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Istanbul, un détroit sur l’Asie.

Un peu long de passer la frontière bien militarisée turque où deux paons nous distraient en ennuyant les voitures en face. Après une heure nous voilà en Turquie pour un dépaysement culturel total. Pas de soucis sur la roule qui file droit vers Istanbul. Mais on n’imaginait pas la grandeur de l’étalement de la périphérie et le nombre de voitures qui encombrant une 2×5 voies sur une quinzaine de kilomètres avant même de parvenir dans la ville. Après avoir traversé quelques capitales, la densité du trafic est étouffante; les billboards n’aident pas non plus et de partout nous sommes assaillis de publicités. Abandonnant la 12 voies (en incluant celles des bus), on s’engage dans la ville pour essayer de se rapprocher du centre historique sans comprendre les panneaux. Aucun effort n’est fait pour faciliter la visite des touristes.

C’est à pieds qu’on rejoint les murailles et qu’on entre  vraiment dans la ville en ignorant toujours où l’on va. Après quelques détours dans les quartiers défavorisés et biens vivants où courent enfants, chats et poules, on se retrouver sur l’artère centrale d’Istanbul et enfin on se repère grâce aux plans des trams.

Direction la mosquée bleue et la basilique St-Sophie où tout les touristes se retrouvent. Après une brève visite de la cour de la mosquée bleue (la mosquée elle était fermée pour les touristes cette heure là), on se dirige vers le petit parc qui borde la basilique St-Sophie. On passera la soirée sur une place qui trône au milieu de nombreux restaurants à poissons où nombreux musiciens redoublent d’efforts pour se faire entendre.

Le lendemain, nous longeons le bord du détroit avec ses dizaines et dizaines de paquebots et porte-conteneurs qui flottent et attendent patiemment leur droit de passage vers la mer Noire. On traverse le fleuve, mais cette rive là semble dépourvue de choses à voir exceptés une moquée et le palais.

Le dépaysement est raté, Istanbul n’est qu’une énorme mégalopole parmi tant d’autres. Saleté et pauvreté sont présentes dans toute la ville. Et les nombreux taxis qui pullulent sur les routes en font une ville bruyante et agressive. La sortie de la ville se fera non sans mal dans un flux continu de voitures qui zigzaguent avec une conduite qui n’a rien à envié à celle des italiens qui à côté d’eux conduisent très bien. Nous voilà repartis du point le plus au Sud et à l’Est de notre long périple.

A savoir :

  • – Favoriser l’autoroute, route en mauvais état en sortant de Sofia.
  • – Route très fréquentée (août).
  • – Pour éviter de prendre l’autoroute pour passer la frontière turque, passage obligé par la Grèce pour rattraper ensuite la frontière turque.
  • – L’entrée dans la ville d’Istanbul est dantesque. (2×8 voies)
  • – La ville est très grande. Les parkings sont gratuits si on s’éloigne du centre.
  • – Attention aux heures de prière dans la grande mosquée bleue. Les visites sont interdites pendant ces heures.