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Le lac Baïkal, la perle de Sibérie

Olkhon.

On avait prévu de faire une ballade de cinq jours près des rives du Baikal, mais la saison ne nous le permet pas, le peu d’auberges est fermé. Alors on se rabat sur l’île dOlkhon, le joyau de la Sibérie. Après une longue matinée de bus, on débarque à Khuzir, la ville principale, en fin d’après-midi. Il n’y a pas de routes, seulement des pistes délimitées par les rangées de maisons, certaines semblent avoir été laissées à l’abandon. On rejoint le Sunny Hostel, un peu à l’écart. Puis on parcourt les quelques centaines de mètres qui nous séparent du Shamanka, le rocher du chaman.

Des piliers de bois retiennent de nombreux bandeaux de couleurs qui flottent au grès du vent, il marque l’entrée sacrée du site. C’est un grand lieu du chamanisme en Asie. Les nuages sombres qui survolent le lac ajoutent à la beauté du lieu.

Le lendemain, on part se balader en forêt, Olkhon signifie d’ailleurs « petite forêt ». Il n’y a pas de chemin, des sentiers commencent et disparaissent. Alors on coupe à travers les arbres, en gardant un cap plus ou mois précis. On découche sur une clairière, se réchauffant au soleil avant de retourner sous le couvert des pins. On rebrousse chemin pour retourner vers le rocher mystique, puis au chaud de notre auberge.

Ballade à nouveau le lendemain, le long de la côté et de la plage. Le sable remonte étonnamment haut dans les terres. Le vent se lève près des falaises. Le lac s’étend à perte de vue, on ne distingue plus les montagnes qui le bordent, il porte bien son nom de mer. Les vagues sont nombreuses. On retourne donc sur nos pas.

On se repose le dernier jour. On sort tout de même se balader un peu en ville en compagnie de chiens sympathiques qui nous suivront tout l’après-midi.

On recommande vivement le Sunny Hostel. Situé à l’écart, il est juste à côté du rocher du chaman et de la plage. Le bâtiment où l’on a logé est tout neuf, les chambres sont impeccables. Leur faisant sûrement un peu peine avec nos noodles minutes, on nous offre de quoi compléter le repas le soir. Le petit-déjeuner (compris dans le prix) est très copieux !

Le Transsibérien et Irkoutsk

Transsibérien.

Après avoir déchiffré tant bien que mal nos billets, nous voici à la gare de Laroslavski à attendre dans le froid de pouvoir monter dans ce train mythique. Nos couchettes ne sont pas celles que nous avons réservé en ligne, on se retrouve tout les deux en haut, sans table ou place assise donc… Tant pis, le début du voyage se fera donc allongé ! Nous voilà partit pour quatre jour à être ballotés, jusqu’à Irkurtsk près du lac Baikal.

On se dégourdit les jambes en allant chercher de l’eau chaude disponible à l’avant du wagon pour se faire un peu de thé, café ou noodles. Le paysage ne change pas trop, on file dans de grandes plaines désertes. Entrecoupées d’immenses forêts de bouleaux, et d’autres gares plus ou moins aménagées. La neige se présente de temps en temps, recouvrant parcimonieusement le sol.

Très peu de discussions avec les autres passagers, la barrière de la langue se fait à nouveau sentir. On échange quand même quelques sourires, ou même une après-midi à écouter de la musique et à converser en mimes. On passe le plus clair de notre temps à lire, à jouer à la belotte, la bataille ou même à inventer des jeux. On s’occupe comme on peut, rythmant nos journées avec les repas et le passage du renommé « Ivan » qui pousse son chariot de friandises à heures presque fixe, inlassablement décrivant ce qu’il vend. On prend la température sur les quais de certaines gares, autour de 0°C.

Irkutsk

Et puis un matin, au terme de longues heures, nous quittons notre wagon-maison. Nous voici arriver à Irkurtsk, capitale du Baikal. On traverse la ville pour rejoindre la gare routière après avoir déposé nos sacs à notre auberge. La ville est agréable, l’atmosphère est beaucoup plus détendue qu’à Moscou, le froid ne rebute personne à sortir dans les rues. Une fois nos billets pour l’île d’Olkhon en poche, on revient en longeant la rive, découvrant une autre vision de la ville.

En rentrant de l’île, on fait un détour pour aller voir la cathédrale Kazan, sous la neige désormais. L’intérieur est somptueux, et l’extérieur est à l’image des édifices orthodoxes russes, tout en courbes et en couleurs.

Les deux plus grandes villes de Russie.

St Petersbourg.

On découvre la ville en pleine nuit, étant arrivés par avion vers trois heures du matin, les rues sont désertes mais déjà longilignes. Après une courte nuit, on part découvrir le centre. On descend la grande avenue Nevski bordée de cathédrales, notamment celle du St-Sauveur-sur-le-sang-versé qui est notre première rencontre avec un édifice religieux typiquement russe.

On continue notre chemin pour aller voir le palais d’hiver et son immense place. Ensuite vient la cathédrale St-Isaac. Puis nous traversons l’eau pour s’offrir un panorama des deux berges, on passe un autre pont pour rejoindre la forteresse St-Pierre et St-Paul. On longe les hauts murs sur la plage avant de pénétrer dans l’enceinte pour voir une énième cathédrale.

Retour ensuite vers le palais d’hiver, on traverse la ville on longeant un canal serpentant. Encore un édifice religieux nous attend au bout de notre chemin.

Après une petite balade matinale de l’autre côté de l’avenue Nevski qui nous mènera vers une dernière cathédrale, on s’envole pour la capitale.

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Moscou.

On débarque le soir dans une rue illuminée pour finir dans notre auberge que l’on ne recommandera pas (15 lits bancals sur trois étages pour maximum 15m², pas de matelas mais des planches en bois). On commence la visite le lendemain par la place rouge qui est à une quinzaine de minutes de notre fameuse auberge. La place était fortuitement vide au vu de l’heure matinale. La cathédrale St-Basile-le-bienheureux resplendit de couleurs.

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On continu en longeant les murailles du kremlin pour rejoindre la cathédrale du Christ-Sauveur dont l’intérieur est magnifique.

On retournera le soir même voir la place rouge de nuit, illuminée.