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Bangkok, chaleur, touristes et moustiques.

Après Chiang Mai où la chaleur était atténuée grâce à Songkran, on débarque dans la capitale vers sept heures du matin et il fait déjà 31,5°C. On déniche notre auberge après un labyrinthe de ruelles sur l’eau, l’endroit à l’air sympathique.

Les temples.
Après une nuit horrible où la chambre est infestée de moustiques affamés, on se rend au palais royal. Au loin se dressent les nombreuses pagodes du palais, déjà les bus s’alignent et déversent quantité de chinois. On fera une visite assez rapide, pressés par la foule de touristes. L’accès au temple est fermé le weekend, et nous sommes bien sûr dimanche.

On peut tout de même avoir accès au temple du Bouddha d’émeraude, objet de convoitise dans la région depuis plusieurs siècles. Les temples sont magnifiques et brillent au soleil. Les détails minutieux embellissent les structures. Il y a même une maquette d’Angkor Wat qui pour une raison mystérieuse trouve sa place ici.

On va également voir le grand Bouddha allongé de Wat Pho. Sa taille est impressionnante. Le reste du complexe est calme et vide en fin d’après-midi. Les nombreux stupas et statues peuplent les lieux. Et face, de l’autre côté de l’eau se dresse le temple de l’aurore qui malheureusement était en rénovation.


Les centres commerciaux.
On se rend au consulat du Myanmar (voir VISA) pour constater qu’il sera fermé pendant encore quelques jours. On passera l’après-midi au frais dans un des immenses centres commerciaux de la capitale, le MBK. Un semblant de brocante sur huit étages où tout est trouvable. Même un grand cinéma au sommet, près de la piste de bowling, où on redécouvre les aventures de Mowgli.

Le Siam center et Paragon center, juste en face de MBK, ressemblent plus à des centres commerciaux occidentaux où toutes les marques mondialement connues s’enchaînent. Comme à Central World un peu plus loin.

A vingt minutes de marche des centres, on peut gratuitement accéder à la réception de l’hôtel de la tour Baiyoke II . La vue sur la skyline de Bangkok est vertigineuse, on peut voir la ville bouger.

Les fameuses rues de Bangkok.
Khao San Road.
De jour, Khao San Road ressemble à une rue tourisique comme dans toute grande ville. De nuit, les néons éclairent les vendeurs de pad thai et de smoothies. Les touristes remplissent les bars et la musique emplie la rue. Les rues aux alentours invitent plus à la ballade. Plus calme, elles sont remplies de lampions et de restaurants; et toujours de touristes. Le quartier touristique ne se résume donc pas à Khao San Road.

Soi Cowboy.
A l’inverse, cette rue se résume à deux cent mètres maximum. Les néons des bars sont presque aveuglants. En buvant quelques bières, on découvre le côté trash de Bangkok. Entre deux canettes de Red Bull, des filles d’un âge douteux abordent les touristes qui se trouvent là. Une assez grande partie des touristes présents sont simplement là par curiosité, la rue fait partie des attractions de la capitale. La bière est très chère pour une si courte rue.

A savoir :
– L’entrée au palais royal coûte 500 bahts.
– Un foulard autour des épaules n’est pas suffisant pour visiter le palais ! Il faut mettre un tee-shirt.
– Possibilité de louer pantalon et chemise à l’entrée du site pour un deposit de 200 baht par vêtement.
– Le bus 3 circule entre Khao San Road et la gare routière.
– Le bus 15 mène jusqu’aux centres commerciaux depuis Khao San Road.
– Le réseau de bus est très efficace et peu onéreux, le skytrain plus cher permet d’éviter le trafic. Le bateau est également une bonne manière de se déplacer dans la ville.
– Riverview guesthouse est à éviter ! Situé sur le fleuve, l’endroit est infesté de moustiques.

Le nord Thaïlande durant Songkran.

Chang Rai, le calme des temples.
On débarque vers midi, et après une longue marche au soleil, on parvient à notre auberge. On passe l’après-midi à visiter de nombreux temples. On commence par Wat Phra Singh, on enchaîne avec Wat Klang Wieng. On finira par Wat Phra Kaew avec son Bouddha d’émeraude en jade. Que de superbes temples gratuits et même un petit musée à Wat Phra Kaew. Mais déjà la journée se termine, et nous partons le lendemain matin pour la capitale du Nord, Chiang Mai.

Sur la route de Chiang Mai, se trouve le White Temple. Après seulement une vintaine de minutes de bus depuis Chiang Rai, on s’arrête pour aller le visiter avec nos gros sacs. Chacun notre tour, on part le découvrir, l’autre garde les affaires. Il y a tellement de monde qu’un garde empèche les gens de s’arrêter et les incite à accélérer l’allure sur le pont menant au temple. L’endroit est bondé mais on apprécie la visite rapide et la folie de l’architecte. Un prédator sort de terre et garde l’entrée, Keanue Reeves côtoie Bumblebee sur les peintures bouddhiques du temple.
Suivant les conseils d’un local, on le suit dans un vieux bus. Assit par terre près de la porte ouverte, au pieds de moines, on regarde le paysage défiller. Après deux heures de voyages, on descend pour monter dans un songthaew qui devrait nous conduire jusque Chiang Mai. Et effectivement, deux heures plus tard, nous voici arriver à destination. Il ne reste plus qu’à traverser la ville pour rejoindre notre auberge. Mais certains touristes et locaux impatients commencent la célébration de Songkran un jour en avance, et les jets et seaux d’eau fusent. On se sacrifie pour protéger les sacs de tout les occupants du songthaew en faisant office de barrage humain, et on termine trempés.

Chang Mai, un séjour humide.

A l’origine, pour Songkran, quelques gouttes d’eau sur les épaules et dans le cou suffisaient pour souhaiter la nouvelle année. Maintenant, c’est à grands jets d’eau plus ou moins glacées que cela se fait. On restera durant tout le festival, trois jours donc de fête et batailles d’eau.
La majeur partie des locaux s’affairent autour du canal de la vieille ville. Faire le tour de la ville nous oblige à nous exposer d’un côté à la file de seaux d’eau chaude venant du canal et de l’autre, à une multitude de pickup dont l’arrière est rempli de bacs d’eau où flottent des morceaux de glace. Malgré l’agitation, les stands de street foods sont toujours présents. A côté se dressent les stands de glace et de pistolets à eau.

On s’aventure à l’intérieur de la ville. L’agitation y est beaucoup moins importante. Quelques locaux restent chez eux et nous accueillent avec un tuyaux d’arrosage, une bière à la main. Devant les nombreuses auberges demeurent les quelques touristes qui ne se trouvent pas à la porte Nord.

On dépasse plusieurs temples, mais on ne fera que les regarder de l’extérieur. Qu’importe l’âge, tout le monde se ballade et s’arrose dans une ambiance très vivante du lever du soleil jusqu’à bien après son coucher.

A savoir :
– Le bus pour le temple blanc depuis Chiang Rai part toutes les 30 minutes et coûte 20 baht.
– Pas de pitié pour les sac-a-dos durant Songkran, pensez bien à les protéger ou ils finiront détrempés.
Chiang Rai à Chiang Mai en Bus (60 baht) puis la fin du voyage en songthaew (60 baht) jusqu’à la gare routière. Un bus direct prend autant de temps (4 heures) et coûte 180 baht.
– Les tuk tuk et songthaew sont hors de prix durant Songkran, comme les auberges.