Pokhara, aux pieds des Annapurnas.

On arrive à Pokhara après 8 heures de bus durant lesquelles on a pu apercevoir quelques sommets enneigés mais la chaîne de montagnes demeurent cachée dans les nuages.

Les nuages couvrent les montagnes, on décide donc de repousser notre saut en parapente au lendemain. On profite de la journée pour marcher jusqu’au temple de Byndhyabasini. On se balade dans les petites rues piétonnes qui longent la montagne avant de retrouver la grande avenue qui mène jusqu’au temple. La vue sur la ville est superbe, on ne voit malheureusement pas le lac mais les nuages gris approchant sont un beau spectacle.
On chercher ensuite un petit restaurant local pas cher pour fêter mes 22 ans comme il se doit, avec 22 momos. En fin de journée, on regarde le coucher du soleil depuis un banc près du lac Phewa. Au loin, le sommet de Fishtail dépasse des nuages timidement.

Le lendemain, saut en parapente. On choisit de le faire avec Hanuman Paragliding, et après une demi-heure de voiture et une montée bien verticale on arrive sur la clairière de décollage. On se prépare près d’un touriste chinois qui a bien du mal à comprendre qu’il ne faut pas s’assoir. Trois petits pas, deux secondes de course et nous voilà dans les airs. Les courants chauds nous soulèvent nous offrant une meilleure vue de Fishtail, presque dégagé. On survole les rizières, frôle les arbres. Mais déjà il est temps de se poser près du lac. Les conditions n’étaient pas optimales pour un long vol en hauteur ou même une belle vue de la chaîne montagneuse, mais l’expérience reste exultante. Ce soir, Fishtail est accompagné de l’Annapurna III lors d’un autre magnifique coucher de soleil. lac1riziere-1
img_0185Le jour suivant, on décide de rejoindre la World Peace Pagoda à pieds. Il nous faut deux heures depuis Lakeside. On longe le lac, puis le parc et des rizières avant de s’enfoncer sous les arbres et de s’élever. On dérange au passage quelques singes qui n’ont visiblement pas l’habitude de voir des gens passer par là. On parvient sur la crête, la vue est dégagée. Le tour de la pagode est rapidement fait, on profite de l’ombre qu’elle projette pour se reposer un peu. La descente, par le biais de marches en pierre, est beaucoup plus rapide.
On visite rapidement Devi’s Fall, nommée ainsi après la chute d’une touriste suisse dans ce torrent qui plonge sous Terre en une cascade bruyante. Puis la grotte de Gupteshwor Mahadev de l’autre côté de la rue. Les escaliers menant à la grotte sont décorés de superbes statues. Dans la pénombre, un temple éclaire timidement la cavité. Des gouttes d’eau perlent du plafond, le torrent sous-terrain est juste au-dessus de nos têtes.

On passe nos deux derniers jours à Pokhara à se balader quand le temps nous le permet, la pluie nous oblige cependant à rester longtemps dans notre chambre.


A savoir :
• Namaste Lodge a des chambres avec vue sur le lac à 400 roupies. Située en haut de Lakeside.
• Laughing Buddha est tenu par une accueillante famille. Un des restaurants les moins chers de Lakeside, bonnes portions. Leur Dhalbaht au poulet sont excellent. 200 roupies.
• Umbrella Cafe se vante d’avoir les meilleurs burgers de la ville. Ils sont effectivement bons, mais loin d’êtres des burgers, plutôt des patty recouverts d’une délicieuse sauce. 270 roupies.
• Pour 30 et 50 roupies, croissant et chocolatine se dénichent dans une petite boulangerie près de Namaste Lodge.
• La gare de bus se trouve à 3km à pieds de Lakeside. 20 min à pieds ou 200 roupies en taxi.
• Bus depuis Kathmandu met 8h, 550 roupies depuis la rue Khalarbitta. Départ à 7h. 1 litre d’eau offert.
• Toutes les agences proposant des sauts en parapente sont tenues de faire les mêmes prix maximum. Discount hors saison. Vol cross-country chez Hanuman, 10.000 roupies. Remboursement partiel si les conditions raccourcissent le vol.
• L’entrée à la pagode est gratuite.
• Devi’s Fall et les grottes de Gupteshwor Mahadev coutent 30 roupies respectivement.
• Bus depuis Devi’s Fall jusqu’à Tourist Bus station, 15 roupies.

L’Inde, découverte d’un pays aux deux visages.

L’Inde, d’après la plupart des touristes rencontrés sur la route, ou qui ont narré leurs aventures détestables sur la toile, c’est sale, malhonnête, une arnaque, … Bref, un pays à éviter à moins d’aimer se plaindre.
L’Inde, d’après quelques voyageurs, c’est un pays magnifique remplit de gens chaleureux et souriants.
Par touristes, j’entends les gens qui passent 2-3 semaines dans le pays et se limitent souvent au Rajasthan avant de rentrer de leur vacances. Par voyageurs, j’entends les gens qui ont quitté leur confort pour partir à l’aventure pendant plusieurs mois, voir années.
Le problème c’est qu’on entend plus souvent les touristes que les voyageurs.
On tombe dans la catégorie des voyageurs. Et nous, on a adoré l’Inde.
Après déjà 9 mois de voyages, on parvient en Inde. Et on commence par le Rajasthan.

Problème 1 : Effectivement, c’est sale. Mais les indiens n’ont pas encore le réflexe de chercher une poubelle, il y en a rarement de toutes manières. Les détritus finissent par terre, en attendant d’être chassés par la mousson ou ramassés par des éboueurs. Parce qu’il y a des éboueurs, mais on est bien loin du camion-poubelle. Là, c’est avec deux bout de cartons qu’il faut ramasser les déchets avant de les transporter sur un dos déjà bien courbé jusqu’à une benne ou une charrette. Certes, ça n’empêche pas que la saleté est vraiment ennuyante; surtout dans les grands villes où l’on est obligé de constamment regarder par terre. C’est surtout triste dans les villages ou dans la nature, de voir les indiens gâcher indifféremment l’environnement. C’est triste aussi de se dire que l’on s’habitue. On s’amuse à compter sur les doigts d’une main les poubelles à certains endroits, on s’étonne de ne pas trouver de papiers dans les lieux touristiques. Ce qui nous amène au second problème.

Problème 2 : L’Inde est habitué aux touristes, pas aux voyageurs. Donc c’est totalement normal qu’un étranger paye (beaucoup) plus cher qu’un indien pour un lieu touristique, pour eux bien sûr. Pour nous, c’est lassant, fatiguant et énervant. On finit par sauter des monuments car le prix exorbitant nous rebute, souvent le prix d’un repas ou d’une nuit pour deux personnes pour nous contre le prix d’une bouteille de soda pour les indiens. L’astuce, la carte d’étudiant qui fait normalement diminuer un peu le prix. Et puis, pas la peine de payer le ticket photo en plus, les portables sont souvent autorisés gratuitement à l’intérieur.

Problème 3 : Les tuktuk. La plus belle arnaque d’après les blogs. Oui ils sont énervant ces chauffeurs à vous agresser dès votre sortie de la gare ou de votre hôtel. Les prix sont bien sûr gonflés pour les touristes, il faut savoir négocier. S’éloigner du tuktuk en refusant, rien que marcher dix mètres fera baisser le prix. Mieux encore, prendre le bus, le métro ou même marcher. En trois mois en Inde, on a seulement pris le tuktuk deux fois.

Problème 4 : Les vendeurs qui insistent pour receler leur marchandises, soit-disant en forçant la main. Un problème bien difficile à cerner, si vous ne voulez pas achetez quelque chose, n’achetez pas, point. A noter que c’est la même chose en Thaïlande par exemple, dans les coins touristiques. Quelques fois, les vendeurs proposent plusieurs fois pour êtres sûrs que nous ayons bien comprit ce qu’ils vendent, un peu de gentillesse dans le monde de la vente. Il faut également penser à vérifier le MRP (Maximum Retail Price) indiqué sur les paquets ou bouteilles, c’est le prix maximum que les vendeurs peuvent demander.

Problème 5 : La mysoginité des indiens. Seulement dans le Nord du pays, c’est à dire le Rajasthan et les régions autour d’Hyderabad et Calcutta. Alors oui les femmes sont clairement inférieures aux yeux de la gente masculine. Mais il vaut mieux rire de leur désarrois quand je leur parle ou paye que de s’en offusquer.

Problème 6 : La pauvreté. C’est vrai que c’est assez dur de voir des indiens dans la rue, dormir par terre et souvent avec des enfants en bas âge. Ils traînent dans les gares et dans les grandes villes. Les femmes portent leur enfant et réclamé de l’argent pour manger. Les enfants courent après nous, en bandes; tentent de nous prendre la main et de nous amadouer avec de grands sourires. On refuse gentillement, souvent les locaux d’une autre caste leur demande de partir quand ils refusent de nous laisser tranquille. L’Inde est un pays pauvre, et c’est souvent dur pour nous occidentaux privilégiés de se retrouver face à un tel degré de pauvreté.

Problème 7 : La nourriture. L’eau, toujours en bouteille fermée ou avec une pastille chlorée. Pour la nourriture à proprement dit, n’écoutez pas toujours les guides papiers qui vous éloignent des petits restaurants de rue si vous avez déjà voyagé plusieurs mois. Les thalis, biryanis, … du restaurant au coin de la rue sont bien meilleurs et bien moins chers que ceux des restaurants « classes », les portions sont souvent plus importantes également. Ces plats de tout les jours sont aux alentours de 100 roupies, 40 pour le moins cher, 130 le plus onéreux que l’on ait testé.

En outre, la plupart de ces problèmes sont facilement évités quand on voyage comme un local. C’est à dire, oubliez les taxis avec la clim, les trains en AC, les ballades en ville avec le Lonely Planet à la main, … Et surtout il faut prendre ça avec le sourire et prendre un peu de recul. Il y aura forcément des moments où on s’énerve. Après tout, le pays ne va pas changer de si tôt, et une fois qu’on prend ça de bonne humeur les gens sont beaucoup plus enclin à vous laisser en paix et l’aventure en Inde est beaucoup plus plaisante. Et encore une fois, ces problèmes se limitent grandement au Nord. Le reste de l’Inde…

Le Laddakh est magnifique, au Nord-Ouest du pays, coincé entre le Népal, Pakistan et Chine. La mentalité là-bas est totalement différente du reste du pays. Pareil dans le Nord-Est. Le Sud de l’Inde est à couper le souffle. Et les gens sont ouverts, souriants, toujours près à aider. Forcément c’est toujours un peu sale, bruyant et les chauffeurs de tuktuk n’ont pas changé. Mais en général, on vous demandera plus de selfies qu’on essayera de vous vendre un saree. Vous entendrez plus de « where are your from ? » que de « tuktuk ? tuktuk ? ». L’Inde est un pays qui se vit plusieurs mois ou plusieurs voyages. On le vit, on ne visite pas. C’est un pays de plus d’un milliard d’habitants, avec un tourisme intérieur bien plus important que le tourisme extérieur. Les prix des logements et restaurants dans les lieux touristiques sont d’ailleurs gonflés pour et à cause des riches touristes indiens.

Oubliez les blogs, oubliez ceux qui vous disent de ne pas aller en Inde. Et si vous y allez, ne restez pas dans le Rajasthan, l’Inde a tellement d’autres choses à offrir qu’un petit bout de désert beaucoup trop habitué aux touristes de passage.

Darjeeling, ville en terrasse.

Depuis Siliguri, notre train pour Darjeeling étant annulé, on prend le bus. On passe par Mirik près de la frontière népalaise. Aujourd’hui, 15 Août, c’est la fête de l’indépendance. Après des gourmandises offertes par un policier à la gare routière, on traverse des villages en fête. Les habitants se regroupent sur des grandes places ou défilent dans les rues en faisant un maximum de bruit. On découvre la vue de la ville en terrasse depuis notre hôtel, perché dans les hauteurs. Le panorama est surprenant, la ville semble poussée sur le flanc de la montagne.


On débute notre visite en dépassant l’église de St-Andrews pour se rendre au zoo. On a tout juste le temps de voir les pandas roux et les serpents avant que l’orage n’éclate. On poursuit entre les gouttes, se protégeant des averses sur le chemin jusqu’à l’institut d’alpinisme. Là, on en découvre un peu plus sur l’histoire des sommets himalayens et des alpinismes les ayant conquis. Bloqués ensuite pendant près d’une heure sous un parapet, on attend que l’orage passe pour aller voir les léopards et terminer le tour du zoo. Une énième averse nous bloque sous un abribus. Enfin, on peut rentrer au sec.

Le lendemain, on se ballade dans la ville. On profite de la vue et du calme. On déniche un bon restaurant près du Subway de la ville, on se régale de momos et d’un dernier thali avant notre départ de l’Inde. L’orage revient le soir, inondant notre chambre éclairée à la bougie.

A savoir :
– Hotel Temple View offre une superbe vue des montagnes et de la vallée. 700 roupies pour une chambre double.
– Le Toy Train coûte 315 roupies en First Class exclusivement, il est au patrimoine de l’Unesco. En direction de Darjeeling le lundi, mercredi et vendredi. Depuis Darjeeling, mardi, jeudi et samedi. Il est souvent annulé pendant la mousson.
– Bus depuis Siliguri en passant par Mirik coûte 130 roupies, 4h de trajet. Également possible de prendre un taxi partagé qui va directement à Darjeeling, 3h de trajet (130 roupies).
– L’entrée au Zoo et à l’Hymalayan Mountaineering Institute coûte 100 roupies.

Jagdalpur et Calcutta, remontée vers le Nord.

Jagdalpur, la vallée d’Araku et les chutes de Chitrakote.
Depuis Hyderabad, on change de train à Visakhapatnam pour traverser la valléé d’Araku jusque Jagdalpur. Le paysage est superbe, on s’élève dans les collines, enchainant ponts et tunnels. On passe de nombreuses rizières en terrasses. Arrivé à Jagdalpur, on tourne dans la ville pour trouver un hôtel qui accepte de nous loger.

Le lendemain matin, on rejoint les chutes de Chitrkote après une heure et demi de bus. Il n’y a aucune barrière de sécurité pour nous éloigner de l’eau, on peut presque toucher la chute. Le débit est impressionnant. Ce sont les chutes les plus larges du pays. On les contemple longuement, on profite de l’endroit et du beau temps. Puis on va attendre le bus pour rentrer en ville. On patiente en grignotant des onion bhajis.


On repart le jour suivant, déjà. Direction Raipur à sept heures de bus au Nord où nous attend notre train de nuit pour Calcutta.

Calcutta, dernière mégalopole.
Quelques gouttes nous accueillent alors qu’on patiente pour prendre le bus vers le centre-ville. On galère pour trouver un hôtel pas cher, changeant finalement de quartier pour se rapprocher de New Market où ils sont tous regroupés. On en déniche un alors que l’averse commence.
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On débute notre visite de la ville par le Victoria Garden. Le palais est magnifique, les jardins sont agréables. La chaleur nous pousse à continuer vers le Fort Williams, mais malheureusement l’accès est bloqué depuis la route principale et il est impossible de l’apercevoir. On rentre donc retrouver un peu de fraîcheur avec une première journée de marche sous le Soleil.

Le lendemain, on part vers le Nord de la ville pour aller voir le Palais de Marbre. On ne peut pas approcher l’édifice, il faut obtenir un ticket auprès de l’office de tourisme. Il est interdit de le prendre en photo, mais on ruse pour en voler une malgré tout. On marche ensuite vers la grande mosquée du quartier musulman. L’accès est interdit pour les femmes, on se contente de l’extérieur. Juste en face, on déguste un copieux biryani au poulet, délicieux.

On continue de redescendre doucement vers notre hôtel en passant par le marché. Après avoir parcouru une galerie commerciale remplie de vêtements, on passe une rue odorante où se trouve des cages de poules. On se repli sous les halles où on trouve finalement des épices.


Pour notre dernier jour, on repart faire le plein d’épices avant de se diriger vers la gare ferroviaire de Calcutta au Nord. On s’assoit sur le quai alors que l’orage éclate. Toute la soirée, la pluie tombe sur les trains. On assiste à l’arrivée d’un train depuis Dacca, la capitale du Bangladesh. La présence militaire est de suite beaucoup plus importante, et les passagers sont priés de remettre des papiers pour pouvoir sortir de la gare. La queue de bangladais s’allonge, certains essayent vainement d’éviter le barrage de militaires armés.

A savoir :
– Peu d’hôtels ont le droit d’accueillir des touristes à Jagdalpur, et ils sont forcément chers. le seul qu’on ait trouvé, Hotel Rainbow, 1000 roupies la nuit.
– Bus pour Chitrakote Falls, 40 roupies pour un peu moins de 2h de trajet. Depuis Rainbow, descendre la rue jusqu’au second petit rond-point, le bus est sur la droite avec des taxi partagés. Un départ toutes deux heures. Pareil pour revenir des chutes. Premier départ, 9h30.
– Les chutes de Chitrakote sont gratuites.
– A Calcutta, il y a énormément d’hôtels près du New Market. 500 roupies minimum pour une chambre double.
– Le Victoria Garden coûte 20 roupies.

Hyderabad, ville multiculturelle.

On découvre que le métro est encore en travaux, on prend donc le bus pour rejoindre Secunderabad. Mais le quartier n’est pas très accueillant, les dortoirs sont exclusivement masculins et les hôtels ne sont pas autorisés à recevoir des touristes. Retour donc vers le centre, près de la gare de Deccan. Dans la soirée, on part vers le lac de la ville. En passant, on se rend au temple de Birla Mandir. Niché en haut de la colline, il domine la ville et le lac. La vue est superbe, on aperçoit même la grande statue de Bouddha située dans le lac. Les aigles sont de sortie, jouant dans les courants d’air sans battre des ailes.

On marche jusqu’au lac, préférant éviter l’entrée payante au parc pour longer la route jusqu’à un point de vue. La statue est illuminée dans la nuit. C’est donc de nuit que l’on rentre à notre hôtel, fatigués d’une longue journée.

On part le lendemain matin en direction du fort de Golconda. Le lieu est presque désert, il est encore tôt. Le bas du complexe, quelque peu en ruine, invite à se perdre. On monte, on descend des escaliers, passant de pièce en pièces au hasard des détours. On finit par trouver les marches qui mènent en haut du fort. Le vent souffle violemment, la vue est belle. On voit au loin les tombes, de l’autre côté on aperçoit Hyderabad.
Puis on repart vers Charminar, le symbole de la ville. La grande porte est impressionnante malgré les échafaudages. Juste à côté, se trouve la mosquée de Masjid. C’est une des plus grandes mosquées du pays, capable d’accueillir 10,000 fidèles. Malheureusement, nous n’avons pas la bonne tenue pour rentrer à l’intérieur. On continue donc notre balade vers une Haveli. Mais elle est cachée derrière une école, l’accès nous est donc refusé. Tant pis, on poursuit vers le palais de justice de la région, au bord de la rivière. Il faut ruser pour prendre le bâtiment en photo, interdiction de s’en approcher.

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A savoir :
– Le métro n’existe pas encore.
– L’accès au temple de Birla Mandir est gratuit. Portable et chaussures sont à laisser au vestiaire gratuit.
– Possibilité de prendre un ferry pour se rapprocher de la statue de Bouddha. Il y a également un show de lumière.
– Pour rejoindre le fort de Golconda, prendre le bus pour Mehdipatnam station et changer pour le 66G. Depuis Golconda pour rejoindre Charminar, prendre le 66G également. Ticket autour de 20 roupies dépendant de l’arrêt de départ.
– L’entrée au fort coûte 200 roupies.
– Pour entrée dans la mosquée près de Charminar, shorts interdits et cheveux couverts.

Mamallapuram et Chennai.

Mamallapuram, temples en bord de mer.
On arrive sous le Soleil depuis Pondicherry. On passe une première après-midi à se promener sur la plage et dans la petite ville. Le lendemain, on visite. On commence par les Five Rathas, un petit complexe de cinq temples. Un peu cher après avoir vu Hampi, Pattadakal et Thanjavur.
On continue vers Arjuna’s Penance et le petit parc bien vert de la vile. Les éléphants en bas-relief qui couvrent un grand mur de pierre sont superbes. Le parc offre une belle balade également. On passe près du Balancing Rock, un énorme rocher en équilibre dans la pente. On continue, observant des singes peu farouches pendant quelques minutes près d’une sorte de grotte. Puis on monte en haut d’un temple, la vue sur la mer et les autres temples de la ville est belle.

On termine par le Shore Temple. Le complexe à subit les années de vent salé. Également petit, il reste sympathique.
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Chennai, grande ville de l’Est.
On commence notre visite de la ville en rejoignant le fort St-Georges en bus et à pied. On met un peu plus d’une heure à le rejoindre, grosse déception à l’arrivée. On s’attendait à un fort, d’où son nom. Mais c’est en fait juste un musée désormais, le reste du complexe est militarisé. On ne s’attarde pas, rejoignant la basilique St-Thome. L’édifice, tout blanc et imposant, est très beau de l’extérieur; l’intérieur est sobre.

Puis on marche jusque Sri Manakula Vinayagar. Le complexe est encore fermé, on en profite pour visiter Sri Ramakrishna Math en attendant. On entre par l’ancienne entrée avant de découvrir le nouveau temple et ses pierres saumons. L’extérieur constitue en une seule grande pièce où les gens prient et méditent. Le Sri Manakula Vinayagar ouvre alors qu’on y parvient. Les toitures sont surmontées de multiples figures colorées. Malheureusement, l’intérieur même du temple est réservé aux hindous.
A savoir :
– L’entrée au Five Rathas et au Shore Temle de Mamallapuram coûte 500 roupies.
– L’entrée au parc près de Arjuna’s Penance est gratuite.
– Le bus PondicherryMamallapuram coûte 75 roupies. Prendre un bus ECR (East Coast Road) depuis la station de Pondicherry à l’extérieur de la ville. Il vous dépose sur l’ECR à 2km du centre de Mamallapuram.
– Le bus MamallapuramChennai coûte 40 roupies. A Chennai, le terminus est juste à côté du terminus des bus locaux d’où il est simple d’en prendre un pour rejoindre le centre.
– Le temple de Sri Manakula Vinayagar ouvre à 16h. Entrée gratuite.
– Entrée gratuite également au Sri Ramakrishna Math situé à quelques centaines de mètres.

Thanjavur et Pondicherry.

Thanjavur, visite éclair.
Obligé de passer par Madurai, on patiente plusieurs heures pour un second train. Une nouvelle attente ensuite avant de monter dans un dernier wagon pour Thanjavur. On y arrive de nuit, le choix de notre hôtel est rapidement fait: le plus proche et également l’un des seuls. Le lendemain, on marche jusqu’au palace mais la façade ne nous donne pas vraiment envie de rentrer à l’intérieur. On poursuit donc notre chemin dans les petites ruelles de la vielle ville.

Heureusement, le Big Temple, patrimoine de l’Unesco, relève le niveau de la ville. Un magnifique endroit. La lumière du Soleil courre sur les pierres orangées, le sol commence à être chaud. On visite l’intérieur du grand temple, parmi les locaux qui prient et se réjouissent de notre présence. Les temples autour, plus petits, sont également beaux. Les sculptures sont fines et l’endroit est agréable car bien entretenu. Il est déjà temps de repartir, vers Pondicherry.

Pondicherry, détente à la française.
On découvre que le train que l’on souhaitait prendre depuis Thanjavur ne circule plus. Heureusement, l’employé de la gare cherche pour nous une solution. On finit donc par patienter quelques heures avant de monter dans un train pour Tirupadripulyur. Les rails traversent d’immenses rizières vertes. Puis on prend un bus vers Pondicherry.
La musique est forte, les bosses nombreuses et les klaxons assourdissants. C’est la même chose dans le bus de ville qui nous conduit jusqu’à Auroville, un rassemblement de communautés à dix kilomètres au Nord de la ville.

Là, commencent trois jours de détente dans un semblant de jungle. Au programme, grasses matinées, piscine, surf et surtout… de la cuisine non-indienne ! Croissants, pizzas, salades, pâtes carbonara, … On visite quand même Auroville, créée en 1968 par une française. On contemple de loin le Matrimandir, l’esprit d’Auroville; une structure sphérique dorée qui renferme une boule de cristal éclairée par le Soleil. La philosophie est assez originale, difficile d’y accrocher. Mais l’endroit est superbe.

On rejoint ensuite Pondicherry. Au cours de notre séjour de quatre jours, on se ballade le long de la promenade au bord de la mer, piétonne le soir venu. Temples et églises sont fermées quand on visite un peu plus la ville. Mais l’extérieur de Sri Manakula Vinayagar est superbe. Une grande fresque peinte sur le plafond représente une multitude de dieux. L’ensemble est très coloré.

On se rend devant l’église de l’Immaculé Conception  avant de traverser le petit parc pour rejoindre la statue de Gandhi sur la promenade. De nuit, on va voir Pink Church ou Caps Church, renommée ainsi par les habitants. Seule église avec une messe encore énoncée en français. La dernier cathédrale, en face de la gare ferroviaire détonne avec ses briques rouges.

On se ballade dans les rues Romain Rolland, Dumas, … Les bâtiments ont une allures coloniales dans le White Pondicherry, le quartier français. Le reste de la ville est plus indien, bruyant, vivant et sale.

A savoir :
– L’entrée au Big Temple de Thanjavur est gratuite. Mais le site est fermé en début d’après-midi.
– A Auroville, il est possible de voir le Matrimandir de près. Il faut pour ça se rendre au centre de tourisme et visionner une courte vidéo explicative avant de récupérer un pass.
– Louer une planche de surf coûte 400 roupies.
– Une TVS, mobylette, coûte 50 roupies par jour.
 – Les bons coins d’Auroville, Tanto fait de très bonnes pizzas, juste à côté le Frites Corner a de superbes salades au thon ou au poulet (190 roupies), Bread and Chocolate fait de bons petits-déjeuners et de succulents croissants.
– Les bons coins de Pondicherry, Burger and Juice au Nord de la ville fait de bons burgers pas chers, la boulangerie de Baker Street a une multitude de pâtisseries allant d’éclairs au pains au chocolat.

Les plages de Kovalam et Kanyiakumari

Kovalam.
Il n’y a pas grand chose à faire à Kovalam à part profiter du bruit des vagues et de la plage. Deux jours à se promener sur les petites plages et à regarder les locaux découvrir l’eau.

Kanyiakumari, la pointe Sud de l’Inde.
On arrive ensuite à Kanyiakumari, une petite ville sur la pointe. Le vent souffle près de l’eau, faisant gonfler les vagues. Le rocher de la tortue est inaccessible par marée haute, et l’eau va éclabousser les locaux durant leurs selfies. En face, sur deux petits îlots, se dressent un immense statue et un temple. On les observe de loin.

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On marche jusqu’à Sunset Beach, la route est déserte, presque abandonnée. L’anse est jolie, sûrement mieux en fin de journée que vers midi. On se ballade dans la ville, vers la cathédrale blanche qui détonne au milieu des maisons colorées. Les ruelles partent de tout côtés, on rejoint la digue pour mieux apprécier ce patchwork.


A savoir :
– De Kumily à Thiruvananthapuram, un bus part à 5h et 8h45 du matin. 7 heures de route pour 213 roupies.
– Depuis Thiruvananthapuram, il y a un bus qui rejoint la plage de Kovalam. Il part de East Fort, « plateforme » 11 sur la route. Une demi-heure pour 17 roupies.
– L’entrée du phare de Kovalam est payante.
– A Kanyiakumari, il est possible de prendre un ferry pour aller voir le temple et la statue.

Kochi, Munnar et Periyar.

Kochi la portuguaise.
On retrouve la mousson à Ernakulam. A peine sortit de la gare, on a de l’eau jusqu’aux chevilles. Il faut marcher jusqu’au ferry sous la pluie battante. Le trajet est rapide pour rejoindre Kochi, une petite demi-heure seulement. Il ne nous reste ensuite que deux kilomètres jusque notre guesthouse, la pluie s’arrête alors qu’on aperçoit notre première église. Une fois sec, on ressort pour se rendre jusque Palace Road où dénicher des restaurants apparemment pas trop chers. Repus d’alu gobi, riz et boeuf, on repart vers l’auberge.

Le lendemain, on se ballade sur la petite île. Elle est recouverte d’innombrable église. L’une a même hébergé le corps de Vasco de Gama pendant 14 ans avant qu’il ne soit ramené à Lisbonne.

On s’arrête à la grande basilique de Santa Cruz, l’intérieur est sympathique avec la structure de bois apparente et les nombreux tableaux chrétiens. On longe l’eau et les filets de pêches chinois jusqu’à la petite plage de Gandhi.

Munnar, montagnes de thé dans les nuages.
 La route depuis Ernakulam est belle, on s’élève dans les collines à la végétation dense et humide. On dépasse de nombreuses cascades avant de rentrer dans le nuage.

Munnar est dans la brume lorsqu’on y parvient. A peine arrivé, on part se balader dans les plantations de thé. On ne voit qu’à une dizaine de mètres, on ne distingue pas grand chose. Mais l’atmosphère, quoique mystérieuse, est agréable.


Heureusement, le temps s’est éclaircit le lendemain matin. On attend que les quelques gouttes de pluie cessent puis on part pour une promenade jusqu’à d’autres plantations. On emprunte une route secondaire qui longe la rivière et est dépourvue de trafic. Puis on arrive dans Silent Valley, le thé court sur les collines à perte de vue.

Dans l’après-midi, on repart vers les plantations visitées la veille. La vue est superbe. Encore des plantations qui s’étendent à l’infini.

Le lac de Periyar.
On rejoint la ville de Kumily après une matinée dans le bus. L’après-midi, on entre dans la réserve naturelle de Thekaddy où se trouve le lac de Periyar. On marche quelques kilomètres jusque l’embarcadère. Les singes noirs nous observent depuis les arbres, les gros écureuils courent sur les troncs. Puis on attend le départ du bateau.

La réserve est connue pour ses tigres, mais on peut y trouver des éléphants, buffles, singes, cervidés en tout genre, oiseaux, … Pendant l’heure et demi de ballade sur le lac, on verra des singes mais surtout des buffles et des cervidés et une multitude d’oiseaux faisant sécher leurs ailes dans le vent. On aperçoit également au loin un éléphant solitaire.

Sur le retour, on emprunte le chemin de « trek » à faire soit-même. Bordé de nombreuses pancartes informatives, ce chemin à interprétation est très sympathique; et beaucoup mieux que de marcher sur la route. L’entrée du sentier se situe en haut de la route qui part vers la gauche juste après l’entrée payante au parc.

A savoir :
Kochi.
– Depuis Mysore, il existe des bus de nuit à 500 roupies pour rejoindre Ernakulam (Kochi). L’option moins onéreuse consiste à prendre un bus pour Kozhikode (190 roupies, 6h de trajet, départ à 7h du matin.) puis un train pour Ernakulam (75 roupies en Second Sitting, 3h35 de trajet, départ à 13:40). Il y a également un train qui part à 16h si vous ratez celui de 13:40.
– La gare la plus proche est à Ernakulam. Il faut prendre un ferry pour rejoindre l’île de Kochi. Une demi-heure de bateau pour 4 roupies.
– L’auberge Lily’s Inn se trouve sur Lily Street, chambre double pour 300 roupies avec petit déjeuner comprit.
Munnar.
– Le bus part de la station KRSTC, à côté de la gare ferroviaire, à 9h et 10:30 du matin. 4 heure trente de trajet pour 98 roupies. Il y a également des bus climatisés.
– JJ cottage, 400 roupies la chambre double. Il faut descendre avant le centre de Munnar, c’est l’auberge rose vif.
Periyar.
– Il faut rejoindre la ville de Kumily pour atteindre le parc. Depuis Munnar, le bus part à 6:30 du matin, coûte 95 roupies et met 5 heure et demi.
– Le tour en bateau est parfait pour les petits budgets. 225 roupies pour 1h30 sur le lac, plus 450 roupies d’entrée au parc.
– Il y a également la possibilité de faire des treks.

Bangalore et Mysore

Bangalore, capitale moderne.
Après un long trajet en bus, on arrive en fin de journée à Bangalore. On rejoint notre hôte après quarante autres minutes de bus jusqu’à Indiranagar. Le quartier est vivant, jeune. Les bars se succèdent, ne laissant de la place que pour des restaurants. Même dimanche soir, les gens sont dehors. Puis on part vers un autre quartier pour regarder la finale de l’Euro 2016.
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Le lendemain, après un bon petit-déjeuner local, on prend un départ un peu tardif, fatigués de la veille. Dans l’après-midi, on visite la ville. On traverse le grand parc Cubbon, on longe l’immense bâtiment gouvernemental qui donne sur le parc. Puis direction la basilique Sainte-Marie en plein quartier musulman. Sur la route, on dépasse un beau temple hindou. La basilique détonne au milieu du marché, les aigles tournent.
On se ballade ensuite, passant les rues commerçantes, remontant Commercial Street qui est illuminée de néons et enseignes de marques. Puis on rejoint les quartiers plus riches de la ville, se reposant sur les marches d’une galerie commerciale. On rentrera sous une pluie fine après une longue journée de marche.

Le jour suivant, on attend simplement notre train. N’ayant rien à faire de la journée, toutes les attractions sont éloignées de la ville, on décide de prendre un train plus tôt. Et après avoir longuement patienté pour un bus, on parvient à la gare à temps pour partir vers Mysore.
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Mysore et son palais anglais.
On parvient à Mysore en fin de journée sous la pluie. Notre hôtel n’est qu’à un kilomètre mais on y arrive trempé. On attend que la pluie ne cesse pour se rendre dans notre premier centre commercial du pays, autant dire qu’on voulait tout acheter.
Le lendemain, on marche vers le palais royal. Il a été reconstruit par un anglais en 1912 après que l’ancien eut brûlé. A l’intérieur du palais, l’architecture victorienne rencontre les divinités indiennes. Chaque pièce est pourvue de colonnes, de peintures, de statues. La visite est rapide, mais le lieu est vraiment magnifique. On termine par une immense salle ouverte sur la cour et les jardins, les hauts plafonds sont couverts de nuages et au loin on peu voir la porte principale. De l’extérieur, le palais est imposant, anglais.
Classée dans les trois villes les plus propres de l’Inde, on a sûrement du aller dans les seuls rues sales de la ville…

A savoir :
Bangalore.
– Il n’y a pas d’horaire pour les bus de ville. Mais le métro est un bon moyen de se déplacer.
Mysore.
– Le palais coûte 500 roupies, plus 2 pour les chaussures.
– Pour rejoindre Mysore depuis Bangalore, les trains en Second Sitting sont une bonne option. Pas chers et rapides, 75 roupies.