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Kathmandou, ville en reconstruction.

On rejoint le poste frontière de Khakarbita en bus. On insiste auprès du douanier pour ne pas payer une photocopie de visa puisque c’est son ordinateur qui ne marche plus. Comme toujours, notre patience aura raison de lui. On peut donc quitter le pays sans soucis. On traverse le pont qui nous sépare du Népal, le poste-frontière nous attend, caché derrière des palmiers. Quelques formalités plus tard, nous sommes officiellement dans le pays (VISA).

On quitte la frontière à 16h, direction la capitale. 18 heures de route nous séparent de Katmandou, la nuit sera longue. L’arrivée dans la ville encore plus longue. Il nous faut presque trois-quart d’heure pour rejoindre notre hôtel. Aussi, on profite de l’après-midi pour se reposer. Durant les jours suivant, on se ballade dans le quartier de Thamel et ses alentours. On commence nos journées par un bon déjeuner de sel rôti (donuts de pâte) et de pancakes dénichés dans la rue pour 10 roupies.

Les Dubar Squares de Katmandou.
Katamandou.
Le square a été le plus touché des trois. L’endroit est sympathique et vivant malgré les fissures et tas de briques. Il est simple de contourner le guichet en empruntant les petites allées, les guichets sont souvent vides.
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Patan.
On saute du tempo, contents de ne plus être serrés à 12 à l’arrière du véhicule. On contourne le guichet facilement. Le square est un peu plus petit que celui de Katmandou, les tas de briques sont également présents. Un défilé prend place en longue file, certains locaux portent des masques d’animaux, une petite fille marche en arrière sur un ruban, une dame âgée ferme la marche sur le même ruban. On continu notre balade dans les rues qui s’éloignent du square. On tombe sur un autre temple et sa petite cour avant de rejoindre le Golden Temple.
Comme son nom l’indique, il est doré et brille au Soleil. L’endroit est petit, mais très sympa. C’est mardi, jour de prière, alors les femmes font la queue dans la rue, habillées de rouge, pour déposer quelques offrandes sur l’autel de petits temples. Les hommes, eux, défilent en musique. Dans la rue on peut trouver des oignions pakodas, des oignions fris avec de la pâte que les locaux font exclusivement pour les jours saints. On rejoint le centre de Katmandou à pied, pour profiter de la ville.
Bharakpur.
Après une bonne heure de bus, on parvient à l’entrée Ouest de Bharakpur où l’on nous réclame un ticket. On fait demi-tour, et on s’engage dans une ruelle en contrebas du guichet. Une nouvelle fois sans payer l’entrée exorbitante, on parvient près du square. Pour une fois, il est entouré d’une véritable vielle ville qui invite à la balade. Après une bonne assiette de momos pas chère, on entame la visite des deux petites places. Les temples sont superbes, ornés de magnifiques statues. Le tremblement de Terre a épargné une grande partie des bâtiments. Pour nous, ce fut le meilleur des trois.

La Swayambhu et le Boudhanath.
5 kilomètres nous séparent de la colline ou se trouve le Swayambhu. Sur le chemin, on passe la rivière et un petit temple coloré de drapeaux à prières. On longe les moulins à prières jusqu’aux escaliers qui mènent à l’accès Sud, évitant ainsi le guichet. On arrive sur une petite place, plusieurs stupas s’y dressent. Un peu plus loin, et plus haut sur la colline, se trouve le monastère. On par dans l’autre direction pour rejoindre la fameuse stupa.

Sa taille est impressionnante. L’oeil de Bouddha guète la ville. Une bonne cinquantaine de petites stupa d’un peu moins de deux mètres de haut sont regroupées sur la place. Les magasins vendent des masques colorés qui décorent les murs. C’est un endroit où l’on aimerait bien rester. La vue sur la ville est superbe, Katmandou dans sa vallée. On redescend par les escaliers Est, les principaux, bordés de statues.

Après avoir déposé nos demandes de visa pour la Thaïlande (VISA), on marche six kilomètres pour rejoindre le Boudhanath. On passe devant le guichet, personne ne nous arrête pour payer. La statue de Bouddha qui surmonte l’immense pagode est entourés d’échafaudages, on fait le tour de la place, longeant une bonne centaine de moulins à prières. Le lieu est calme. On monte dans un temple pour bénéficier d’une vue globale de la place. Au rez-de-chaussé, un impressionnant moulin à prière tourne, poussé par des locaux. On se ballade rapidement dans les rues aux alentours, à la recherche d’autres temples. Mais ils sont soit en réparation, soit trop modernes.

A savoir :
– Bus de Siliguri à Khakarbita, 25 roupies pour une heure.
– Bus de la frontière à Katmandou, 1050 roupies pour 18 heures de trajet, un litre d’eau offert. Départ 16h.
– La gare de bus de Khakarbita  est sur la droite à moins de 500m du poste frontière.
– Le bus vous dépose sur Ring Road à Katmandou, à 3km de Tamel.
– Durbar Square de Patan coûte 750 roupies, Katmandou 1000 roupies et Bhaktapur 1500 roupies. Pour éviter les guichets, les informations sont dans l’article.
– Swayambhu Pagoda, 200 roupies. A une heure à pied de Tamel.
– Boudhanath, 250 roupies. 20 min de bus pour 25 roupies.
– Les bus de ville partent de Ratna Park. Pour Patan, prendre un tempo (20 roupies). Pour Bhaktapur, les bus partent du terminus à côté de Ratna Park (25 roupies).
– Les meilleurs momos au bœuf de la ville, pour le prix (120 roupies), se trouve au restaurant
tibétain Gilliche. Sur la rue touristique de Thamel, juste à côté de l’épicerie.
– Bus depuis Pokhara, 600 roupies à Tourist Bus station. Départ 7:30. Entre 7 et 9h de trajet.
– Le bus s’arrête à 10min à pieds de Thamel (nord-ouest)

Bilan de notre séjour en Chine

Bilan financier : La Chine, c’est grand. Donc, évidement, le budget transport représente la plus grosse partie de notre budget total (750€). On a dépensé 1 906 € en tout durant notre séjour de 60 jours. Soit 16 € par jour par personne. On a pas mal fait la cuisine nous même et le couch-surfing (6 nuits) a aidé à réduire les dépenses. L’entrée dans les monuments et les parcs est très chère en Chine. D’abord pour limiter le monde à l’intérieur (notamment dans les parcs naturels) et aussi parce que tout est super bien aménagé (bus, routes, personnel, …). Pour les transports on a utilisé principalement le train. On a pris les billets les moins chers, la plupart du temps en hard seat, même si c’est pour y passer la nuit. Il faut découvrir la vie dans un train chinois, c’est incroyable. La semaine incluant notre séjour à Hong Kong est la plus élevée. La vie est beaucoup plus cher là-bas, elle se rapproche du niveau de vie de l’Europe.

Nos dépenses :
Transports : 749 €
Nourritures : 400 €
Logement : 388 €
Autres (Visas, monuments, parcs, …) 368 €

Bilan de notre expérience : Un des plus beau pays qu’on a fait. Des paysages à couper le souffle, une culture incroyable, une cuisine excellente. Entre les lacs de montagnes turquoises ou transparents (Juizhaigou), les sites archéologiques (Xi’an), les mégalopoles (Shangaï), les villes traditionnelles (Lijiang), les sentiers de randonnée (Les gorges du saut du tigres), il y en a pour tous les goûts. La communication avec les chinois est très compliquée. Peu parlent anglais, les gens vous fixent comme si vous étiez des extra-terrestres (peut-être les yeux bleus) mais jamais aucune agressivité, juste de la curiosité. On a pas trouvé de pays proposant autant de nourritures dans les rues, des street-foods tous les 10 mètres. Le train est un autre monde. Le plus drôle, c’est les commerciaux qui font des démonstrations de leurs produits (brosse à dent, ceinture, taille-crayon pour concombre, …).

Ce qu’on a aimé : les paysages, la nourriture, la facilité pour se déplacer.
Ce qu’on a moins aimé : la barrière de la langue, le « parcage touristique » dans les parcs nationaux.

Pokhara, aux pieds des Annapurnas.

On arrive à Pokhara après 8 heures de bus durant lesquelles on a pu apercevoir quelques sommets enneigés mais la chaîne de montagnes demeurent cachée dans les nuages.

Les nuages couvrent les montagnes, on décide donc de repousser notre saut en parapente au lendemain. On profite de la journée pour marcher jusqu’au temple de Byndhyabasini. On se balade dans les petites rues piétonnes qui longent la montagne avant de retrouver la grande avenue qui mène jusqu’au temple. La vue sur la ville est superbe, on ne voit malheureusement pas le lac mais les nuages gris approchant sont un beau spectacle.
On chercher ensuite un petit restaurant local pas cher pour fêter mes 22 ans comme il se doit, avec 22 momos. En fin de journée, on regarde le coucher du soleil depuis un banc près du lac Phewa. Au loin, le sommet de Fishtail dépasse des nuages timidement.

Le lendemain, saut en parapente. On choisit de le faire avec Hanuman Paragliding, et après une demi-heure de voiture et une montée bien verticale on arrive sur la clairière de décollage. On se prépare près d’un touriste chinois qui a bien du mal à comprendre qu’il ne faut pas s’assoir. Trois petits pas, deux secondes de course et nous voilà dans les airs. Les courants chauds nous soulèvent nous offrant une meilleure vue de Fishtail, presque dégagé. On survole les rizières, frôle les arbres. Mais déjà il est temps de se poser près du lac. Les conditions n’étaient pas optimales pour un long vol en hauteur ou même une belle vue de la chaîne montagneuse, mais l’expérience reste exultante. Ce soir, Fishtail est accompagné de l’Annapurna III lors d’un autre magnifique coucher de soleil. lac1riziere-1
img_0185Le jour suivant, on décide de rejoindre la World Peace Pagoda à pieds. Il nous faut deux heures depuis Lakeside. On longe le lac, puis le parc et des rizières avant de s’enfoncer sous les arbres et de s’élever. On dérange au passage quelques singes qui n’ont visiblement pas l’habitude de voir des gens passer par là. On parvient sur la crête, la vue est dégagée. Le tour de la pagode est rapidement fait, on profite de l’ombre qu’elle projette pour se reposer un peu. La descente, par le biais de marches en pierre, est beaucoup plus rapide.
On visite rapidement Devi’s Fall, nommée ainsi après la chute d’une touriste suisse dans ce torrent qui plonge sous Terre en une cascade bruyante. Puis la grotte de Gupteshwor Mahadev de l’autre côté de la rue. Les escaliers menant à la grotte sont décorés de superbes statues. Dans la pénombre, un temple éclaire timidement la cavité. Des gouttes d’eau perlent du plafond, le torrent sous-terrain est juste au-dessus de nos têtes.

On passe nos deux derniers jours à Pokhara à se balader quand le temps nous le permet, la pluie nous oblige cependant à rester longtemps dans notre chambre.


A savoir :
• Namaste Lodge a des chambres avec vue sur le lac à 400 roupies. Située en haut de Lakeside.
• Laughing Buddha est tenu par une accueillante famille. Un des restaurants les moins chers de Lakeside, bonnes portions. Leur Dhalbaht au poulet sont excellent. 200 roupies.
• Umbrella Cafe se vante d’avoir les meilleurs burgers de la ville. Ils sont effectivement bons, mais loin d’êtres des burgers, plutôt des patty recouverts d’une délicieuse sauce. 270 roupies.
• Pour 30 et 50 roupies, croissant et chocolatine se dénichent dans une petite boulangerie près de Namaste Lodge.
• La gare de bus se trouve à 3km à pieds de Lakeside. 20 min à pieds ou 200 roupies en taxi.
• Bus depuis Kathmandu met 8h, 550 roupies depuis la rue Khalarbitta. Départ à 7h. 1 litre d’eau offert.
• Toutes les agences proposant des sauts en parapente sont tenues de faire les mêmes prix maximum. Discount hors saison. Vol cross-country chez Hanuman, 10.000 roupies. Remboursement partiel si les conditions raccourcissent le vol.
• L’entrée à la pagode est gratuite.
• Devi’s Fall et les grottes de Gupteshwor Mahadev coutent 30 roupies respectivement.
• Bus depuis Devi’s Fall jusqu’à Tourist Bus station, 15 roupies.

Passage du Cambodge au Laos.

On part de Stung Treng ce matin, ne sachant pas si on pourrait ou non passer la seule frontière terrestre qui existe entre les deux pays. Le problème une nouvelle fois… nos scooters, Rantanplan et Tango Charlie. Départ sous les nuages, anxieux. La route est de plus en plus défoncée, c’est plus une piste qu’une véritable route. On slalome, on saute et rebondit. Et puis on parvient à la frontière. Personne en vue. Il faut aller chercher un officier pour qu’il tamponne nos visas, et on sort facilement du pays. 400m plus loin, le Laos ; les choses vont se corser.

Cette fois-ci, on est près à payer les pots-de-vin, il faut faire profil bas et ne pas trop se faire remarquer. Peu de gens tente de passer cette frontière avec leur véhicule, la réputation de l’endroit n’est pas très bonne. L’arnaque est simple : une fois sortit du pays (Laos ou Cambodge), l’autre côté refuse de laisser passer les motos et les malheureux coincés dans ce no man’s land sont forcés de les revendre pour un rien.

On paye donc la taxe de 1usd par passeport, des « frais de dossiers » sûrement et on obtient nos visas. Et puis il faut passer la douane qui nous réclame un papier que, bien sûr, nous n’avons pas en notre possession. Cash, on demande combien ça nous couterait de pouvoir passer sans. L’officier sourit, nous indique le Cambodge et nous dit qu’on devrait normalement pouvoir l’obtenir à la douane de l’autre côté.

On repart donc en arrière, officiellement on est désormais au Laos puisque nos passeports ont été sertis de tampons de sortie du Cambodge et d’entrée au Laos. On patiente, le bureau de la douane est vide. Puis, après une bonne quinzaine de minutes l’officier arrive. Pour lui « c’est contre la loi pour des étrangers de louer, acheter ou conduire une moto au Cambodge », on insiste arguant qu’il n’y a aucune loi ; bizarrement il admet qu’il ne connaît pas la réelle loi. Un point pour nous. Il nous clame ensuite qu’il faut qu’on retourne à Bavet (frontière que l’on a emprunté pour rentrer au Cambodge depuis le Vietnam) pour l’obtenir, puis il change d’avis et nous dit d’aller à Phnom Penh (la capitale).

C’est impossible pour nous de repartir, à moins de repayer un visa cambodgien pour 30usd (ce qu’on vient de débourser pour celui du Laos). On tente de lui expliquer et on lui montre le dit-visa. Il accepte (enfin) de nous fournir les papiers pour la modique somme de 10usd par moto… Et il a besoin de la carte grise pour ça. Sauf qu’elles ont disparu en même temps que nos passeports, oups. S’en suit dix bonnes minutes à mimer le mot « vol », les papiers prouvant la perte de ces documents sont écris soit en français ou en vietnamien … Au final il nous réclame le numéro de la plaque, du moteur et du châssis (que bien sûr on ne connaît pas de tête).

On se lance donc à la recherche des numéros ! Sans savoir où les trouver. Bien sûr après 3 mois presque de voyage-sans-nettoyage et d’une matinée sur une piste, les motos sont pleines de terre, d’huile, et d’une bonne couche de crasse. Avec un couteau-suisse en guise de tournevis, on démonte Tango Charlie. Les deux côtés en plastique/scotch seront enlevés… Au final, pas besoin de démonter quoi que ce soit pour trouver le numéro ! Tellement simple qu’on n’y avait pas vraiment pensé (sur une voiture, le numéro du moteur est bien caché !). Le numéro du châssis ne sera heureusement pas nécessaire.

On repart, sales mais heureux et avec les papiers vers le Laos. Un peu d’attente et 5usd par moto plus tard, on peut passer la frontière ! Mais… Rantanplan fait sa mauvaise tête. Impossible de le démarrer depuis notre premier arrêt à la frontière il y a déjà deux heures. Le temps de tresser quelques cordes pour le tracter et de les attacher au porte bagage déjà fragile de Tango Charlie… Une dernière tentative, un dernier coup de kick désespéré le fait démarrer !

On part enfin pour les 17km qui nous séparent de notre destination, Si Phan Don ou les 4000 îles.

Un temple perché sur la montagne.

Après deux journées de route, on arrive à Sra Em, la ville la plus proche du temple de Preah Vihear. On part tôt le lendemain matin, un peu trop tôt peut-être car la billetterie n’ouvre qu’à huit heure et on doit donc patienter une bonne demi-heure. On nous refuse nos dollars trop abîmés, on se voit obligé de retourner sur Sra Em à 25 kilomètres de là pour les changer. Heureusement la seule banque de la ville accepte rapidement de faire l’échange et on repart. Cette fois-ci, on obtient nos fameux tickets. Encore un peu de route et nous voilà en bas des 2242 marches qui mènent au temple.


Il nous faudra presque une heure pour atteindre le haut de la montagne, en sueur. Le site est sympathique; on apprécie le peu de monde. En effet, il y a plus de militaires que de visiteurs.

La vue depuis le bout du site est brumeuse à cause de la saison sèche, mais le panorama reste impressionnant. Le temple est intéressant et n’est pas sans rappeler les temples d’Angkor.


On redescend après avoir prit notre temps. On longe de nouveau les tranchées qui creusent le sol et les bunkers qui rappellent la tension qui existe avec la Thaïlande qui se situe à seulement 500 mètres de là.

A savoir:

  • – La billetterie ouvre à 8h, le ticket est à 10USD par personne. Les escaliers sont gratuits mais se trouvent à 3km de la billetterie. Il y a également possibilité de monter au temple en moto ou 4×4 (le service vous est directement proposé à l’achat des tickets).
  • – Il n’y a qu’une seule banque à Sra Em (près du rond point) mais aucun ATM !

Vamos a la playa.

Ho Coc.
On traverse la rivière Saigon en ferry, puis on répare Tango Charlie; il suffisait juste de retendre la chaine. On en profite pour faire un peu d’essence et les vidanges. Puis on roule jusqu’à la plage. On plante notre tente entre la mer et l’hôtel trois étoiles.

On y passera un peu plus d’une semaine. On se réveille avec le soleil et on s’endort avec le bruit des vagues sous les lumières des étoiles. On remonte le long de la plage pour trouver un coin où faire cuire des patates au feu de bois. Et quand il n’y a plus de patates pour changer des pâtes, on s’offre un restaurant. Quand il fait trop chaud, il y a la mer agréable; et il ne fait jamais froid. 

On prend nos habitudes et le personnel s’habitue à nous. Plus besoin de commander au bar, nos canettes de bière et coca sont déjà prêtes. Les sourires nous accueillent au réveil.

60,000 dôngs par personne pour planter sa propre tente. Il y a également possibilité de louer une tente sur place. Ho Coc Huong Phuong Beach Resort.

Vung Tau.
Pour éviter de passer un second week-end à Ho Coc qui se bonde de monde pendant deux jours, on décide de faire un crocher par Vung Tau avant de rejoindre la capitale. Une courte journée de route avant de monter les 800 petites marches qui mènent au Christ de plus de trente mètres de haut. Une vingtaine de minutes pour y parvenir, on a une belle vue sur la ville et la mer. On longe rapidement la plage que l’on entraperçoit à travers la foule.

Dalat, coups de Soleil et cascades.

On arrive à Dalat en fin de journée, et on sort découvrir un petit bout de la ville de nuit; il y a du monde dans les rues. On passe près de la pagota de la ville, mais elle n’a rien d’extraordinaire outre le beau point de vue qu’elle offre.

Petite journée le lendemain, peu de kilomètres de prévu. A une demi-heure de là se trouve l’Elephant Falls, l’une des nombreuses cascades de la région de Dalat. On emprunte une route de montagne pour s’y rendre, on serpente sous le soleil. Et après avoir traversé quelques petits villages, on parvient à la fameuse chute.

Le chemin qui nous mène près de l’eau est un peu précaire. On s’aventure dans un passage étroit, s’appuyant sur des racines pour se descendre jusqu’au pied de la cascade. Le souffle de la chute nous asperge d’eau, et en quelques secondes nous voilà trempés et rafraichis.

On ressort de cette antre pour faire face à la chute, magnifique mur d’eau. Anthony, sûrement subjugué par la beauté de l’endroit, lâche notre GoPro dans l’eau et saute rapidement à sa suite pour la récupérer. Remis de nos émotions, on repart vers Dalat. On finit la journée autour du lac paisible de la ville.

Sur la route de notre prochain stop avant Saigon se trouve la chute de Pongour. On s’y rend sous une chaleur lourde. Et on découvre sur place qu’il n’y a pas d’eau qui alimenté la cascade, seuls quelques minces filets coulent sur la pierre. L’endroit est tout de même beau, un semblant de canyon où l’on peut se reposer les pieds dans l’eau. On ne s’éternise pas. 

VietnamCoracle Guide des chutes

 

De My Son à Dalat, l’enchaînement des galères.

On reprend notre itinéraire qui nous fait passer dans des rizières d’un vert incroyable, le soleil est enfin avec nous. On avance de quelques kilomètres seulement avant de faire une pause déjeuner où l’on apprend que la route que l’on comptait prendre est en vraiment mauvais état; demi-tour donc.

.On déniche un semblant de coin que l’on croyait tranquille pour camper. Rassasiés et un sac remplit de manioc fraîchement déraciné, on se prépare pour la nuit. 

Mais c’était sans compter sur la police locale qui, comme sur Cat Ba, refuse que l’on campe. Après une bonne demi-heure à se fixer tous dans le noir, un officier parlant un semblant d’anglais arrive pour nous demander de le suivre au poste de police. Quelques questions et verres de thé plus tard et nous voilà en train de dérouler nos sacs de couchages dans la salle de conférence du commissariat au pied d’un buste d’Hô-Chi-Minh

Après cette bonne nuit au chaud, au sec et en sécurité, on quitte nos hôtes vers sept heures du matin; direction plein Ouest pour rejoindre la route d’Hô-Chi-Minh. A mesure qu’on se rapproche de la fameuse route, le paysage devient plus montagneux et sauvage. La route semble traverser la jungle tropicale. On redescend sur un barrage qui forme un immense lac inattendu dans lequel montagnes et soleil se reflètent. 

La montée reprend de plus belle. Et après un déraillement de Tango Charlie, on s’élève jusqu’à une cascade au pied de laquelle on découvre la disparation de la veste contenant passeports et portefeuille. Multiples aller-retours, montée-descentes sur la route, il faut s’avouer clandestins.

On continue donc à avancer. Tango Charlie re-déraille plusieurs fois et Rantanplan tombe deux fois en panne d’essence avant que l’on ne rejoigne la prochaine ville. Le gérant de notre hôtel nous guide gentillement jusqu’au poste de police et va même jusqu’à traduire pour nous notre déclaration de vol.

La route pour Dalat se déroule avec presque autant de surprises. La route est de piètre qualité, il faut ralentir pour slalomer entre les nids de poule; et s’arrêter pour remettre la chaîne de Tango Charlie qui ne supporte pas les chocs. Un autre arrêt improvisé pour resserrer le guidon de Rantanplan qui n’arrive plus à tenir la roue avant droite. La route ne s’améliore pas, et le soleil a décidé de nous faire fondre; on est obligé de s’arrêter tant il fait mal.

Un court repos avant de repartir sur cette route bossue et trouée. Enfin on quitte la montagne, le bitume redevient plat. On remonte pourtant sur les dix derniers kilomètres pour découvrir la ville de Dalat et son paisible lac. Nichée dans les hauteurs, il fait presque frais après la chaleur accablante de la journée.

La vielle ville de Hoi An et les vestiges de My Son.

A peine arrivés à Hoi An que le nombres de touristes nous surprend grandement, il y a presque plus d’étrangers que de locaux. On slalome entre eux dans les petites rues pour rejoindre notre auberge. Puis, longeant la rivière, on retourne vers le cœur de cette petite ville.

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Le marché est vivant et coloré, on le traverse rapidement pour rejoindre le calme de l’ancienne ville. Quelques rues seulement la dessinent, entrecoupées de petites ruelles étroites. Mais l’ambiance y est sympathique, une invitation à la flânerie dans les magasins exclusivement touristiques.

On se rend sur le bord de la rivière pour attendre la tombée de la nuit, le moment où la tradition veut que nous déposions de petites lanternes sur l’eau en la mémoire d’une personne qui nous manque. L’eau se colore de boîtes en papiers contenants une bougie, les lanternes des bars et restaurants commencent à s’allumer.

Il est temps pour nous de trouver le Morning Glory, un restaurant réputé de la ville. Succulent ! Le menu nous met l’eau à la bouche et les plats que l’on finit par choisir sont un régal.

On part le lendemain pour le sanctuaire de My Son. Une bonne heure de route nous suffit pour rejoindre le site, les derniers kilomètres se feront à pieds. On découvre des ruines de plus de 1700 ans, la nature a déjà reprit le dessus. On commence par des vestiges avant de découvrir les principales restes de ces anciens temple. Impressionnant.

Hué, cité impériale d’une ancienne capitale.

On découvre la ville sous un ciel un peu couvert. Un défilé de deux roues nous dépassent alors que l’on traversent le pont menant vers la cité impériale, la bonne humeur est au rendez-vous. On pénètre dans la cité ne sachant pas trop à quoi s’attendre, les murailles nous masquent la vue.

La cité n’est plus que vestiges et ruines, quelques bâtiments sont en reconstruction. Mais on imagine bien la grandeur passée du lieu. On s’y ballade tranquillement, appréciant les différents temples, portes et jardins. Pourtant on ressort déjà, on longe les murailles pour chercher un bon endroit où se restaurer.

Pour changer des Pho habituelles du midi, on opte pour du riz avec des légumes, viandes et poisson. Un plat pas cher et bien servit, un régal.

On reprend la route le lendemain pour rejoindre Hoi An, un peu plus au Sud sur la côte. La route est superbe dès qu’elle commence à s’élever dans la montagne. Une montée d’une vingtaine de minutes pendant lesquelles on surplombe l’eau et les falaises. La route serpente, on note même quelques épingles à cheveux.Une fois en haut, on s’arrête rapidement pour profiter de la vue. Un dernier regard en arrière et on redescend de l’autre côté. La baie de Da Nang s’offre à nous, les buildings lèchent les vagues. Les plages s’étendent à perte de vue, l’air se réchauffe petit à petit. On longera ensuite la plage, surtout les hôtels, jusque notre arrivée à Hoi An.