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Lente remontée vers la Thaïlande.

Pour rejoindre la Thaïlande, on opte pour le slowboat; deux jours de bateau à remonter le Mékong jusque Hua Xay et la frontière. Le voyage est lent, le bateau zigzag entre les rochers qui affleurent à la surface de l’eau. Les speedboats nous dépassent, les passagers casqués n’ont pas l’air rassurés; le speedboat raccourcit le voyage de moitié mais est assez dangereux surtout en saison sèche.

On lit, on parle, on joue aux cartes pour passer le temps. Alors que l’on se rapproche de Pakbeng, le ciel s’obscurcit et il se met à pleuvoir. Heureusement, une quinzaine de minutes plus tard, alors qu’on arrive enfin après dix heures de trajet, on a le droit à une courte accalmie. On débarque de nuit, à la lueur de lampes de poches des locaux. L’orage gronde au loin. Certains passagers se précipitent à l’arrière de pick-up de guesthouses qui proposent 30,000 kip pour une nuit. On préfère remonter la rue du village pour dénicher une auberge pour la nuit; il n’y aura pas moins cher que 30,000 kip par personne. L’accalmie est terminée, nous poussant dans une guesthouse. Le courant a sauter, c’est à la lueur de bougies qu’on se débarrasse de nos sacs.

L’orage est maintenant au-dessus de nous et éclaire nos assiettes de pad thai mieux que la bougie. Au moins, il ne fait pas chaud.

Le lendemain, le début du trajet est bien frais. L’orage de la veille à bien rafraichit l’air et le soleil a du mal à se montrer; la brise n’arrange rien. On a tous l’air un peu fatigués, puis la chaleur arrive et on reprend nos habitudes acquises hier. Le paysage est tout autant sympathique, les buffles et les enfants se baignent, quelques pécheurs cherchent le poisson. Mais à nouveau, le voyage sera long, on parvient à Hua Xay peu avant que la nuit ne tombe.

La plupart des passagers se ruent vers les songthaew dont les chauffeurs crient « border, border ». Il est déjà 18 heures, on décide de prendre notre temps et de passer une dernière soirée au Laos. Demain, on sera en Thaïlande.

A savoir :

  • – Le slowboat coûte 220,000 Kip par personne (110,000 jusque Pakbeng, 110,000 jusque Hua Xay).
  • – Les billets sont à acheter dans un bureau à l’embarcadère de Luang Prabang (à une dizaine de kilomètres de la ville), ou sur le bateau même à Pakbeng.
  • – Pour se rendre à l’embarcadère de Luang Prabang, comptez 20,000 Kip par personne en tuk-tuk.
  • – Il y a de la nourriture en vente sur le bateau, mais c’est assez cher pour des instant noodles. Les guesthouses à Pakbeng proposent des sandwich pour le midi.

Frontière

  • – Depuis l’embarcadère, comptez 15,000 kip par personne pour rejoindre le poste frontière.
  • – Frontière ouverte de 6am à 22pm.
  • – 10,000 Kip de frais supplémentaires le samedi et le dimanche.
  • – Au poste frontière laotien, il y possibilité d’acheter un billet pour Chiang Rai à 225 baht. L’autre solution moins onéreuse est de prendre la navette jusqu’au poste thaïlandais (25 baht, ou 40 après 18pm), puis un bus jusque Chiang Khong (60 baht) et enfin le bus local jusqu’à Chiang Rai (65 baht).
  • – L’arrêt du bus pour Chiang Rai se trouve en ville près du 7 eleven.

Luang Prabang, ancienne capitale aux allures tropicales.

Dernier voyage sur nos scooters, après dix heures de route on atteint les 6.000 kilomètres au compteur. On parcoure 260 kilomètres aujourd’hui, entre Phonsavan et Luang Prabang. Ce sera un paysage de montagne toute la journée, une route incroyable qui ressemble à celle depuis Kasi.

Luang Prabang est une ville sympathique avec des palmiers à chaque coin de rue, et encore plus de temples et un nombre impressionnant de moines de tout âges. On commence par That Chomsi situé en haut d’une colline. On a une vue sur toute la ville, mais la brume masque les montagnes. On redescend voir le temple de Xieng Thong, en chemin, un moine nous invite à entrer voir un autre temple dont on contemple les dorures.

 

 


Wat Xieng Thong est un beau complexe de plusieurs petits, très petits, et plus grands temples. Les toitures sont très belles, et les murs extérieurs sont couverts de mosaïques colorées qui brillent au soleil. On se balade jusqu’au pont de bambous, passant de nombreux temples sur notre chemin. On en perd vite le compte.
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Dernier arrêt au Laos, on vend nos compagnons de route. Prochaine étape, la Thaïlande après deux jours de slow boat à remonter le Mékong.

A savoir :
– L’accès à That Chomsi coûte 20.000 Kip, pareil pour Wat Xieng Thong.

Phonsavan, plaines de jarres.

En arrivant à Vang Vieng, on a été surpris par la beauté du paysage qui nous rappelait un peu Guilin et la baie d’Ha Long avec leurs montagnes en pain de sucre. Jusqu’à Kasi, on enchaîne les montées et descentes et les scooters peinent un peu.

On fait un arrêt à Kasi pour une nuit, sautant ainsi Vang Vieng. Départ le lendemain pour Phonsavan, de l’autre côté des montagnes. La route monte doucement, et s’élève toujours plus jusqu’à un point de vue superbe, puis on arrive à Phoukhoun à plus de 1500m d’altitude.

On traverse de nombreux villages qui s’étirent le long de la route. On redescend doucement jusqu’à Phonsavan à 1100m. La route serpente sur l’arrête de la montagne, montant et descendant sur ses flancs. Le décors est somptueux.

On prend un jour pour visiter les trois sites principaux de la plaine des jarres. On rejoint d’abords le site 2, et vers 9h on voit les premières jarres. Une heure de marche plus tard, et nous voici au site 3. Il nous faut traverser des rizières, passer près de buffles qui se baignent paisiblement pour arriver sur le lieu. Il y a déjà plus de jarres contrairement au site 2 qui se résume à une petite dizaine de jarres, et toujours pas de visiteurs.

IMG_4415On rejoint le site 1, le plus proche de la ville. Il y a déjà un peu plus de monde, attiré sûrement par l’imposante jarre de plus de deux tonnes et deux mètres de diamètre. On préfère quand même le site 3, plus paisible et les environs sont plus jolis. Il y a également de nombreuses jarres sur le site 1, ainsi qu’une petite exposition racontant l’histoire du site. On laisse les blocs de pierre taillés derrière nous, et on repart le lendemain pour Luang Prabang.

A savoir :
– 10.000 Kip pour le site 2 et 3, 15.000 pour le site 1 (navette incluse).
– 60.000 Kip pour une chambre double à Phonsavan.
– La route est en très bon état pour rejoindre le site 2 et 1.
– Pour le trek entre le site 2 et 3, il faut suivre les balises au sol. Depuis le site 2, lorsqu’on arrive face aux rizières, tourner à gauche et suivre la route jusqu’à un pont. Il faut remonter ensuite la rue qui part sur la droite pour parvenir (enfin) à un panneau.

Vientiane, calme capitale.

Un arrêt à Paksong, Thakhek et Paksanne et nous voilà arrivés dans la capitale. L’entrée dans la ville se fait très facilement, ayant prit l’habitude de rouler à dans le trafic vietnamien, on se fraye un passage rapidement entre les quelques voitures.

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On commence notre visite de la ville par rejoindre le temple That Luang en passant près du Patuxai. On décide de ne pas payer l’entrée au temple, on a une belle vue depuis l’extérieur. Il y a d’autres temples autour ainsi qu’un Bouddha couché. Le plafond du temple près du Bouddha est couvert de peintures colorées qui racontent des légendes.
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On marche jusque Haw Phra Kaew, malheureusement en reconstruction lorsqu’on est passé. On traverse la route pour aller voir Wat Sisaket. Tout autour du temple, des centaines de niches protègent une multitude de Bouddhas. Une courte visite de la capitale, mais agréable, il fait bon s’y balader.

A savoir :
– 40.000 Kip pour un lit en dortoir, 80.000 Kip pour une chambre double (petit-déjeuner à 5.000 Kip inclut dans le prix).
– L’entrée pour Wat Sisaket coûte 5.000 kip par personne.

Champasak, passage vers le plateau des Bolovens.

On retraverse le Mékong depuis les 4000 îles. Il aura fallut un peu de temps pour charger, puis décharger, les motos du bateau fait exclusivement pour des passagers; on doit les porter à bout de bras, les pieds dans l’eau ou sur un ponton de bidons flottants.

La route jusque Champasak est plutôt rapide, après deux jours de farniente, on est ravit de conduire de nouveau. Pour atteindre la ville, on peut soit passer de nouveau le fleuve ou faire un détour par Paksé. Bien sûr, on opte pour la première solution et nous voilà repartit sur une petite pirogue.

Le lendemain, on part visiter Wat Phou situé à quelques kilomètres de la ville. Il y a très peu de monde, on prend donc notre temps pour monter jusqu’au temple. Les escaliers sont défoncés et embellis par les arbres en fleurs. Le temple nous rappelle Preah Vihear, et bien sûr Angkor. On monte encore un étage. Là haut se trouve un plus petit temple, un rocher gravé d’un éléphant, un autre d’un crocodile qu’on ne trouvera pas. On goûte une gorgée d’eau de source, puis on redescend. Après une bonne nuit de sommeil, on débute notre aventureuse avancée jusqu’au plateau des Bolovens. On prend cette fois-ci le ferry pour les voitures, la traversée est plus longue mais aussi plus stable. En regardant la carte du pays, on avait remarqué une route qui longeait le plateau jusqu’à Attapeu et nous évitait de devoir passer inutilement par Paksé. Au final, il nous faudra sept heures pour parcourir les 116 kilomètres de la route 18.

On roule sur une piste caillouteuse qui nous oblige à ralentir notre allure. Puis apparait la première rivière. Les locaux n’hésite pas à traverser, les pieds dans l’eau. Peu confiants, on préfère pousser les scooters un par un. Les cinq rivières qui suivent, on les traverse comme les locaux ayant comprit que c’était bien plus simple ainsi. Hors saison sèche, des bacs permettent de traverser.La route ne s’arrange pas, quelques fois il faut monter des murs ou rouler dans le sable. Enfin, on commence à apercevoir le plateau des Bolovens qui nous servira de repère jusqu’à Attapeu. Et sept heures après avoir débuté la journée, on parvient sur une vraie route. Couverts de poussières, les chaussures recouvertes d’une couche de terre, on se rend dans une station essence qui nous fait face pour trouver où nous sommes. On déchante un peu en découvrant que nous avons seulement parcouru 116 kilomètres. On roule jusqu’à récupérer le circuit touristique de la grande boucle.

Le lendemain, on grimpe sur le plateau. Le paysage est vraiment superbe. On emprunte une nouvelle piste pendant quelques minutes pour rejoindre les cascades de Tad Tayicseua. Il y a cinq cascades à voir, alors on ne perd pas de temps. On commence par la numéro 1, et après avoir descendu des escaliers en terre assez glissants, on découvre un petit coin de paradis tout droit sortit de « voyage au centre de la Terre ». Trois superbes cascades.

On remonte pour ensuite rejoindre la numéro 2. Elle est beaucoup plus haute, son souffle fait pousser un parterre de fleurs. Mais on ne peu pas trop s’en approcher. Alors on continue de descendre jusqu’à la numéro 3 qui consiste en une rivière en escaliers qui invite à la baignade.
Après un bon déjeuner un peu tardif et une sympathique discussion avec un couple de français qui nous racontent leurs aventures, on se met en route pour Tad Katamtok. Cette cascade la tombe sur presque deux cent mètres. On ne s’en approchera pas, mais il y a un chemin qui mène jusqu’en bas de la chute. Pour nous, il est temps de repartir vers Tad Faek où l’on passera de nouveau une nuit.

Le lendemain, on rejoint Tad Lo facilement. Les guesthouses s’enchaînent et il y a beaucoup de touristes. Les cascades de Tad Lo et Tad Hung sont moins impressionnantes que celle vu la veille, la saison sèche a eu raison du débit. Sur le chemin qui sépare les deux cascades, une resort possède deux éléphants qu’on a la chance de voir par hasard. On peut se baigner près des deux chutes.
 
Pour repartir du plateau et éviter encore une fois Paksé, on se fie à notre carte pour relier la rouet 20 à la route 13. Et de nouveau, on finit sur une piste. Cette fois-ci, pas de rivière à traverser, mais une piste qui se transforme rapidement en sentier ensablé. Impossible de vraiment savoir où l’on va, on opte pour aller toujours tout droit. Jusqu’à retrouver une route où il y a plus de passages. Là, un local nous indique gentillement la direction de Paksé et donc de la route 13. Et après 40 kilomètres de pistes, on rejoint avec bonheur une vraie route.

A savoir :
– Le ferry jusqu’à Champasak coûte 50.000 par personne avec une moto pour les petites embarcations. Le ferry pour les voitures coûte 40.000 (mais il faut parfois l’attendre).
– La piste qui mène au 5 cascades est en mauvais état. Mais la meilleure route est celle la plus longue.
– Le ticket pour les cascades coûte 5.000 Kip, le parking est également à 5.000 kip.
– On peut dormir sur place (idéal pour faire le trek qui relie toutes les cascades), 60.000 par personne en tente.
– Près de Tad Faek, une nuit en tente coûte 40.000 (par tente !). La nuit en bungallow de l’autre côté de la rivière est de 100.000 Kip.
 – Les éléphants de Tad Hung se baignent tout les jours à 16h.
– Comptez minimum 60.000 kip pour une chambre à Tad Lo, 25.000 par grand lit chez « Mama » en dortoir.

Les 4 000 îles.

Magnifique voyage sur l’eau pour traverser jusqu’à Don Det. Un « bateau » avec trois motos et 5 personnes. La montée fut délicate, une simple planche au dessus du Mékong après une pente glissante. Rantanplan arrive sur la petite plage au Nord de Don Det facilement, Tango Charlie (aux mains d’Anthony) a eut une petite frayeur. Mais au final nous sommes bien arrivés sur Don Khon. Maintenant, détente. Ou presque.

Pour notre première journée sur l’île de Don Khon, et au Laos, on décide de faire le tour de l’île à pieds. Premier arrêt, les chutes gratuites de Khon Pa Soi. Le débit n’est pas impressionnant, mais la saison ne prête pas à un bruyant spectacle. Le décors est super, on passe plusieurs ponts suspendus, en bambous ou juste de simples planches de bois. Alors qu’on quitte le site, on se rend compte qu’on n’est partit beaucoup trop tard et la chaleur aura raison de notre projet de faire le tour de l’île. Surtout qu’on n’a pas prit le chemin le plus court pour rejoindre les cascades.

Deuxième jour, deuxième essai. On part directement vers la pointe sud de l’île, où l’on peut prendre le bateau pour aller voir les dauphins Irrawaddy. On se contentera de regarder la baie, la vue est splendide et la brise est agréable. Puis on remonte le côté Ouest jusqu’aux chutes de Somphamit et Li Phi. Le débit y est déjà plus impressionnant et le panorama est surprenant. On aurait presque envie de faire un peu de kayak dans les rapides.

On part jusqu’à la plage en longeant l’eau, sur le chemin on s’arrête à de nombreux points de vue pour observer toujours plus de chutes. Malheureusement, il est interdit de se baigner alors on se repose de nos dix kilomètres sur les paillasses du bar.

Puis sur la route du retour, on se déniche un petit coin de sable qui plonge dans le Mékong. Une petite baignade s’impose. Hormis les ballades, on se repose en attendant que la chaleur passe.

A savoir:
– Le ferry depuis Ban Nakasang jusqu’à Don Det est de 10.000 Kip par personne. Avec une moto, 50.000. Il est possible d’arranger une traversée depuis et jusqu’à Don Khon également.
– Le pont payant entre Don Det et Don Khon était gratuit quand nous sommes passés (fin mars).
– Les chutes de Somphamit et Li Phi coûtent 35.000 Kip.

Passage du Cambodge au Laos.

On part de Stung Treng ce matin, ne sachant pas si on pourrait ou non passer la seule frontière terrestre qui existe entre les deux pays. Le problème une nouvelle fois… nos scooters, Rantanplan et Tango Charlie. Départ sous les nuages, anxieux. La route est de plus en plus défoncée, c’est plus une piste qu’une véritable route. On slalome, on saute et rebondit. Et puis on parvient à la frontière. Personne en vue. Il faut aller chercher un officier pour qu’il tamponne nos visas, et on sort facilement du pays. 400m plus loin, le Laos ; les choses vont se corser.

Cette fois-ci, on est près à payer les pots-de-vin, il faut faire profil bas et ne pas trop se faire remarquer. Peu de gens tente de passer cette frontière avec leur véhicule, la réputation de l’endroit n’est pas très bonne. L’arnaque est simple : une fois sortit du pays (Laos ou Cambodge), l’autre côté refuse de laisser passer les motos et les malheureux coincés dans ce no man’s land sont forcés de les revendre pour un rien.

On paye donc la taxe de 1usd par passeport, des « frais de dossiers » sûrement et on obtient nos visas. Et puis il faut passer la douane qui nous réclame un papier que, bien sûr, nous n’avons pas en notre possession. Cash, on demande combien ça nous couterait de pouvoir passer sans. L’officier sourit, nous indique le Cambodge et nous dit qu’on devrait normalement pouvoir l’obtenir à la douane de l’autre côté.

On repart donc en arrière, officiellement on est désormais au Laos puisque nos passeports ont été sertis de tampons de sortie du Cambodge et d’entrée au Laos. On patiente, le bureau de la douane est vide. Puis, après une bonne quinzaine de minutes l’officier arrive. Pour lui « c’est contre la loi pour des étrangers de louer, acheter ou conduire une moto au Cambodge », on insiste arguant qu’il n’y a aucune loi ; bizarrement il admet qu’il ne connaît pas la réelle loi. Un point pour nous. Il nous clame ensuite qu’il faut qu’on retourne à Bavet (frontière que l’on a emprunté pour rentrer au Cambodge depuis le Vietnam) pour l’obtenir, puis il change d’avis et nous dit d’aller à Phnom Penh (la capitale).

C’est impossible pour nous de repartir, à moins de repayer un visa cambodgien pour 30usd (ce qu’on vient de débourser pour celui du Laos). On tente de lui expliquer et on lui montre le dit-visa. Il accepte (enfin) de nous fournir les papiers pour la modique somme de 10usd par moto… Et il a besoin de la carte grise pour ça. Sauf qu’elles ont disparu en même temps que nos passeports, oups. S’en suit dix bonnes minutes à mimer le mot « vol », les papiers prouvant la perte de ces documents sont écris soit en français ou en vietnamien … Au final il nous réclame le numéro de la plaque, du moteur et du châssis (que bien sûr on ne connaît pas de tête).

On se lance donc à la recherche des numéros ! Sans savoir où les trouver. Bien sûr après 3 mois presque de voyage-sans-nettoyage et d’une matinée sur une piste, les motos sont pleines de terre, d’huile, et d’une bonne couche de crasse. Avec un couteau-suisse en guise de tournevis, on démonte Tango Charlie. Les deux côtés en plastique/scotch seront enlevés… Au final, pas besoin de démonter quoi que ce soit pour trouver le numéro ! Tellement simple qu’on n’y avait pas vraiment pensé (sur une voiture, le numéro du moteur est bien caché !). Le numéro du châssis ne sera heureusement pas nécessaire.

On repart, sales mais heureux et avec les papiers vers le Laos. Un peu d’attente et 5usd par moto plus tard, on peut passer la frontière ! Mais… Rantanplan fait sa mauvaise tête. Impossible de le démarrer depuis notre premier arrêt à la frontière il y a déjà deux heures. Le temps de tresser quelques cordes pour le tracter et de les attacher au porte bagage déjà fragile de Tango Charlie… Une dernière tentative, un dernier coup de kick désespéré le fait démarrer !

On part enfin pour les 17km qui nous séparent de notre destination, Si Phan Don ou les 4000 îles.