjà la foule se disperse. On patiente un peu avant de s’aventurer à notre tour dans Angkor Wat. On le traverse, sans vraiment encore réaliser où l’on est. Puis on le longe en retournant vers le scooter. On redécouvre l’allée centrale de jour, magnifique mais moins mystérieuse.

Sur notre deux-roues, on file vers Prasat Kravan, une ancienne bibliothèque dont il ne reste pas grand chose. Un bâtiment a été conservé, quelques gravures de Shiva et de ses disciples décorent les pierres. On en fait rapidement le tour, et on repart vers Pre Rup.

On longe le lac de Srah Srang avant d’y arriver. Il y a peu de monde sur le site, on en profite. Du haut des escaliers bien pentus, on a une belle vue sur la campagne alentour. Ses trois imposantes colonnes se dressent toujours aujourd’hui. Il est huit heures et demi du matin quand on reprend la route.IMG_3283On part jusque Banteay Samre à l’écart du site. On arrive en même temps que deux groupes de touristes, qu’on évite facilement dans le complexe. Après une sympathique visite et une courte pause sur l’ancienne allée de pierre, on rebrousse chemin pour aller voir East Medon. Quelques statues d’éléphants agrémentent le premier palier. Cinq petites tours celui d’au-dessus.
A dix heures, nous voici devant la porte aux quatre visages de Banteay Kdei. Le temple est tout en longueur. On apprécie les nombreuses gravures et sculptures très bien conservées. On se balade tranquillement dans un dédale de salles alors que le mercure augmente. Il y a peu de monde dans le temple. On quitte le site d’Angkor fatigué, une petite sieste s’impose.

On repart vers Angkor Wat pour le coucher de Soleil. On décide de se garer côté Est, la foule vient de l’Ouest. On retrouve l’intérieur du temple et on parvient à se glisser entre les barrières juste avant que les gardes ne ferment l’entrée aux escaliers qui mènent au sommet. Il est déjà dix-sept heures. A peine arrivés en haut, on nous presse pour redescendre. On part tout de même faire le tour, apercevant par les fenêtres en pierres la forêt verte et le reste du complexe. La lumière commence à descendre et colore les murs d’une jolie teinte orange. On était les derniers à monter, on sera les derniers à repartir.

Mais Angkor Wat n’est pas encore fermé et on a donc le temps de rejoindre l’allée principale que nous avions foulé ce matin. La vue du temple illuminé est sympathique, mais devant la foule, on repart dans le complexe désormais vide. Les gardes nous prient de repartir dans vers l’allée principale, mais grâce à notre moto garée de l’autre côté, on peut encore profiter un peu plus du temple. Un dernier regard vers les tours mythiques, le ciel est magnifique.

Battambang, ruines et chauves-souris

Après trois jours de route, nous voici arrivé à Battambang. On part se promener dans la ville et on s’égare dans le marché central en chemin pour acheter de nouvelles tongs. On quitte la chaleur étouffante et les étales colorées pour rejoindre le temple de Wat Damrey Sar. L’endroit est presque vide en cette fin d’après-midi, quelques moines nous saluent.

Le lendemain on repart à l’aventure sur un scooter. On longe la rivière jusqu’à un premier temple perché en haut d’escaliers, Wat Banan. On s’essouffle à monter les marches, mais du haut, on a une belle vue de la campagne alentour. On fait un rapide tour des ruines, encore un avant-goût d’Angkor. Puis vient Wat Phnom Sampeau perché sur une colline.
Une superbe piste nous mène jusqu’à son pied. Autour de nous, rien. On retrouve l’agitation en parvenant près de la colline où se regroupe tuk-tuk, touristes et bars. A nouveau, il faut monter des marches pour apprécier une vue encore plus jolie. Au loin apparait Battambang. Le temple en lui-même est beaucoup plus récent que Wat Banan. Très coloré, il abrite une colonie de singes et quelques moines.

Vite on redescend pour s’installer près de l’entrée de la Bat Cave. Peu de temps après, des milliers de chauve-souris s’en échappent en un flot continu pendant près d’une demi-heure. Le spectacle est hallucinant. On reste là les regarder un bon moment à lumière du soleil couchant. Puis on repart vers la ville avant que la nuit tombe.

Entrée au Cambodge et Phnom Penh

Passage de la frontière

Après un passage rapide à la capitale Vietnamienne pour récupérer nos passeports et visas de sortie, on prend la direction du poste frontière de Moc Bai/Bavet.

Côté vietnamien, on va chercher notre tampon de sortie chacun notre tour pour garder un œil sur nos motos et sacs. Une file est exclusivement réservée aux bus, les chauffeurs arrivent avec une pile de passeports et un billet glissé dans le tas. Après avoir récupérer mon passeport non-tamponné, un chauffeur de bus m’indique une file bien plus longue où attendent les locaux. « Ici pas d’argent, pas de tampon ». 10 minutes plus tard, le tampon est apposé sans problème et sans payer. Aucun soucis pour le second passeport, on sait désormais qu’il faut encore une fois suivre les locaux. Vous pouvez changer vos dongs près de l’entrée du hangar.

Côté cambodgien, à peine descendu des motos, un local nous aide à remplir nos fiches de demandes de visa. Mais quand il comprend que l’on refuse de payer 5USD supplémentaire par visa pour accélérer le processus, il disparait. L’officiel insiste pour que l’on paye ne serait-ce que 2USD, apparemment sans pot-de-vins il nous faudra attendre plusieurs heures. Au bout de vingt minutes, on récupéré passeports et visas sans avoir eu le besoin de payer. Les locaux qui proposent leur aide récupèrent une partie des dollars payés en surplus, d’où leur insistance pour nous aider et pour que l’on paye. Il ne reste plus qu’à aller chercher notre tampon d’entrée, rien de plus facile.

Un local insiste qu’on va devoir payer 5USD par moto. Pour un autre, c’est 10. Au final, on pousse les deux-roues de l’autre côté de la frontière, le poste de douane est désert. Vite on les démarre et on pénètre au Cambodge. A notre qu’on a passer la frontières aux alentours de midi et demi, d’où surement l’absence de monde au bureaux délivrant les visas et dans le poste de douane. Peut après la frontière, ACLEDA Bank peut changer vos dongs en riels ou dollars.

Phnom Penh.
On s’arrête à Neak Loeung pour la nuit avant de passer le Mékong en direction de la capitale. Les cinq derniers kilomètres avant de rentrer dans Phnom Penh se font sur une route en travaux, une piste dont les nombreux trous et bosses finiront par décrocher le porte bagage de Rantanplan. Après l’avoir rattaché tant bien que mal, on parvient à notre hôtel cinq minutes plus tard.

Lavés de la poussière de la route, on part vers le palais royal. Le complexe est très joli, même s’il n’est pas très grand. Les bâtiments sont impressionnants de par leur architecture. On retire nos chaussures pour pénétrer dans le temple du Bouddha d’émeraude où de nombreuses reliques sont conservées sous-verre. Plusieurs Stuppa se dressent sur le site, l’une d’elle commémore la fille du roi. Une visite intéressante, un bon moyen de commencer notre aventure au Cambodge.