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Jinan, entre ville et montagnes.

On passe l’après-midi au parc de Qianfo, la montagne aux mille Bouddhas. C’est un très joli parc qui s’ouvre sur une procession de nombreuses représentations de Bouddhas. Il y a une longue statue allongée, drapée d’orange, près de laquelle s’élève une bonne odeur d’encens. On continue notre montée vers le sommet, on croise quelques temples sur le chemin des nuages. On ne voit rien d’en haut, le brouillard pollué masque tout. En redescendant on aperçoit au loin un bedonnant Bouddha doré vers lequel on se dirige donc. Il est encore plus massif vu de près, et semble moqueur.

On continue par une visite de la ville. De sa place principale que domine une sculpture beaucoup plus moderne et abstraite, au long d’un canal où les locaux viennent remplir leurs réserves d’eau potable auprès des nombreuses sources. En face de la source du tigre noir, le temple de la ville, éclairé de nuit, prend des reflets d’or sous les projecteurs.

On termine par une soirée dans les ruelles de l’ancienne ville, non loin de là. L’ambiance y est vivante et la « bière » chinoise aqueuse (de l’Heineken coupée à l’eau).

Le mont Tai

Après cinq heures seulement de repos, on part pour Tai’an à quatre longues heures de transports de là. Et voilà qu’à onze heures on se retrouve au pied de Taishan, la montagne aux 6 000 marches pour un défi physique et mental à 125 yuan. Le temps est frais et humide, la montée se fera dans les nuages. Les 3 000 premières marches sont agréables, presque facile.

Mais après, l’enchaînement des marches devient plus compliqué. Il n’y a plus vraiment de paliers permettant un semblant de repos, les murs de marches se prolongent et se profilent à l’infini. Les 200 derniers mètres sont durs. La fin est cachée dans les nuages, l’ascension est compliquée mentalement après déjà plus de trois heures de montée. Trois énormes murs de 200-300 marches nous séparent de la nommée porte sud du paradis. On la franchit enfin, heureux du défi relevé. D’ailleurs, heureusement que nous sommes venus jusqu’ici pour le challenge et non la vue qui est complètement bouchée.

La descente nous prendra deux heures et sera également physique, mais mentalement beaucoup plus simple. L’endroit est très beau malgré le peu de visibilité. On se trouve dans une vallée très marquée par l’histoire. A refaire un jour de beau temps !

Pingyao, découverte de l’architecture chinoise traditionnelle.

On s’élance dans la vielle ville. On déchante rapidement, il y a peu de ruelles et toutes sont destinées aux touristes. Il y a beaucoup de temples et d’endroits à l’intérieur des fortifications à visiter, malheureusement il faut acheter un ticket unique (120 yuan) pour pouvoir en profiter.

Ne souhaitant pas voir la totalité des monuments, musées, … on préfère simplement se balader. Les ruelles sont superbes, surmontées de portes typiques. On ne s’attarde pourtant pas trop dans la ville, préférant rentrer se reposer un peu. On repartira en direction de Jinan un peu déçu quand même.

Datong, vieille ville et grottes

A nouveau, train de nuit qui nous évite de trouver un logement pour la nuit. On passe la journée dans la vielle ville dont on a aperçu les fortifications depuis le bus. C’est avec surprise que l’on découvre la misère qui règne derrière les murs. Les habitations ont l’air d’avoir subit bombardements et tremblements de terre. 

.Les rues principales sont épargnées et regorgent de bruits, voitures et magasins. On s’égare volontairement dans les rues, seuls touristes de la ville. On tombe sur une mosquée, de nombreuses places désertes et des ruelles surmontées de toitures atypiques. Mais ce n’est pas pour cette énième grande ville que nous sommes venus ici.

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Les grottes de Yungang,

Les grottes de Yungang, situées à quelques kilomètres du centre, sont implantées dans les montagnes, au bout des lignes de bus (bus local 4 depuis la gare, changement pour la 3 jusqu’au terminus, demandez au chauffeur pour les arrêts). Le parc commence sur une grande allée qui se finit par un arbre aux feuilles dorées, derrière lequel s’élève un temple.On longe ensuite la montagne pour découvrir la très ancienne cité creusée à même la roche. De nombreuses cavités renferment des sculptures de Bouddhas de plus en plus grandes. Dans une des antichambres, se dresse une immense représentation. Plusieurs se parent d’une multitude de petits Bouddhas et de couleurs. Le spectacle va en s’améliorant, terminant en apothéose avec une statue en excellent état à flanc de montagne. Impressionnant travail de 1 500 ans. Le parc en cette mi-novembre est très agréable malgré le froid, dépourvu de monde.

Pékin, havre de paix.

En route pour Pékin.

On a de nouveau privilégié le budget à la facilité. On prend un train de nuit pour Zamiin Uud, ville frontière où un grand choix de taxi-passeurs s’offre à nous. Nous voilà partit pour une aventure inattendue aux allures bien clandestines. Explications : au premier poste frontière, le passage est forcé en collant un autre taxi pour passer la barrière automatique ; ensuite on nous presse de changer de taxi, remontant la file de voitures en courant pour arriver dans une voiture dépourvue de sièges. On obtient nos tampons de sortie après avoir payer 1 000 tugrits, et on retrouve notre premier chauffeur. Aucun souci pour passer le poste chinois, surveillé de l’intérieur par une cinquantaine de caméras, normal. Nous voilà à Erenhot (Erlian) d’où part notre bus-couchette pour la capitale. Nouvelle surprise, le bus se transforme au cours de la nuit en camion de marchandises, d’énormes paquets bloquent les couloirs entre les couchettes.

Pékin.

Jour 1. On s’est donné quatre jours pour visiter la ville et la grande muraille. On commence donc doucement le premier jour en passant l’après-midi au Lama Temple. C’est un grand complexe de plusieurs temples, appelés « halls ». Une première découverte des monuments chinois pour nous, le tout dans une odeur d’encens très agréable.

Ensuite on rejoint en traversant les Hutongs (petites rues animées) Shi Cha Hai, un lac à l’intérieur de la ville bordé de restaurants et de bars. Les lumières se reflètent sur l’eau, l’ambiance est très musicale, les open-bars se multiplient.

Jour 2. Réveil matinal, direction la cité interdite. On remonte Qianmen Street, une grande avenue piétonne et commerçante pour atteindre Tiananmen Square. Une place énorme avec des bâtiments démesurés.Une fois nos tickets en poche, on pénètre dans la cité interdite. A nouveau, c’est une succession de halls contenants des trônes. Les places séparant les halls sont gigantesques. On est vraiment coupé de la ville, projetés dans une autre époque. Les jardins, situés à la fin de la visite, sont un endroit paisible malgré la foule de touristes.

On se rend ensuite dans le parc en face de la cité pour pouvoir admirer les toits de la ville depuis un temple sur une petite colline. Malheureusement le brouillard de Pékin rétrécit notre champ de vision, mais donne tout de même une belle allure à la ville. On se ballade un peu avant de rentrer faire des crêpes pour nos hôtes. (PS : Le nutella est très dur à trouver, et surtout bien cher.)

Jour 3. En avant pour le Summer Palace avec nos hôtes. Situé au nord-ouest de la ville, il est un peu à l’écart du centre. C’est un grand parc autour d’un lac, qui vaut vraiment le coup pour 20 yuan l’entrée.

On emprunte le plus long corridor de Chine, peut-être du monde avec ses plus de 730m de long. Toutes les peintures l’ornant sont uniques. La ballade est vraiment agréable, on se croyait dans un parc perdu loin de la civilisation. Il faut bien deux heures pour en faire le tour tranquillement. Pour reprendre des forces on va goûter du Peking Duck dans un restaurant pour locaux, un délice.

Jour 4. C’est le grand jour. On avait prévu d’aller visiter une autre section de la muraille, mais les 5h de bus nécessaire pour s’y rendre nous ont fait changé d’avis. Depuis Beijing North Railway Station, il y a un train qui part toutes les heures pour Badaling (6 yuan). Attention à la foule, mieux vaut prendre les billets en avance. Rencontre cette fois-ci avec la folie des chinois qui sprintent tous sur cinq cents mètres dès l’ouverture des portes pour se garantir une place assise dans le train. Sans se presser, on réussit à s’asseoir facilement dans les derniers wagons. Depuis la gare, on met dix minutes à pieds avant d’arriver au guichet. On passera deux heures à gravir la muraille, la regardant serpenter dans la montagne. Une vision magnifique. Une attraction bondée de touristes (on est quand même mi-novembre).

Une après-midi superbe, dans un décor hallucinant de beauté et d’histoire. On aperçoit un peu de ciel bleu, première fois en un mois que l’on peut se balader en T-shirt. On n’oublie pas de récupérer notre petit certificat gratuit attestant que oui on y était, avant de retrouver la gare et la folie chinoise.