Archives de catégorie : Chine

Bilan de notre séjour en Chine

Bilan financier : La Chine, c’est grand. Donc, évidement, le budget transport représente la plus grosse partie de notre budget total (750€). On a dépensé 1 906 € en tout durant notre séjour de 60 jours. Soit 16 € par jour par personne. On a pas mal fait la cuisine nous même et le couch-surfing (6 nuits) a aidé à réduire les dépenses. L’entrée dans les monuments et les parcs est très chère en Chine. D’abord pour limiter le monde à l’intérieur (notamment dans les parcs naturels) et aussi parce que tout est super bien aménagé (bus, routes, personnel, …). Pour les transports on a utilisé principalement le train. On a pris les billets les moins chers, la plupart du temps en hard seat, même si c’est pour y passer la nuit. Il faut découvrir la vie dans un train chinois, c’est incroyable. La semaine incluant notre séjour à Hong Kong est la plus élevée. La vie est beaucoup plus cher là-bas, elle se rapproche du niveau de vie de l’Europe.

Nos dépenses :
Transports : 749 €
Nourritures : 400 €
Logement : 388 €
Autres (Visas, monuments, parcs, …) 368 €

Bilan de notre expérience : Un des plus beau pays qu’on a fait. Des paysages à couper le souffle, une culture incroyable, une cuisine excellente. Entre les lacs de montagnes turquoises ou transparents (Juizhaigou), les sites archéologiques (Xi’an), les mégalopoles (Shangaï), les villes traditionnelles (Lijiang), les sentiers de randonnée (Les gorges du saut du tigres), il y en a pour tous les goûts. La communication avec les chinois est très compliquée. Peu parlent anglais, les gens vous fixent comme si vous étiez des extra-terrestres (peut-être les yeux bleus) mais jamais aucune agressivité, juste de la curiosité. On a pas trouvé de pays proposant autant de nourritures dans les rues, des street-foods tous les 10 mètres. Le train est un autre monde. Le plus drôle, c’est les commerciaux qui font des démonstrations de leurs produits (brosse à dent, ceinture, taille-crayon pour concombre, …).

Ce qu’on a aimé : les paysages, la nourriture, la facilité pour se déplacer.
Ce qu’on a moins aimé : la barrière de la langue, le « parcage touristique » dans les parcs nationaux.

Yuangyan, funambulisme dans les cultures.

Après un arrêt à Kunming suivant sept heures de train depuis Dali et quelques parties de ping-pong contre des locaux, on saute dans un bus pour sept heures à nouveau pour rejoindre Xinjie (l’ancien Yuangyan, le nouveau est Nansha une heure de route avant). Puis dans un minibus pour rejoindre le vieux village de Duoyishu et ses rizières en terrasses. On profite d’un arrêt en cours de route pour découvrir les bassins de Bada peu après le coucher de soleil.


A deux reprises, les nuages masquent les reflets du lever du jour sur l’eau de Duoyishu. Le paysage reste superbe et bientôt nous voici en équilibre sur les rebords des cultures.

Pendant quelques heures, on cherche notre chemin dans ce labyrinthe de bandes de terre, en essayant d’éviter la chute. On croise peu de locaux, la récolte à déjà eu lieu. Pourtant certains sont là, penchés les mains dans l’eau; ou derrière un buffle, l’aidant à labourer.


Le dernier matin, les nuages s’enfoncent dans la vallée, découvrant les rizières. Le ciel est pastel. Le jour se lève alors qu’on rejoint Xinjie, passant ainsi au-dessus de Duoyishu et de Bada. Une très bonne manière de dire au revoir à la Chine; on part vers la chaleur du Vietnam (enfin, on a encore six heures de bus devant nous).

A savoir que l’entrée qui comprend les trois sites coûte normalement 100 yuans, il est facile d’éviter ces frais en arrivant tôt le matin ou tard le soir après la fermeture des sites. Le billet n’est d’ailleurs demandé qu’aux points de vues « officiels ». Pour se balader dans les rizières même, il faut demander l’autorisation aux locaux si possible. Il existe des sentiers qui longent les cultures et ne recommandent aucun talent d’équilibriste.

Dali, lézards au soleil.

Trois jours de soleil, de ciel bleu et de détente au calme sur la terrasse de notre auberge vide de monde. Arrivés à New Dali, on rejoint l’ancienne ville en bus (No 8, 2 yuans). En trois jours, on parvient quand même à trouver le temps pour se balader dans la vieille ville à plusieurs reprises. Cinq portes s’élèvent autour et dans l’enceinte de la cité, celle centrale est la plus jolie avec les rues qui s’écartent d’elle; des rues remplient de touristes chinois et de souvenirs déjà vus un peu partout. Malgré tout, la ville est très sympathique et appelle à flâner.

Trois jours, et trois pagotas. Dali est surtout connue pour ses trois pagotas en triangle situées au Nord de la vieille ville. L’entrée étant un peu chère (120 yuans), même en considérant l’étendue du site qui comporte un grand complexe de temples, on les observe de loin au soleil. On remonte la grande allée qui fait face, slalomant entre les nombreux piliers avant de s’engouffrer dans les ruelles de la cité.


Il faut avouer que nous avons passer le plus clair de notre temps sur la terrasse de notre auberge, se gorgeant de soleil. De là-haut, une vue superbe sur les toits et la chaîne de montagnes qui incite à la détente.

Et le Tigre bondit.

Après deux heures de bus depuis Lijiang, on rejoint Qiaotou pour commencer notre ballade vers le Middle Tiger Leaping Gorge. On emprunte donc le High Trail, enfin un véritable sentier de randonnée. Le soleil, la chaleur et les environs nous rappellent un paysage alpin.

On serpente sur la route avant de trouver le début du sentier bien raide. Il monte une première fois assez brutalement avant de redescendre sous le couvert des pins vers le village de Middle Nuoyu Village (où se trouve la Naxi Guesthouse). On continue tranquillement, on monte à nouveau avant d’atteindre le pied des 28 virages; qui, par rapport au début ne sont pas si physiques. Une fois ces obstacles passés, on redescend de nos 2500m d’altitude pour rejoindre la Tea Horse Trade Guesthouse à 2300m (40Y en dortoir).

On s’élance le lendemain pour une journée plus tranquille. Le sentier en balcon dépasse Halfway Guesthouse, puis une magnifique cascade qui nous éclabousse. Puis on redescend vers Tina’s, le chemin est pentu et glissant même par temps sec. Une fois arrivés à Tina’s, on rejoint le chemin le plus éloigné en direction de Walnut Garden pour rejoindre les gorges. Il faut payer 10 Yuans pour l’emprunter, il est entretenu par les locaux. Une fois au plus bas, on longe la falaise pour se rapprocher de Middle Gorge, l’endroit le plus étroit et connu.

De nouveau on nous réclame de payer, 15 yuans cette fois-ci pour pouvoir rejoindre le bord de la rivière; 10 de plus sont demandés pour grimper sur le fameux rocher. On préfère faire demi-tour, et rejoindre le sentier d’où on avait une très belle et suffisante vue de la gorge.


Pour rejoindre Tibet Guesthouse à Walnut Garden (ou Walnut Grove), on emprunte le chemin qui suit la rivière en balcon toujours avant de remonter vers la route. Une superbe soirée du nouvel an au cœur des montagnes à déguster des plats tibétains avec la famille de Tibet GH et les trois autres randonneurs. On ne pouvait rêver mieux pour commencer l’année.

Mention spéciale pour la Tibet Guesthouse et sa famille très accueillante et chaleureuse. Les chambres sont spacieuses (60Y lits jumeau), une terrasse agréable et une nourriture délicieuse sans être onéreuse.

Lijiang, vieille ville au coeur des montagnes.

Après un faux-départ causé par un retard de 5 heures de notre train, on rejoint Lijiang un jour plus tard.

On se rend dans la vieille ville pour se perdre dans les nombreuses ruelles.L’endroit a un certain charme malgré les boutiques touristiques omniprésentes. On suit les petits canaux, les longeant ou les enjambant. 

On remonte le long de la rivière pour rejoindre le Black Dragon Pool, un lac nourrit de neuf sources souterraines, les neuf dragons qui veillent sur les alentours. Au loin se dessine une chaîne de montagnes enneigées. On retourne sur Square Market où se dressent deux roues de moulins à eau marquants l’entrée de la vieille ville. On reprend notre ballade aléatoire dans les ruelles qui serpentent sous les tuiles.

Chengdu, pandas géants et Buddha géant

Aventure encore pour rejoindre Chengdu. Départ de l’hôtel si tôt le matin que c’est avec une lampe frontale que l’on rejoint la gare routière de Jiuzhaigou. On descend de la montagne enneigée, et après sept heures de bus … On change pour un bus public qui nous mène à la gare; deux heures de train plus tard nous voilà à Chengdu.

Pour ce 24 décembre, on va rendre visite aux Pandas de la base de recherche et centre de reproduction de Chengdu (Bus 9 depuis la gare, puis Bus 198A). On passe donc plusieurs heures à contempler ces peluches vivantes en train de manger du bambous, dormir ou grimper aux arbres. Le parc invite à la balade, on évolue dans une forêt de bambous. Il y a énormément de pandas, grands, petits, blancs et noirs, roux, … On apprend pleins de choses.

Après une journée de Noël à digérer notre soirée au Beer and Kitchen Nest II (superbes burgers/bières) et un gargantuesque petit-déjeuner européen, on part pour Leshan. Il nous faut un peu plus de deux heures pour rejoindre la ville, puis le parc du Buddha géant (bus 13). Situé dans une petite forêt équatoriale, arrimé dans la roche, il fait face au confluent de trois rivières qu’il domine avec ses 71m de haut. Il nous faudra patienter pour descendre jusqu’à ses pieds, suivant la foule de touristes qui avance très lentement tant l’escalier pour s’y rendre est bondé de monde.Puis, on remonte et continuons notre promenade vers le temple de Wuyou après avoir préalablement vu celui de Lingyuan qui donnait sur le grand Buddha. Il nous faut emprunter un superbe pont arqué qui nous offre une belle vue sur la forêt, la rivière et au loin les immeubles de la ville. On monte rapidement jusqu’au temple, arrivant à temps pour entendre la fin de la prière; les odeurs d’encens flottent dans l’air. On finira la journée avec un bon Hotpot, spécialité de la ville.

Jiuzhaigou, entre cascades, lacs et bus.

Après une nuit dans le train jusqu’à Gangyuan, on rejoint la gare routière (bus 28) pour prendre le bus pour Jiuzhaigou. Environ six heures de route plus tard, on nous dépose bien à Jiuzhaigou, mais à 40km de notre destination. Arrêtés à la gare de la nouvelle ville, il faut rejoindre un arrêt de bus dans l’ancienne partie de la ville. Heureusement, un policier nous propose de nous emmener (2-3km) et cherche pour nous le bus public qu’il nous faut prendre. Les taxis vous harcèlent à la gare pour vous emmener pour 50 yuans, le bus vous en coûtera 5. On parvient enfin à Jiuzhaigou (scenic area), il fait déjà nuit et froid. Bienvenu sur le plateau tibétain.

On se voit obliger d’acheter, en plus du billet d’entrée, un ticket de bus pour se déplacer à l’intérieur du parc. Tout les chemins sont fermés pour la basse saison, on ne peut guère marcher. Ce sera donc une balade en bus avec des stops aux points de vues. Deux jours à évoluer dans le parc avec le froid saisissant, on se retrouve entre 2500 et 3100m d’altitude. Malheureusement, l’accès à la forêt vierge (un des plus beaux spots) est coupé. On profite pleinement du reste du parc, le peu de chemins encore ouverts sont très bien aménagés.

Les couleurs sont incroyables. L’eau translucide révèle de nombreux troncs d’arbres et autre végétation aquatique. Les cascades sont splendides, d’une multitude de formes différentes. Les lacs, immense, reflètent parfaitement la beauté du paysage montagneux qui nous entoure. Les rayons de soleil sont appréciés. Ce parc est certainement un joyaux de la Chine.


Le deuxième jour est moins cher (20 Yuans au lieu de 80), mais on est obligé de repayer un ticket de bus (80). On retrouve Romain et Solène (a-vos-sacs-prets-voyagez.fr), le couple de français rencontré la veille, on se plaint du manque de chemins praticables et on fait un bout de route ensemble, en bus bien sûr.

Xi’an, armée figée et rues animées

On s’arrête rapidement à Wudang sur le chemin, espérant pouvoir monter jusqu’au temple de Wudangshan. Mais le prix de l’admission au site étant exorbitant (240 Yuans dont 100 yuans de bus obligatoire), on prend la décision de ne pas le faire. Attention également, la gare ferroviaire est à 12km de la ville (prendre le bus 202 ou 203 pour la rejoindre).


En route donc pour Xi’an donc. On passe une première journée à visiter la ville. On regarde de loin la Bell et Drum Tower avant d’aller flâner dans les rues animées du quartier musulman. La foule recouvre la route, les stands de nourriture le trottoir. On progresse au milieu du monde, du bruit et de bonnes odeurs. On va voir la pagota, on descend l’avenue qui la précède avec ses nombreuses fontaines et statues.

Départ le lendemain pour l’armée des Terracotta warriors (bus touristique 5 depuis la gare) située à une heure du centre.

On commence par le hall d’exposition pour rentrer doucement dans l’ambiance. On débute par le pit no.3, le plus petit, abritant les généraux de l’armée qui semblent s’être figés en service. Le pit no.2 est déjà bien plus grand, il renfermait la cavalerie. Malheureusement, il est vide de soldats intacts; quatre sont à observer derrière les vitrines. Puis vient le pit no.1, le plus impressionnant. La fosse est remplit de soldats qui attendent patiemment en lignes bien droites, il manque certaines têtes et toutes les armes. Le site est immense mais manque cruellement d’explications. On se rend rapidement au mausolée par la navette; mais il s’agit d’un parc sans attrait, le mausolée est inaccessible (enfouit sous une colline).

Dans la brume de Zhangjiajie.

Trois jours de balade qui commencent par la Tanzi Mountain. Après une heure et demi de route, on arrive à l’entrée du parc la moins accessible (et pourtant il fut facile de trouver un minibus pour s’y rendre). Première découverte des parcs chinois où la balade est rendu impossible par l’obligation quasi-permanente d’emprunter un bus pour se déplacer dans  l’enceinte même du lieu.

Maintenant au sommet, grâce au bus, on se rend compte que les points de vues sont vraiment tous au même endroits. En une heure, on a fait le tour; c’était rapide comme la vu était cachée dans le brouillard, le froid et l’humidité nous obligent à presser le pas. On choisit de redescendre à pieds le long d’escaliers en pierres glissants. La foule de touristes à choisit de descendre en cable-car, on est donc seuls pour apprécier la vallée, la forêt d’arbres et de d’aiguilles de roches.

Après une pause d’une journée pour laisser passer la pluie, on repart à l’assaut du parc (le ticket est valable pour quatre jours consécutifs) dans le but de voir les montagnes d’Avatar à Zhangjiajie. Même si dans l’ensemble du parc les formations géologiques se ressemblent, il y a bien un point de vue qui ressort pour devenir une porte sur Pandora.

Les singes attendent patiemment au guichet. On serpente entre les pics marches après marches pour parvenir jusqu’à un petit temple gardés par les singes qui nous surveillent notre progression. Malheureusement, on n’y voit encore moins bien que le premier jour. Un mur gris-blanc se dresse entre nous et chaque point de vue. On ne prend donc pas le temps de s’arrêter, cherchant vainement un point dégagé. On redescend toujours à pieds pour découvrir, tout en bas, des bouts de montagnes qui semblent effectivement flottées dans les airs.

Dernier jour de balade, on repart vers la même entrée; pour une autre promenade, cette-fois dans la gorge. Arrivées de très bonne heure, on longe seuls la rivière (poursuivit par un singe qui veut absolument manger notre poire). Le temps est dégagé, on peut donc apprécier pleinement la magnifique vue qui s’ouvre devant nous. Puis, on se retrouve en bas d’une multitude de marches inattendues qu’on grimpe par habitude. Parvenue en haut, hors des gorges, on arrête un bus pour rejoindre les points de vues.

Et cette-fois, le brouillard est bien décidé à ne pas nous déranger. On découvre la gorge dans laquelle on évoluait, depuis plusieurs centaines de mètres de haut. L’endroit est immense. La forêt court et s’étend, colonisant chaque bout de terre; s’élèvent hors du manteau vert des pics de roches bien droits recouverts d’une petite touffe d’arbres.

Les « montagnes » semblent pousser aléatoirement. On poursuit au milieu des singes notre première réelle rencontre avec la beauté unique de ce parc. Puis on redescend dans la gorge, on remonte la rivière avant de retomber sur nos pas et de quitter une dernière fois cet impressionnant endroit.

Pour trouver les minibus pour vous rendre aux différentes entrées du parc il faut se rendre à la gare routière de Zhangjiajie (à droite quand vous faites face à la gare ferroviaire). Une fois à l’intérieur il faut aller directement vers les bus, et de là partir sur la gauche et vous tomberez sur une flopée de minibus (entre 10 et 15 yuans par personne suivant la destination).

Hong-Kong, entre jungle urbaine et forêt tropicale.

Un très court séjour dans cette termitière humaine,le coût de la vie étant bien trop élevé. On découvre Causeway Bay de nuit, un peu surpris du monde et des lumières. Le lendemain on attaque tôt notre unique journée ici par la raide montée vers Victoria Peak.

On dépasse The Peak, sur le chemin du sommet ; puis, on redescend de l’autre côté de la colline de quelques cinq cent mètres de hauteur en direction du réservoir.

Les flancs sont plus sauvages, les buildings moins imposants et nombreux en contrebas. On s’étonne du nombre de gros bateaux présents dans la baie. On traverse la « jungle » pendant une bonne heure avant de remonter de nouveau vers The Peak. C’est un imposant bâtiment qui offre un superbe panorama de la ville de Hong Kong Island, on profite de la chaleur et de la vue pour s’y reposer.

On redescend pourtant vers les hautes tours pour flâner un peu dans les rues bien chics avant de rejoindre la promenade pour observer le fameux spectacle de lumière de la baie. Les gratte-ciels se parent de lumière alors que la nuit tombe, et certains se décorent de messages festifs et de pères Noël. Le show est un peu décevant, mais l’endroit reste magnifique et unique.

.

On traverse Wan Chai et Causeway Bay pour retourner vers notre auberge, la ville ne dort jamais et il y fait constamment jour. On serait bien resté quelques jours supplémentaires pour visiter un peu plus la partie sauvage du pays, une raison d’y retourner.