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Yuangyan, funambulisme dans les cultures.

Après un arrêt à Kunming suivant sept heures de train depuis Dali et quelques parties de ping-pong contre des locaux, on saute dans un bus pour sept heures à nouveau pour rejoindre Xinjie (l’ancien Yuangyan, le nouveau est Nansha une heure de route avant). Puis dans un minibus pour rejoindre le vieux village de Duoyishu et ses rizières en terrasses. On profite d’un arrêt en cours de route pour découvrir les bassins de Bada peu après le coucher de soleil.


A deux reprises, les nuages masquent les reflets du lever du jour sur l’eau de Duoyishu. Le paysage reste superbe et bientôt nous voici en équilibre sur les rebords des cultures.

Pendant quelques heures, on cherche notre chemin dans ce labyrinthe de bandes de terre, en essayant d’éviter la chute. On croise peu de locaux, la récolte à déjà eu lieu. Pourtant certains sont là, penchés les mains dans l’eau; ou derrière un buffle, l’aidant à labourer.


Le dernier matin, les nuages s’enfoncent dans la vallée, découvrant les rizières. Le ciel est pastel. Le jour se lève alors qu’on rejoint Xinjie, passant ainsi au-dessus de Duoyishu et de Bada. Une très bonne manière de dire au revoir à la Chine; on part vers la chaleur du Vietnam (enfin, on a encore six heures de bus devant nous).

A savoir que l’entrée qui comprend les trois sites coûte normalement 100 yuans, il est facile d’éviter ces frais en arrivant tôt le matin ou tard le soir après la fermeture des sites. Le billet n’est d’ailleurs demandé qu’aux points de vues « officiels ». Pour se balader dans les rizières même, il faut demander l’autorisation aux locaux si possible. Il existe des sentiers qui longent les cultures et ne recommandent aucun talent d’équilibriste.

Hong-Kong, entre jungle urbaine et forêt tropicale.

Un très court séjour dans cette termitière humaine,le coût de la vie étant bien trop élevé. On découvre Causeway Bay de nuit, un peu surpris du monde et des lumières. Le lendemain on attaque tôt notre unique journée ici par la raide montée vers Victoria Peak.

On dépasse The Peak, sur le chemin du sommet ; puis, on redescend de l’autre côté de la colline de quelques cinq cent mètres de hauteur en direction du réservoir.

Les flancs sont plus sauvages, les buildings moins imposants et nombreux en contrebas. On s’étonne du nombre de gros bateaux présents dans la baie. On traverse la « jungle » pendant une bonne heure avant de remonter de nouveau vers The Peak. C’est un imposant bâtiment qui offre un superbe panorama de la ville de Hong Kong Island, on profite de la chaleur et de la vue pour s’y reposer.

On redescend pourtant vers les hautes tours pour flâner un peu dans les rues bien chics avant de rejoindre la promenade pour observer le fameux spectacle de lumière de la baie. Les gratte-ciels se parent de lumière alors que la nuit tombe, et certains se décorent de messages festifs et de pères Noël. Le show est un peu décevant, mais l’endroit reste magnifique et unique.

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On traverse Wan Chai et Causeway Bay pour retourner vers notre auberge, la ville ne dort jamais et il y fait constamment jour. On serait bien resté quelques jours supplémentaires pour visiter un peu plus la partie sauvage du pays, une raison d’y retourner.

Guangzhou, sur la route de Hong-Kong.

La pluie compromet nos plans. On va voir la cathédrale du Sacré-Cœur sous quelques gouttes, ce n’est qu’une église mais qui devient originale dans ce pays. On ne pourra pas rentrer à l’intérieur, un mariage s’y déroule.

Le parc Yexiu et son voisin nous occuperont plusieurs heures. Le premier est très agréable et superbement aménagé avec de nombreux complexes sportifs ; on profite des rayons du Soleil pour aller voir la statue des

cinq béliers. Le second parc, autour d’un lac, invite également à la promenade. On s’arrête de temps en temps pour regarder quelques échanges de ping-pong.

Le soir venu, la tour de Canton s’illumine sur toute sa hauteur ; multicolore, elle est l’attraction de la Pearl River. Un peu plus loin, timide, se dresse une pagota.

Guilin, au cœur des montagnes

Promesses de chaleur mais pluie de malheur.

On arrive en début d’après-midi sous les rayons timides du Soleil qui ne tardera pas à disparaître, on a pu apercevoir les fameuses montagnes en pain de sucre depuis le train. Arrivés un peu tard dans l’année pour aller voir les rizières du dragon’s backbone près de Longsheng, au Nord de la ville, on décide de se contenter de la rivière Li.

On se ballade un peu dans la ville, on aperçoit au milieu des arbres la forme de l’Elephant Hill, une falaise ayant la forme d’un éléphant s’abreuvant dans la rivière. On découvre les pagodas du Soleil et de le Lune, au milieu d’un lac de la ville. La pluie nous pousse à rentrer, mais on ressort le soir venu pour prolonger notre ballade. De nuit, les rives s’illuminent de couleurs, les ponts, arbres et pagotas sont tous éclairés. On arpente rapidement le petit marché de nuit, où tous les stands se ressemblent.

L’aventure à vélo.

On décide de descendre la rivière Li à vélo en pensant que ce serait plus sympathique. On part donc de bonne heure et de bonne humeur, destination finale : Xingping à cinquante kilomètres de Guilin. On a trouvé que quelques brides d’informations pour préparer un itinéraire approximatif. On sort facilement de la ville au milieu des scooters, et on rejoint une piste cyclable qui s’arrête abruptement à Daxu. On continue vers les Crown Cave de Caoping sur une route qui longe de temps en temps la rivière. Le chemin monte dans les montagnes avant de redescendre jusqu’à Caoping, qui s’avère être un cul-de-sac. Après une heure à chercher vainement une route vers Xingping ou Yangshuo, on se voit obligé de traverser la rivière sur un radeau de bambous en plastique.

On nous dépose sur l’autre rive, on emprunte la seule route sans vraiment connaître sa destination. On traverse des champs où se baladent buffles et poules. On s’élève dans les montagnes, longeant la falaise avec la rivière qui serpente en contrebas. Puis la route, effondrée, est barrée d’un rocher. On soulève nos vélos pour passer l’obstacle, et on continue notre progression jusqu’à Yangdi. Et à nouveau, galère. Un chemin est censé partir de la ville pour rejoindre Xingping, mais impossible de le trouver. On pousse nos vélos au sommet d’un col, qu’on repasse une heure après dans l’autre sens.

L’heure tourne, il faut prendre une décision. On choisit la solution la plus économique, celle de retourner à Guilin en bus (70 yuans contre 200 pour rejoindre Xingping en radeau). Journée de vélo tout de même sympathique au cœur des montagnes atypiques, avec un magnifique coucher de Soleil entre les pics. Compliqué de trouver une route quand même les locaux utilisent principalement la rivière pour se déplacer (et qu’on ne parle pas un mot de chinois).

Suzhou et Hangzhou, périphérie de Shanghai.

Suzhou, entre vieux quartiers et Pagotas.

On s’élance pour commencer dans les vielles ruelles de la ville, qui longent les canaux. On se retrouve à descendre la rue de Pingjiang où se succèdent les boutiques de créateurs dans un cadre vénitien. On dépasse un temple sur le chemin d’un autre vieux quartier.

A nouveau on longe un canal, les boutiques sont remplacées par un marché, le calme par la cohue. La vue depuis le haut d’un pont arqué est typique de la ville. Après une heure de marche, on pénètre dans le jardin de Tiger Hill.

On se ballade dans un espace rempli d’une bonne centaine de bonzaïs, on admire le travail et la patience. On passe de l’autre côté de la colline pour se retrouver dans un jardin avec les habituels ponts en zigzags, étangs et semblants de carrousels chinois.

Et puis enfin, on remonte vers la fameuse Pagoda. Comme la tour de Pise construite à la même époque, elle penche et s’incline dans la lumière de cette fin d’après-midi.

On continue à se promener jusqu’à une mini-cascade perdue dans les bambous avant de rentrer à l’auberge. Une agréable journée malgré le froid.

 

Hangzhou, un lac.

On s’y rend uniquement pour le lac de l’Ouest où on y passe la journée. Il faut bien une grosse après-midi pour en faire le tour sans se presser. Il y a beaucoup de monde, et trop de voiturettes sur les chemins. La vue est sympathique, malgré le brouillard qui cache les montagnes dans le lointain. De nombreux bateaux circulent sur le lacs, ils apportent un peu plus de vie encore. On aperçoit la pagoda de loin, mais on ne s’en rapprochera pas ; après celle de Tiger Hill ça ne vaut pas le coup. On termine notre tour sous le crachin qui presse un peu notre pas.

Shanghai, entre modernité et tradition.

Shanghai.

Les grandes tours s’élèvent au-dessus des gratte-ciels déjà bien hauts pour disparaître dans les nuages. On découvre la skyline de Shanghai depuis la rive opposée. On traverse cette forêt de buildings pour rejoindre le consulat vietnamien où l’on dépose nos dossiers (VISA).

Les jardins Yu et Yi.

Le jardin Yu, situé en plein cœur de la ville se trouve derrière la cour d’un temple où l’on assiste à une cérémonie originale. Les gens remplissent des sacs de pliages en aluminium, entres autres ; puis les déposent au pied d’une grande statue devant laquelle des moines psalmodient en musique. On accède au jardin par le centre historique très touristique. L’endroit vaut le détour. Un labyrinthe de rochers, de ponts, d’étangs et de corridors. On flâne, on s’y perd allégrement pendant une bonne heure.

On rejoint People’s Square en descendant Nanjing Road, la très grande rue commerciale de cinq kilomètres de long. Puis on file vers le Yi garden (ou Guyi) situé en dehors de la ville. On s’y promène tranquillement, le parc est vide et calme. On retrouve les ponts en zigzags comme ce matin, et également une grande forêt de bambous. Agréable pour y passer une après-midi.

La vielle ville de Qibao.

A une demi-heure de métro du centre se trouve la vielle ville. Ou plutôt la vielle rue étroite où tout le monde se bouscule au milieu des magasins de souvenirs ou des échoppes de street-food. La vue depuis les ponts sur le canal où flottent de vieux bateaux est sympathique. Une pagoda s’élève à quelques minutes de là, un temple à son pied. On choisit de ne pas les visiter, on a déjà vu un nombre suffisant de temples.