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Hyderabad, ville multiculturelle.

On découvre que le métro est encore en travaux, on prend donc le bus pour rejoindre Secunderabad. Mais le quartier n’est pas très accueillant, les dortoirs sont exclusivement masculins et les hôtels ne sont pas autorisés à recevoir des touristes. Retour donc vers le centre, près de la gare de Deccan. Dans la soirée, on part vers le lac de la ville. En passant, on se rend au temple de Birla Mandir. Niché en haut de la colline, il domine la ville et le lac. La vue est superbe, on aperçoit même la grande statue de Bouddha située dans le lac. Les aigles sont de sortie, jouant dans les courants d’air sans battre des ailes.

On marche jusqu’au lac, préférant éviter l’entrée payante au parc pour longer la route jusqu’à un point de vue. La statue est illuminée dans la nuit. C’est donc de nuit que l’on rentre à notre hôtel, fatigués d’une longue journée.

On part le lendemain matin en direction du fort de Golconda. Le lieu est presque désert, il est encore tôt. Le bas du complexe, quelque peu en ruine, invite à se perdre. On monte, on descend des escaliers, passant de pièce en pièces au hasard des détours. On finit par trouver les marches qui mènent en haut du fort. Le vent souffle violemment, la vue est belle. On voit au loin les tombes, de l’autre côté on aperçoit Hyderabad.
Puis on repart vers Charminar, le symbole de la ville. La grande porte est impressionnante malgré les échafaudages. Juste à côté, se trouve la mosquée de Masjid. C’est une des plus grandes mosquées du pays, capable d’accueillir 10,000 fidèles. Malheureusement, nous n’avons pas la bonne tenue pour rentrer à l’intérieur. On continue donc notre balade vers une Haveli. Mais elle est cachée derrière une école, l’accès nous est donc refusé. Tant pis, on poursuit vers le palais de justice de la région, au bord de la rivière. Il faut ruser pour prendre le bâtiment en photo, interdiction de s’en approcher.

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A savoir :
– Le métro n’existe pas encore.
– L’accès au temple de Birla Mandir est gratuit. Portable et chaussures sont à laisser au vestiaire gratuit.
– Possibilité de prendre un ferry pour se rapprocher de la statue de Bouddha. Il y a également un show de lumière.
– Pour rejoindre le fort de Golconda, prendre le bus pour Mehdipatnam station et changer pour le 66G. Depuis Golconda pour rejoindre Charminar, prendre le 66G également. Ticket autour de 20 roupies dépendant de l’arrêt de départ.
– L’entrée au fort coûte 200 roupies.
– Pour entrée dans la mosquée près de Charminar, shorts interdits et cheveux couverts.

Bangalore et Mysore

Bangalore, capitale moderne.
Après un long trajet en bus, on arrive en fin de journée à Bangalore. On rejoint notre hôte après quarante autres minutes de bus jusqu’à Indiranagar. Le quartier est vivant, jeune. Les bars se succèdent, ne laissant de la place que pour des restaurants. Même dimanche soir, les gens sont dehors. Puis on part vers un autre quartier pour regarder la finale de l’Euro 2016.
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Le lendemain, après un bon petit-déjeuner local, on prend un départ un peu tardif, fatigués de la veille. Dans l’après-midi, on visite la ville. On traverse le grand parc Cubbon, on longe l’immense bâtiment gouvernemental qui donne sur le parc. Puis direction la basilique Sainte-Marie en plein quartier musulman. Sur la route, on dépasse un beau temple hindou. La basilique détonne au milieu du marché, les aigles tournent.
On se ballade ensuite, passant les rues commerçantes, remontant Commercial Street qui est illuminée de néons et enseignes de marques. Puis on rejoint les quartiers plus riches de la ville, se reposant sur les marches d’une galerie commerciale. On rentrera sous une pluie fine après une longue journée de marche.

Le jour suivant, on attend simplement notre train. N’ayant rien à faire de la journée, toutes les attractions sont éloignées de la ville, on décide de prendre un train plus tôt. Et après avoir longuement patienté pour un bus, on parvient à la gare à temps pour partir vers Mysore.
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Mysore et son palais anglais.
On parvient à Mysore en fin de journée sous la pluie. Notre hôtel n’est qu’à un kilomètre mais on y arrive trempé. On attend que la pluie ne cesse pour se rendre dans notre premier centre commercial du pays, autant dire qu’on voulait tout acheter.
Le lendemain, on marche vers le palais royal. Il a été reconstruit par un anglais en 1912 après que l’ancien eut brûlé. A l’intérieur du palais, l’architecture victorienne rencontre les divinités indiennes. Chaque pièce est pourvue de colonnes, de peintures, de statues. La visite est rapide, mais le lieu est vraiment magnifique. On termine par une immense salle ouverte sur la cour et les jardins, les hauts plafonds sont couverts de nuages et au loin on peu voir la porte principale. De l’extérieur, le palais est imposant, anglais.
Classée dans les trois villes les plus propres de l’Inde, on a sûrement du aller dans les seuls rues sales de la ville…

A savoir :
Bangalore.
– Il n’y a pas d’horaire pour les bus de ville. Mais le métro est un bon moyen de se déplacer.
Mysore.
– Le palais coûte 500 roupies, plus 2 pour les chaussures.
– Pour rejoindre Mysore depuis Bangalore, les trains en Second Sitting sont une bonne option. Pas chers et rapides, 75 roupies.

Hampi, selfies et pluie.

Après une matinée à somnoler dans le bus, on parvient à Hospet d’où on rejoint facilement Hampi dans un autre bus. Pour une fois, on suit un démarcheur pour trouver une chambre à un prix abordable. Demain, le weekend commence et la ville sera remplie de touristes indiens. C’est sous la pluie que l’on se rend au poste de police pour déclarer notre arrivée, une première en Inde. On passera d’ailleurs le reste de la journée à se reposer après une courte nuit causée par un réveil matinal et l’Euro 2016.


On se lève avec la pluie, on retarde donc notre visite des temples. On loue ensuite de vieux vélos pour parcourir plus facilement la distance entre les différents complexes. Mais d’abords, il nous faut faire plusieurs kilomètres pour trouver un distributeur. Enfin, peu après dix heure du matin, on arrive à notre premier temple, sous la pluie.

Il ne reste par grand chose des temples en dehors des complexes payants. On se ballade entre les ruines et les gouttes. On se rend aux étables pour éléphants du complexe Sud. On s’arrête sur la route du retour à de nombreux temples, les sculptures embellissent les pierres. Un dernier arrêt devant une grande statue de Ganesh et on part déjeuner.

Dans l’après-midi, on rejoint le complexe de Vitthala à l’Est. Il faut parcourir le chemin à pied, longeant par moment la rivière. C’est là que se trouve le fameux chariot de pierre. Les temples qui l’entourent sont splendides, sûrement les plus beaux de la ville. Alors que l’on quitte l’endroit, il se remet à pleuvoir.

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On finira la journée par monter la colline, le chemin est glissant, mais la vue d’en haut en vaut le coup. On peut observer le temple du centre-ville d’ici, la forêt de palmiers s’étend à perte de vue. Total de selfies avec des indiens de la journée : 45 !

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A savoir :
– Le bus de Badami à Hospet coûte 183 roupies et part à 7h30 du matin. 5h de route.
– Le bus depuis Hospet coûte 16 roupies, 13 depuis Hampi.
– Il y a beaucoup de guesthouses dans Hampi, de 400 roupies à 1200 la chambre double.
– Le ticket combinant les trois complexes est valable pour une journée et coûte 500 roupies.
– Louer un vélo à la journée coûte 100 roupies. 4km pour aller au complexe Sud, 1km pour rejoindre le chemin menant à celui de l’Est.
– Il n’y a pas de distributeur à Hampi, il faut se rendre à Kamalapur pour en trouver plusieurs. La ville se trouve à seulement 5 min en vélo du complexe Sud.

Bijapur, Badami et Pattadakal

Bijapur, ville aux deux tombes.
On arrive dans la matinée à Bijapur, de la gare on peut apercevoir l’immense dôme de Gol Gumbaz. On part le visiter dans l’après-midi. Sa taille est impressionnante. Les locaux s’amusent avec les échos créés par l’architecture du lieu. L’intérieur est encore plus vaste que l’extérieur pouvait le laisser croire, le lieu reste très simple. On monte sous la coupole pour ajouter quelques échos aux murmures ambiants. Puis on se ballade dans la ville, dans les ruelles peuplées d’enfants qui courent à notre arrivée. On fait demi-tour en arrivant à un temple sans grand intérêt interdit aux femmes.
Le lendemain matin, on parcoure les six kilomètres jusqu’à la tombe d’Ibrahim Roja. Le lieu est désert, loin du tumulte incessant de la rue principale. Deux bâtiments se font face, rivalisant de beauté et de finesse.

Les temples de Badami et Pattadakal.

On commence par visiter Pattadakal, à une demi-heure de bus de Badami. Le complexe n’est pas très grand mais il est superbe. Les temples sont bien rénovés et entretenus, les sculptures sont magnifiques. Le lieu est presque désert, sauf un temple où les locaux viennent pour prier.
On attend longuement le bus pour retourner vers Badami que l’on visite dans l’après-midi. On se rend aux grottes qui surplombent le lac de la ville. Les piliers des cavernes semblent soutenir la montagne. La vue du lac et des toits de la ville est sympathique. En contre-bas, c’est l’heure de la lessive dans l’eau.

On rejoint ensuite l’autre côté du lac, et haut de la colline pour avoir une vue des grottes. Dans les ruelles de la ville, les enfants nous réclament des stylos. Le chemin vers le sommet passe dans un petit canyon avant d’atteindre le temple d’où on peut voir les alentours.

A savoir :
– Les hôtels sont assez chers à Bijapur, souvent au-dessus de 1,000 roupies la nuit. Juste après l’entrée de Gol Gumbaz sur Station Road se trouve un Hotel a 500 roupies la nuit, suffisant pour une nuit à petit budget.
– L’entrée à Gol Gumbaz est de 200 roupies, comme à Ibrahim Roja.
– En face de Gol Gumbaz, le restaurant sert de bon thali à 60 roupies.
– Depuis la gare jusqu’à Badami, comptez 50 roupies par personne en tuktuk, 15 en bus.
– Il y a nombreux hotels près de la station de bus de Badami, Diamond Lodge à des chambres doubles à 500 roupies et un très bon restaurant.
– L’entrée au complexe de Pattadakal est de 500 roupies.
– 200 roupies pour les grottes de Badami.