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Jaisalmer et Bikaner, le désert du Rajasthan.

Jaisalmer, château de sable dans le désert.
Le sable fait son entrée dans le train, se déposant partout. Nous voilà bien dans le désert. On arrive à Jaisalmer dans la nuit, le fort est assoupit. A la lumière des étoiles, le temple de Jain semble emplit de secrets. Les ruelles s’étendent à l’infini. Le lendemain matin, l’endroit à perdu ses mystères mais demeure plaisant. La plupart des ruelles aboutissent nulles part, on se perd, on découvre la vue depuis les remparts, et enfin l’unique sortie de ce fort habité.

En s’éloignant un peu, on prend de la hauteur pour admirer la ville. Le fort surplombe les maisons et semble battit en sable. Il n’y a rien à l’horizon, le désert s’étend de tout côté. Sur le chemin du retour, on part découvrir les temples de Nathmali-Haveli et Pawa-ki-Haveli. Les façades sont splendides, d’une finesse mimant le bois et non la pierre.

La chaleur a chassé le monde, à notre retour, le fort est vide. Les échoppes sont fermées, les cartes postales ont disparu des murs. Depuis notre auberge, on a une belle vue sur les sculptues qui ornent le temple de Jain.  

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Bikaner, le dernier stop dans le désert.
Après une journée dans le train, on arrive, fatigué, à Lalgarh. On négocie un trajet en tuk-tuk jusqu’au fort de Bikaner. On parcourt le reste du chemin à pied jusqu’à notre auberge. Après un premier aperçut rapide du fort lors de notre arrivée, on part le visiter.

Tout comme à Jodhpur, le fort abrite un palais qui fait office aujourd’hui de musée. Dans le hall, en souvenir d’une ancienne querelle, trône un petit canon dérobé au fort de Jodhpur. Le lieu est joli, les cours sont magnifiques. On prend notre temps pour découvrir les différentes salles. A nouveau, il y a de nombreuses armes, des salons et même un avion.

Après dix heures d’attente à la gare, une averse, une partie d’échec, une dizaine de selfies et quelques litres d’eau, notre train pour Delhi arrive enfin. On entame notre périple de plusieurs jours vers le Laddakh.

A savoir :
– L’entrée au fort coûte 300 roupies.

Pushkar et Jodhpur, un lac et un fort.

Pushkar.
On débarque à Ajmer en train, impossible de rejoindre Pushkar par les rails, la région est trop montagneuse. On doit donc prendre le bus local. Serrés comme des sardines près de la porte grande ouverte, on tente de respirer. On mettra plus d’une heure à parcourir  quatorze kilomètres, c’est la fin du week-end et les virages en épingles à cheveux sont encombrés. On arrive à Pushkar après s’être fait engueulés car on ne descendait pas assez rapidement du bus en marche. On respire on peu, le temps d’observer le bus faire demi-tour pendant que les locaux descendent toujours, et montent en même temps, certains même par les fenêtres.

Le petit lac du village est un haut lieu de pèlerinage au centre des habitations. Les indiens s’y baignent. Il y a également deux temples en haut de collines, on choisit la plus haute pour s’offrir une meilleure vue de la région. On grimpe donc les deux cents marches jusqu’au temple de Savitri. La vue est superbe, le paysage est désertique et montagneux.

La ville est censée être piétonne, mais on croise quelques motos. Les ruelles sont étroites et peuplées de vaches. La rue principale à des allures de bazar, on y trouve des souvenirs, vêtements, sacs, … On passe le reste de notre temps à se reposer, avant de retenter l’expérience du bus. Mais cette fois-ci, aucun problème. Le bus est vide, et l’heure de route se transforme en une petite demi-heure. Direction donc Ajmer, puis Jodhpur.

Jodhpur.Avant de débuter notre visite du fort demain, on assiste au coucher du soleil qui l’illumine. Le fort est immense, et domine la ville. On monte jusqu’au murailles qui semblent encore plus imposantes de près, puis on entame la visite du fort de Mehrangarh après quelques arrêts selfies obligatoires avec des indiens. On traverse le musée en admirant l’architecture du lieu. Des armes, peintures, tapisseries, … sont exposés.

En milieu d’après-midi, on ressort pour assister à l’arrivée des aigles venus chercher la nourriture rapportées pour eux du marché. Le ciel se remplit de plusieurs dizaines d’aigles dont l’envergure nous impressionne.

On fait un tour dans la ville, passant le bazar et Clock Tower. On découvre également un joli temple, caché dans les ruelles. Les locaux nous invitent à l’intérieur.

A savoir :
– Le bus local  d’Ajmer pour Pushkar part au pied du pont piéton à la sortie de la gare, de l’autre côté de la route. 14 roupies par personne, 12 au retour.
– Il y a également un bus qui fait la liaison Pushkar-Jaisalmer tout les jours à 7am pour 250 roupies.
– Hotel Diamond offre des chambres à partir de 300 roupies, le toit est super pour se relaxer.
– L’entrée pour Mehrangarh coûte 600 roupies. 200 pour un appareil photo, 300 pour une caméra. La location d’un audio-guide nécessite un déposit de 2,000 roupies où d’une pièce d’identité.
– Les aigles apparaissent tout les jours vers 15h30.

Jaipur, une ville vivante et épicée.

Encore une fois, la plupart des blogs dénigrent cette ville. Trop fausse, très pauvre, un harcèlement constant, … On demande à voir. Bonne surprise à nouveau. On commence par faire un tour dans la ville pour se dégourdir un peu les jambes après une bonne matinée dans le train. La rue principale abrite sous ses arcades un bazar vivant et coloré. Les sacs d’épices, de piments et de pâtes se succèdent. Les odeurs se mélangent et on se fraye un chemin dans la foule pour atteindre Hawa Mahal, le temple des vents. On admire juste la façade, à l’arrière du bâtiment. C’est beau, un peu décevant, et après quelques photos on passe notre chemin pour retourner dans la rue-bazar.
Le lendemain, direction le fort d’Amber à une dizaine de kilomètres de là. On y passe une bonne heure et demi à se balader et à se perdre dans le fort. Le Sheesh Mahal, temple des miroirs, attire la foule qui délaisse le reste du complexe. Aménagé sur plusieurs étages, de nombreux escaliers mènent un peu partout. On a une belle vue sur la muraille qui serpente sur le haut des montagnes voisines. La brise est très agréable et la chaleur de Jaipur est vite oublié. On est agréablement surprit par la taille du fort.
Départ tôt le matin suivant, on quitte donc Jaipur avec une bonne impression de cette ville.

A savoir :
– Khandela Guesthouse offre des chambres spacieuses au calme à partir de 330 roupies.
– La photo du temple des vents et en réalité celle de la façade arrière du bâtiment. L’entrée au temple coûte 200 roupies.
– Le bus public pour se rendre au fort d’Amber part du rond-point devant en haut de l’Hawa Mahal. Prendre le numéro 29, 10 roupies le trajet. Pour le retour, le bus s’arrête devant le fort.
– L’entrée au fort  d’Amber coûte 500 roupies.
– Le ticket combiné (palais des vents, city palace et les trois forts) coûte 1,200 roupies.

Agra, un stop obligatoire.

On débarque à Agra et on saute dans notre tout premier tuk-tuk, on file vers la porte Sud du Taj Mahal. On jette nos sacs dans la chambre de notre hôtel et on se précipite sur le toit pour observer le fameux édifice. Il est impressionnant, même de loin. Un violent orage approche et soulève la poussière qui masque de plus en plus de maisons. Bientôt, il passe au-dessus de nous, amenant de fortes bourrasques. Il fait bien meilleur. On part s’abriter quand arrivent la pluie et les éclairs.
On se lève tôt pour profiter du Taj Mahal avant la foule. Une nouvelle fois, notre Boba Fett en plastique ne passera pas la sécurité. On découvre enfin l’édifice, au bout de l’allée centrale. Majestueux. On longe les canaux tranquillement, en prenant notre temps. Puis, pieds nus sur le marbre, on fait le tour au milieu des minarets avant de rentrer à l’intérieur. On le contemplera de longues minutes avant de quitter le complexe.

On visite ensuite le Fort d’Agra, facilement accessible depuis le Taj Mahal par le parc Victoria. Les hauts remparts rouges du fort se dressent devant nous. Le lieu est désert. Depuis la terrasse, on peut voir le Taj Mahal au loin. On visite le palais dans le calme, et on quitte l’endroit alors qu’arrive la foule.

On se ballade dans les ruelles près de la porte Sud, on se perd un peu dans ce labyrinthe. Les vaches, sacrées, bloquent impunément le chemin. Au fur et à mesure des indications reçues des locaux, on finit par retomber sur nos pas. Les gens sont très souriants, mais ne voient sûrement pas souvent des touristes. Et c’est avec quelques préjugés que l’on ne se sent pas toujours rassurés.

A savoir :
– Le Sai Palace près de la porte Sud offre des chambres à partir de 400 roupies, belle vue du Taj Mahal depuis le toit.
– Entrée au Taj Mahal, 1000 roupies. Conserver le ticket pour économiser 50 roupies sur l’entrée au fort qui est à 500 roupies.