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Le désert de Gobi

Après avoir comparé pas mal de compagnies, on s’est finalement tourné vers GoldenGobi pour organiser notre trip vers le Sud et le désert de Gobi. On embarque avec trois suédois, notre guide Alma et notre chauffeur Baïna (orthographe sujette à discussion) dans un vieux van russe.

Rapidement on quitte la route, pour de longs jours de pistes chaotiques et défoncées. On s’arrête à une montagne au milieu de nulle part pour apprécier la vue des vastes plaines mongoles, il fait bien froid malgré le ciel bleu et le soleil omniprésent. Un court stop aux ruines d’un monastère bouddhiste avant de rejoindre notre premier hôte. On ne s’est pas encore assez habitué aux nuits en yourte à Terelj, le froid saisissant du milieu de la nuit est encore une épreuve déplaisante.

Les Flamings Cliffs aux couleurs de l’Arizona sont superbes au coucher du soleil. Et la dune de sable tant attendue est bien raide à monter, surtout quand on choisit la plus haute de tout le désert. On patauge, s’essoufflant à remplir nos chaussures de sable à chaque tentative de pas. Mais la vue depuis le haut est magnifique avec une chaîne de montagnes au loin qui file jusqu’au Kazakhstan. La descente est amusante, on roule, on glisse et on rigole.

On joue les touristes à dos de chameaux après avoir observé la mise à mort traditionnelle d’une chèvre qui nous sera servit au repas du soir. On passe l’après-midi à apprendre des jeux mongols avec des osselets, puis on va regarder la préparation du « barbecue » (une cuisson à la pierre dans un grand wok). Un festin de viande dévoré avec les mains dans une musique de mastication.

On finit par un parc national dont la rivière est en partie gelée, ce qui nous permet de marcher sur l’eau. Un super voyage malgré le temps passé dans le van.

Oulan Bator, altitude station de ski.

Oulan Bator.

Pour atteindre la capitale mongole, on prend le train jusqu’à Oulan Udde, puis le bus jusque Oulan Bator. Plus court et moins cher que de prendre le trans-mongolien. Seul inconvénient, le changement de gare à Oulan Udde. On a prit un train de nuit nous faisant arriver à la gare à 6h du matin, le bus part de la gare routière à 7h30. Il faut 40 min avec des gros sacs et de la neige pour relier les deux. Le passage des frontières dure bien deux heures, toujours moins qu’avec le train. Et l’arrivée se fait tardive à Oulan Bator, vingt heures pour nous. (La gare est située à 8km du centre)

Malades, on n’a pas vu grand-chose de la ville. On se contente du monastère de Gandantegchenlin qui vaut le détour et de la place Genghis Kahn. On se ballade un peu dans la ville malgré la glace et le froid de ce début novembre. La capitale n’est vraiment qu’un arrêt pour obtenir notre visa chinois (VISAS).

Terelj.

Situé à 70 kilomètres d’Oulan Bator, le parc national de Terelj n’est desservi que par un bus par jour. A 16h au départ d’Oulan Bator, et 8h depuis Terelj. Autrement dit, il faut prévoir d’y passer minimum deux nuits, ce que l’on a pu faire grâce à GoldenGobi Tours qui nous ont arrangé un logement en yourte là-bas.

Logés à l’entrée du parc, on peut facilement avoir accès au temple et au rocher de la tortue, qui sont les points forts de l’endroit. Le temple niché contre la montagne est apaisant et modeste, idéal pour la méditation.

On aurait quand même préféré pouvoir s’enfoncer dans la partie sauvage du parc, mais il aurait fallut y demeurer plus longtemps (et quelques degrés supplémentaires). On a vainement cherché le rocher du vieil homme qui lit, ce qui nous a valu une après-midi de marche.