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Kathmandou, ville en reconstruction.

On rejoint le poste frontière de Khakarbita en bus. On insiste auprès du douanier pour ne pas payer une photocopie de visa puisque c’est son ordinateur qui ne marche plus. Comme toujours, notre patience aura raison de lui. On peut donc quitter le pays sans soucis. On traverse le pont qui nous sépare du Népal, le poste-frontière nous attend, caché derrière des palmiers. Quelques formalités plus tard, nous sommes officiellement dans le pays (VISA).

On quitte la frontière à 16h, direction la capitale. 18 heures de route nous séparent de Katmandou, la nuit sera longue. L’arrivée dans la ville encore plus longue. Il nous faut presque trois-quart d’heure pour rejoindre notre hôtel. Aussi, on profite de l’après-midi pour se reposer. Durant les jours suivant, on se ballade dans le quartier de Thamel et ses alentours. On commence nos journées par un bon déjeuner de sel rôti (donuts de pâte) et de pancakes dénichés dans la rue pour 10 roupies.

Les Dubar Squares de Katmandou.
Katamandou.
Le square a été le plus touché des trois. L’endroit est sympathique et vivant malgré les fissures et tas de briques. Il est simple de contourner le guichet en empruntant les petites allées, les guichets sont souvent vides.
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Patan.
On saute du tempo, contents de ne plus être serrés à 12 à l’arrière du véhicule. On contourne le guichet facilement. Le square est un peu plus petit que celui de Katmandou, les tas de briques sont également présents. Un défilé prend place en longue file, certains locaux portent des masques d’animaux, une petite fille marche en arrière sur un ruban, une dame âgée ferme la marche sur le même ruban. On continu notre balade dans les rues qui s’éloignent du square. On tombe sur un autre temple et sa petite cour avant de rejoindre le Golden Temple.
Comme son nom l’indique, il est doré et brille au Soleil. L’endroit est petit, mais très sympa. C’est mardi, jour de prière, alors les femmes font la queue dans la rue, habillées de rouge, pour déposer quelques offrandes sur l’autel de petits temples. Les hommes, eux, défilent en musique. Dans la rue on peut trouver des oignions pakodas, des oignions fris avec de la pâte que les locaux font exclusivement pour les jours saints. On rejoint le centre de Katmandou à pied, pour profiter de la ville.
Bharakpur.
Après une bonne heure de bus, on parvient à l’entrée Ouest de Bharakpur où l’on nous réclame un ticket. On fait demi-tour, et on s’engage dans une ruelle en contrebas du guichet. Une nouvelle fois sans payer l’entrée exorbitante, on parvient près du square. Pour une fois, il est entouré d’une véritable vielle ville qui invite à la balade. Après une bonne assiette de momos pas chère, on entame la visite des deux petites places. Les temples sont superbes, ornés de magnifiques statues. Le tremblement de Terre a épargné une grande partie des bâtiments. Pour nous, ce fut le meilleur des trois.

La Swayambhu et le Boudhanath.
5 kilomètres nous séparent de la colline ou se trouve le Swayambhu. Sur le chemin, on passe la rivière et un petit temple coloré de drapeaux à prières. On longe les moulins à prières jusqu’aux escaliers qui mènent à l’accès Sud, évitant ainsi le guichet. On arrive sur une petite place, plusieurs stupas s’y dressent. Un peu plus loin, et plus haut sur la colline, se trouve le monastère. On par dans l’autre direction pour rejoindre la fameuse stupa.

Sa taille est impressionnante. L’oeil de Bouddha guète la ville. Une bonne cinquantaine de petites stupa d’un peu moins de deux mètres de haut sont regroupées sur la place. Les magasins vendent des masques colorés qui décorent les murs. C’est un endroit où l’on aimerait bien rester. La vue sur la ville est superbe, Katmandou dans sa vallée. On redescend par les escaliers Est, les principaux, bordés de statues.

Après avoir déposé nos demandes de visa pour la Thaïlande (VISA), on marche six kilomètres pour rejoindre le Boudhanath. On passe devant le guichet, personne ne nous arrête pour payer. La statue de Bouddha qui surmonte l’immense pagode est entourés d’échafaudages, on fait le tour de la place, longeant une bonne centaine de moulins à prières. Le lieu est calme. On monte dans un temple pour bénéficier d’une vue globale de la place. Au rez-de-chaussé, un impressionnant moulin à prière tourne, poussé par des locaux. On se ballade rapidement dans les rues aux alentours, à la recherche d’autres temples. Mais ils sont soit en réparation, soit trop modernes.

A savoir :
– Bus de Siliguri à Khakarbita, 25 roupies pour une heure.
– Bus de la frontière à Katmandou, 1050 roupies pour 18 heures de trajet, un litre d’eau offert. Départ 16h.
– La gare de bus de Khakarbita  est sur la droite à moins de 500m du poste frontière.
– Le bus vous dépose sur Ring Road à Katmandou, à 3km de Tamel.
– Durbar Square de Patan coûte 750 roupies, Katmandou 1000 roupies et Bhaktapur 1500 roupies. Pour éviter les guichets, les informations sont dans l’article.
– Swayambhu Pagoda, 200 roupies. A une heure à pied de Tamel.
– Boudhanath, 250 roupies. 20 min de bus pour 25 roupies.
– Les bus de ville partent de Ratna Park. Pour Patan, prendre un tempo (20 roupies). Pour Bhaktapur, les bus partent du terminus à côté de Ratna Park (25 roupies).
– Les meilleurs momos au bœuf de la ville, pour le prix (120 roupies), se trouve au restaurant
tibétain Gilliche. Sur la rue touristique de Thamel, juste à côté de l’épicerie.
– Bus depuis Pokhara, 600 roupies à Tourist Bus station. Départ 7:30. Entre 7 et 9h de trajet.
– Le bus s’arrête à 10min à pieds de Thamel (nord-ouest)

Frontière Tamu – Moreh

Récit en plusieurs étapes de notre passage en Inde.
 
Jour 1 : Départ en Bus de Mandalay vers 15h30, on arrive à Tamu (ville frontière) le lendemain matin. La route fut longue et chaotique, mais on est parvenu à faire une petite sieste de quelques heures.
 
Jour 2 : On parvient donc au poste frontière birman vers 8h45 après 3km de marche depuis la gare routière. Il nous faut attendre notre « guide » qui amène avec lui nos précieux permis nécessaires pour traverser la frontière. Il semble y avoir un problème avec les permis, impossible d’en savoir plus. Vers midi, on décide de quitter le poste pour aller manger. On déniche ainsi un superbe restaurant où les gens sont très gentils et la nourriture abondante et délicieuse ; on se goinfre pour compenser l’omission du diner d’hier soir. 4000 Kyat à deux, soit 3 modestes euros pour un festin. On avait pourtant bien commandé une assiette de riz-poulet et une de riz-oeuf…
Peu après 15h, on apprend qu’on ne pourra pas passer aujourd’hui. Mais on passera demain matin à 10h ! Retour donc en ville pour trouver une auberge pour la nuit. Le ciel s’est obscurcit. On assiste au premier orage, la mousson s’approche.
 
Jour 3 : C’est sous la pluie que l’on rejoint le poste frontière. On y retrouve un malaisien rencontré hier à l’auberge, et Bruno, un jeune retraité français. On patiente longuement comme la vielle, sans plus d’informations. Quelques parties de Uno et plusieurs discussion plus tard, il est déjà temps de retourner à notre nouveau restaurant fétiche pour un autre gargantuesque déjeuner. On rentre en courant, sous la pluie, pour patienter d’avantage. Puis, on apprend qu’à cause d’une décision gouvernementale, une nouvelle loi pour les passages de frontières par voie terrestre va être mise en place. En attendant la dite mise en place, toutes les frontières sont désormais fermées jusqu’à nouvel ordre. Nous sommes donc coincés, pourtant si près de l’Inde. Notre visa birman expire le 21 mai 2016, aujourd’hui nous sommes le 18 mai 2016.
 
Jour 4 : Une nouvelle nuit à Tamu plus tard, on monte dans le bus en compagnie de Bruno, direction Mandalay. Il est 11h du matin, on devrait arriver dans la nuit dans l’ancienne capitale. En fin d’après-midi, on se stoppe pendant une bonne vingtaine de minutes. Le pont s’est effondré, nous coinçant du mauvais côté. « Heureusement », il y a le pont jadis utilisé par le train. On s’engage sur la voie, quelques dizaines de mètres au-dessus d’un fleuve. Il pleut, et il n’y a presque pas de barrières. En contrebas, des camions, trop lourds pour le pont, tentent de traverser à même le fleuve. Ils sont en mauvaise posture, à moitiés renversés.
 
Mais on passe, grâce à l’habilité du chauffeur. On continu notre route, la pluie à fait d’autres dégâts. On emprunte des petites routes boueuses, les « stewards » sortent à plusieurs reprises du bus. Ils éclairent la route avec des petites lampes torches pour juger le passage possible ou non, courent à côté des roues avec des buches de bois dans les mains au cas où il faudrait bloqué le bus ; pieds nus dans la boue, sous la pluie, mais toujours le sourire aux lèvres.
 
Jour 5 : On arrive sains et saufs à Mandalay, avec une courte sieste pour nous requinquer. On retourne à l’hôtel qui nous à hébergé lors de notre dernier séjour pour regarder les vols en partance pour l’Inde ou la Thaïlande. Malheureusement l’aventure par voies terrestres s’achève donc à Mandalay, on ne peut sortir du pays que par les airs. On aura réussit à faire MoscouMandalay au sol, ce qui est déjà pas mal.  

Jour 6 : Notre avion part en début d’après-midi de Mandalay pour rejoindre Bangkok, dans la soirée on prend un autre avion vers Dehli. On ne pourra donc pas voir le nord-est de l’Inde. Arrivés à l’aéroport de Mandalay, on est obligé de retirer quelques affaires de nos sacs pour éviter de payer un supplément. Une fois à Bangkok, ce ne sont plus nos sacs le soucis mais le billet de sortie de l’Inde. Il nous faut apparemment un billet pour ressortir de l’Inde, ce qui ne nous a même pas été réclamé au consulat. Impossible de récupérer nos billets pour Delhi sans ce billet de sortie. Et impossible pour nos interlocuteurs de concevoir que certes nous sommes touristes mais nous ne voyageons pas en prévoyant tout, et surtout pas un avion avec quatre mois d’avance. On argumente que l’on se rend au Népal après l’Inde. Bornés, ils insistent pour voir un billet d’avion pour sortir du Népal. On est obligé de réserver un vol, en espérant pouvoir se faire rembourser par la suite.

Jour 7 : Après une courte nuit sur des fauteuils à l’aéroport de Colombo, il nous reste encore toute une matinée à attendre. Il est six heures du matin et ici le café coûte 5 USD, autant dire que la journée sera longue. Mais voilà, une semaine après avoir quitté Mandalay dans la quête de passer en Inde, on atterrit enfin dans le pays en début de soirée.

A savoir :
– Il existe un bus direct pour Tamu. Il part de la gare routière du centre-ville. 18,300 kyat pour 16 heures de trajet depuis Mandalay. Dans l’autre sens, le billet est à 15,000 kyat. Canette de Coca-Cola ou de boisson énergisante offerte.
– A Tamu, Power Guesthouse a des chambres à 7,500 kyat. 15,000 pour une chambre double.
– Le fameux restaurant se trouve juste avant la fourche en venant de la ville. C’est le dernier restaurant avant que la route ne monte, et avant la frontière.
– Un taxi pour l’aéroport de Mandalay coûte 4,000 kyat par personne, où 12,000 kyat en taxi privatif.
– Impossible de changer les kyat en dehors du pays.
– Billet d’avion pour sortir de l’Inde à présenter au check-in et à l’embarquement.

La montagne de Hpa-An.

On arrive à Mae Sot, côté thaïlandais de la frontière, vers cinq heures du matin après une nuit en bus depuis Bangkok. Face au chauffeur de songthaew qui refuse de négocier le prix exorbitant de 100 baht pour nous amener au poste frontière, on préfère marcher les trois kilomètres à pieds. On obtient nos tampons de sorties, le jour se lève. On traverse le pont jusqu’au Myanmar, on vient de remonter le temps d’une demi-heure. Aucun soucis pour rentrer dans le pays, quelques formalités et une jolie photo plus tard, on fait nos premiers pas à Mywaddy.

On souhaite rejoindre la ville de Hpa-An, les choses se compliquent. Poursuivis par un rabatteur qui nous interpelle inlassablement et nous suit à travers la ville, on tente de trouver la gare routière. Grâce aux locaux, on finira par la trouver; une rue cachée loin de l’avenue principale où s’entassent des mini-bus. Les locaux ne savent pas si le « big bus » passera aujourd’hui, on préfère donc négocier une place dans un mini-bus. Quatre heures et une pause déjeuner plus tard, on parvient à Hpa-An.

Enfin, on nous dépose à huit kilomètres de la ville. Notre transport continue, lui, vers Yangon. A peine descendus, on parcourt une dizaine de mètres avant qu’une voiture s’arrête et nous propose de nous amener gratuitement jusqu’à notre hôtel. Bienvenue au Myanmar, on commence tout juste à découvrir la gentillesse des birmans.

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Hpa-An n’a pas grand chose à offrir, mais ses alentours sont incroyables. Les montagnes en pains de sucre sont là, comme à Guilin, Ninh-Binh, Ha Long et Vang Vieng. Le lendemain, on part vers le mont Zwegabin. Quatre kilomètres à pieds, un en songthaew et les trois derniers dans la voiture d’un pasteur, le tout gratuitement.

Le mont Zwegabin se dresse devant nous. On commence l’ascension en compagnie de quelques locaux. Il nous faudra un peu plus d’une heure et demi pour atteindre le monastère. Le chemin enchaîne escaliers et sentiers. On emprunte sans faire exprès l’ancienne route, des anciennes marches gardées par de petits singes. La vue est superbe depuis les hauteurs. Les locaux nous imposent une séance photos et selfies. La descente sera plus rapide, la chaleur augmente vite. On retraverse le champ de centaines de Bouddhas, des moines nous reconduiront jusqu’en ville.

A savoir :
– La frontière ouvre à 5 heures du matin côté birman, soit 5 heures et demi en Thaïlande.
– Taxi partagé depuis la frontière jusqu’à Hpa-An, 10000 Kyats. Le mini-bus coûte 5000.
– Pour trouver la gare routière de Mywaddy, marcher tout droit jusqu’en haut de la montée, tourner à droite et au bout de la rue se trouve la « gare ».
– Dans une petite guesthouse à 20 mètres du Galaxy Hotel, une chambre double avec ventilateur vaut 13,000.

Lente remontée vers la Thaïlande.

Pour rejoindre la Thaïlande, on opte pour le slowboat; deux jours de bateau à remonter le Mékong jusque Hua Xay et la frontière. Le voyage est lent, le bateau zigzag entre les rochers qui affleurent à la surface de l’eau. Les speedboats nous dépassent, les passagers casqués n’ont pas l’air rassurés; le speedboat raccourcit le voyage de moitié mais est assez dangereux surtout en saison sèche.

On lit, on parle, on joue aux cartes pour passer le temps. Alors que l’on se rapproche de Pakbeng, le ciel s’obscurcit et il se met à pleuvoir. Heureusement, une quinzaine de minutes plus tard, alors qu’on arrive enfin après dix heures de trajet, on a le droit à une courte accalmie. On débarque de nuit, à la lueur de lampes de poches des locaux. L’orage gronde au loin. Certains passagers se précipitent à l’arrière de pick-up de guesthouses qui proposent 30,000 kip pour une nuit. On préfère remonter la rue du village pour dénicher une auberge pour la nuit; il n’y aura pas moins cher que 30,000 kip par personne. L’accalmie est terminée, nous poussant dans une guesthouse. Le courant a sauter, c’est à la lueur de bougies qu’on se débarrasse de nos sacs.

L’orage est maintenant au-dessus de nous et éclaire nos assiettes de pad thai mieux que la bougie. Au moins, il ne fait pas chaud.

Le lendemain, le début du trajet est bien frais. L’orage de la veille à bien rafraichit l’air et le soleil a du mal à se montrer; la brise n’arrange rien. On a tous l’air un peu fatigués, puis la chaleur arrive et on reprend nos habitudes acquises hier. Le paysage est tout autant sympathique, les buffles et les enfants se baignent, quelques pécheurs cherchent le poisson. Mais à nouveau, le voyage sera long, on parvient à Hua Xay peu avant que la nuit ne tombe.

La plupart des passagers se ruent vers les songthaew dont les chauffeurs crient « border, border ». Il est déjà 18 heures, on décide de prendre notre temps et de passer une dernière soirée au Laos. Demain, on sera en Thaïlande.

A savoir :

  • – Le slowboat coûte 220,000 Kip par personne (110,000 jusque Pakbeng, 110,000 jusque Hua Xay).
  • – Les billets sont à acheter dans un bureau à l’embarcadère de Luang Prabang (à une dizaine de kilomètres de la ville), ou sur le bateau même à Pakbeng.
  • – Pour se rendre à l’embarcadère de Luang Prabang, comptez 20,000 Kip par personne en tuk-tuk.
  • – Il y a de la nourriture en vente sur le bateau, mais c’est assez cher pour des instant noodles. Les guesthouses à Pakbeng proposent des sandwich pour le midi.

Frontière

  • – Depuis l’embarcadère, comptez 15,000 kip par personne pour rejoindre le poste frontière.
  • – Frontière ouverte de 6am à 22pm.
  • – 10,000 Kip de frais supplémentaires le samedi et le dimanche.
  • – Au poste frontière laotien, il y possibilité d’acheter un billet pour Chiang Rai à 225 baht. L’autre solution moins onéreuse est de prendre la navette jusqu’au poste thaïlandais (25 baht, ou 40 après 18pm), puis un bus jusque Chiang Khong (60 baht) et enfin le bus local jusqu’à Chiang Rai (65 baht).
  • – L’arrêt du bus pour Chiang Rai se trouve en ville près du 7 eleven.

Passage du Cambodge au Laos.

On part de Stung Treng ce matin, ne sachant pas si on pourrait ou non passer la seule frontière terrestre qui existe entre les deux pays. Le problème une nouvelle fois… nos scooters, Rantanplan et Tango Charlie. Départ sous les nuages, anxieux. La route est de plus en plus défoncée, c’est plus une piste qu’une véritable route. On slalome, on saute et rebondit. Et puis on parvient à la frontière. Personne en vue. Il faut aller chercher un officier pour qu’il tamponne nos visas, et on sort facilement du pays. 400m plus loin, le Laos ; les choses vont se corser.

Cette fois-ci, on est près à payer les pots-de-vin, il faut faire profil bas et ne pas trop se faire remarquer. Peu de gens tente de passer cette frontière avec leur véhicule, la réputation de l’endroit n’est pas très bonne. L’arnaque est simple : une fois sortit du pays (Laos ou Cambodge), l’autre côté refuse de laisser passer les motos et les malheureux coincés dans ce no man’s land sont forcés de les revendre pour un rien.

On paye donc la taxe de 1usd par passeport, des « frais de dossiers » sûrement et on obtient nos visas. Et puis il faut passer la douane qui nous réclame un papier que, bien sûr, nous n’avons pas en notre possession. Cash, on demande combien ça nous couterait de pouvoir passer sans. L’officier sourit, nous indique le Cambodge et nous dit qu’on devrait normalement pouvoir l’obtenir à la douane de l’autre côté.

On repart donc en arrière, officiellement on est désormais au Laos puisque nos passeports ont été sertis de tampons de sortie du Cambodge et d’entrée au Laos. On patiente, le bureau de la douane est vide. Puis, après une bonne quinzaine de minutes l’officier arrive. Pour lui « c’est contre la loi pour des étrangers de louer, acheter ou conduire une moto au Cambodge », on insiste arguant qu’il n’y a aucune loi ; bizarrement il admet qu’il ne connaît pas la réelle loi. Un point pour nous. Il nous clame ensuite qu’il faut qu’on retourne à Bavet (frontière que l’on a emprunté pour rentrer au Cambodge depuis le Vietnam) pour l’obtenir, puis il change d’avis et nous dit d’aller à Phnom Penh (la capitale).

C’est impossible pour nous de repartir, à moins de repayer un visa cambodgien pour 30usd (ce qu’on vient de débourser pour celui du Laos). On tente de lui expliquer et on lui montre le dit-visa. Il accepte (enfin) de nous fournir les papiers pour la modique somme de 10usd par moto… Et il a besoin de la carte grise pour ça. Sauf qu’elles ont disparu en même temps que nos passeports, oups. S’en suit dix bonnes minutes à mimer le mot « vol », les papiers prouvant la perte de ces documents sont écris soit en français ou en vietnamien … Au final il nous réclame le numéro de la plaque, du moteur et du châssis (que bien sûr on ne connaît pas de tête).

On se lance donc à la recherche des numéros ! Sans savoir où les trouver. Bien sûr après 3 mois presque de voyage-sans-nettoyage et d’une matinée sur une piste, les motos sont pleines de terre, d’huile, et d’une bonne couche de crasse. Avec un couteau-suisse en guise de tournevis, on démonte Tango Charlie. Les deux côtés en plastique/scotch seront enlevés… Au final, pas besoin de démonter quoi que ce soit pour trouver le numéro ! Tellement simple qu’on n’y avait pas vraiment pensé (sur une voiture, le numéro du moteur est bien caché !). Le numéro du châssis ne sera heureusement pas nécessaire.

On repart, sales mais heureux et avec les papiers vers le Laos. Un peu d’attente et 5usd par moto plus tard, on peut passer la frontière ! Mais… Rantanplan fait sa mauvaise tête. Impossible de le démarrer depuis notre premier arrêt à la frontière il y a déjà deux heures. Le temps de tresser quelques cordes pour le tracter et de les attacher au porte bagage déjà fragile de Tango Charlie… Une dernière tentative, un dernier coup de kick désespéré le fait démarrer !

On part enfin pour les 17km qui nous séparent de notre destination, Si Phan Don ou les 4000 îles.

Entrée au Cambodge et Phnom Penh

Passage de la frontière

Après un passage rapide à la capitale Vietnamienne pour récupérer nos passeports et visas de sortie, on prend la direction du poste frontière de Moc Bai/Bavet.

Côté vietnamien, on va chercher notre tampon de sortie chacun notre tour pour garder un œil sur nos motos et sacs. Une file est exclusivement réservée aux bus, les chauffeurs arrivent avec une pile de passeports et un billet glissé dans le tas. Après avoir récupérer mon passeport non-tamponné, un chauffeur de bus m’indique une file bien plus longue où attendent les locaux. « Ici pas d’argent, pas de tampon ». 10 minutes plus tard, le tampon est apposé sans problème et sans payer. Aucun soucis pour le second passeport, on sait désormais qu’il faut encore une fois suivre les locaux. Vous pouvez changer vos dongs près de l’entrée du hangar.

Côté cambodgien, à peine descendu des motos, un local nous aide à remplir nos fiches de demandes de visa. Mais quand il comprend que l’on refuse de payer 5USD supplémentaire par visa pour accélérer le processus, il disparait. L’officiel insiste pour que l’on paye ne serait-ce que 2USD, apparemment sans pot-de-vins il nous faudra attendre plusieurs heures. Au bout de vingt minutes, on récupéré passeports et visas sans avoir eu le besoin de payer. Les locaux qui proposent leur aide récupèrent une partie des dollars payés en surplus, d’où leur insistance pour nous aider et pour que l’on paye. Il ne reste plus qu’à aller chercher notre tampon d’entrée, rien de plus facile.

Un local insiste qu’on va devoir payer 5USD par moto. Pour un autre, c’est 10. Au final, on pousse les deux-roues de l’autre côté de la frontière, le poste de douane est désert. Vite on les démarre et on pénètre au Cambodge. A notre qu’on a passer la frontières aux alentours de midi et demi, d’où surement l’absence de monde au bureaux délivrant les visas et dans le poste de douane. Peut après la frontière, ACLEDA Bank peut changer vos dongs en riels ou dollars.

Phnom Penh.
On s’arrête à Neak Loeung pour la nuit avant de passer le Mékong en direction de la capitale. Les cinq derniers kilomètres avant de rentrer dans Phnom Penh se font sur une route en travaux, une piste dont les nombreux trous et bosses finiront par décrocher le porte bagage de Rantanplan. Après l’avoir rattaché tant bien que mal, on parvient à notre hôtel cinq minutes plus tard.

Lavés de la poussière de la route, on part vers le palais royal. Le complexe est très joli, même s’il n’est pas très grand. Les bâtiments sont impressionnants de par leur architecture. On retire nos chaussures pour pénétrer dans le temple du Bouddha d’émeraude où de nombreuses reliques sont conservées sous-verre. Plusieurs Stuppa se dressent sur le site, l’une d’elle commémore la fille du roi. Une visite intéressante, un bon moyen de commencer notre aventure au Cambodge.

Pékin, havre de paix.

En route pour Pékin.

On a de nouveau privilégié le budget à la facilité. On prend un train de nuit pour Zamiin Uud, ville frontière où un grand choix de taxi-passeurs s’offre à nous. Nous voilà partit pour une aventure inattendue aux allures bien clandestines. Explications : au premier poste frontière, le passage est forcé en collant un autre taxi pour passer la barrière automatique ; ensuite on nous presse de changer de taxi, remontant la file de voitures en courant pour arriver dans une voiture dépourvue de sièges. On obtient nos tampons de sortie après avoir payer 1 000 tugrits, et on retrouve notre premier chauffeur. Aucun souci pour passer le poste chinois, surveillé de l’intérieur par une cinquantaine de caméras, normal. Nous voilà à Erenhot (Erlian) d’où part notre bus-couchette pour la capitale. Nouvelle surprise, le bus se transforme au cours de la nuit en camion de marchandises, d’énormes paquets bloquent les couloirs entre les couchettes.

Pékin.

Jour 1. On s’est donné quatre jours pour visiter la ville et la grande muraille. On commence donc doucement le premier jour en passant l’après-midi au Lama Temple. C’est un grand complexe de plusieurs temples, appelés « halls ». Une première découverte des monuments chinois pour nous, le tout dans une odeur d’encens très agréable.

Ensuite on rejoint en traversant les Hutongs (petites rues animées) Shi Cha Hai, un lac à l’intérieur de la ville bordé de restaurants et de bars. Les lumières se reflètent sur l’eau, l’ambiance est très musicale, les open-bars se multiplient.

Jour 2. Réveil matinal, direction la cité interdite. On remonte Qianmen Street, une grande avenue piétonne et commerçante pour atteindre Tiananmen Square. Une place énorme avec des bâtiments démesurés.Une fois nos tickets en poche, on pénètre dans la cité interdite. A nouveau, c’est une succession de halls contenants des trônes. Les places séparant les halls sont gigantesques. On est vraiment coupé de la ville, projetés dans une autre époque. Les jardins, situés à la fin de la visite, sont un endroit paisible malgré la foule de touristes.

On se rend ensuite dans le parc en face de la cité pour pouvoir admirer les toits de la ville depuis un temple sur une petite colline. Malheureusement le brouillard de Pékin rétrécit notre champ de vision, mais donne tout de même une belle allure à la ville. On se ballade un peu avant de rentrer faire des crêpes pour nos hôtes. (PS : Le nutella est très dur à trouver, et surtout bien cher.)

Jour 3. En avant pour le Summer Palace avec nos hôtes. Situé au nord-ouest de la ville, il est un peu à l’écart du centre. C’est un grand parc autour d’un lac, qui vaut vraiment le coup pour 20 yuan l’entrée.

On emprunte le plus long corridor de Chine, peut-être du monde avec ses plus de 730m de long. Toutes les peintures l’ornant sont uniques. La ballade est vraiment agréable, on se croyait dans un parc perdu loin de la civilisation. Il faut bien deux heures pour en faire le tour tranquillement. Pour reprendre des forces on va goûter du Peking Duck dans un restaurant pour locaux, un délice.

Jour 4. C’est le grand jour. On avait prévu d’aller visiter une autre section de la muraille, mais les 5h de bus nécessaire pour s’y rendre nous ont fait changé d’avis. Depuis Beijing North Railway Station, il y a un train qui part toutes les heures pour Badaling (6 yuan). Attention à la foule, mieux vaut prendre les billets en avance. Rencontre cette fois-ci avec la folie des chinois qui sprintent tous sur cinq cents mètres dès l’ouverture des portes pour se garantir une place assise dans le train. Sans se presser, on réussit à s’asseoir facilement dans les derniers wagons. Depuis la gare, on met dix minutes à pieds avant d’arriver au guichet. On passera deux heures à gravir la muraille, la regardant serpenter dans la montagne. Une vision magnifique. Une attraction bondée de touristes (on est quand même mi-novembre).

Une après-midi superbe, dans un décor hallucinant de beauté et d’histoire. On aperçoit un peu de ciel bleu, première fois en un mois que l’on peut se balader en T-shirt. On n’oublie pas de récupérer notre petit certificat gratuit attestant que oui on y était, avant de retrouver la gare et la folie chinoise.

Visas, galères administratives.

Kosovo

Il n’est pas nécessaire d’avoir un visa pour rentrer dans ce nouveau pays. Mais attention, il est impossible de pénétrer en Serbie depuis le Kosovo ! De plus, une assurance « obligatoire » vous est demandée, à hauteur de 50 euros ce jour-là; pour compléter votre assurance voiture qui ne comprend pas le Kosovo. Si c’est juste pour traverser, vous pouvez vous en passer et faîtes les naïfs en ressortant.

Russe

Bien prise de tête de réussir à obtenir ce visa. On a décidé de se rendre dans un centre VHS (Visa Handling Services), même si de nombreux sites internets proposent de le faire à votre place. C’est une solution plus contraignante mais moins onéreuse. On a quand même eu recourt à « RussieAutrement » pour obtenir l’invitation (voucher) nécessaire pour notre voyage en Russie Vous y trouverez la liste des documents dont vous aurez besoin et tout les renseignements possibles.

Chine

Après le visa russe, facile de faire face aux demandes chinoises. Le centre des visas d l’ambassade de Chine à Oulan-Bator est ouvert le lundi, mercredi et vendredi de 9h30 à 12h. L’entrée est sur le côté gauche de l’ambassade.

En ce qui concerne les papiers, nous avons fournit : les formulaires dûment remplis, les « réservations de billets d’avions » d’entrée et de sortie de la Chine (facilement procurés auprès d’un air market), la photocopie d’assurance voyage, une photo d’identité et une réservation d’hôtel (Booking). Le règlement s’effectue dans la banque en face de l’ambassade en dollars ou en tugrits. il est également possible de payer en carte bancaire sur présentation d’une photocopie de passeport et d’un supplément de frais bancaires (2 ou 3€). Prix pour une double-entrée 60 USD et 45 USD pour une simple-entrée

Nous avons souhaité obtenir une double-entrée, on a donc réservé, toujours sur Booking (pour pouvoir annuler), une totalité de 60 nuits (dans 4 auberges différentes) dont 15 jours à Hong Kong pour « prouver » la sortie du pays et la nécessité d’une deuxième entrée.

Cette méthode a fonctionné pour nous. Malheureusement, l’attribution des visas varie en fonction de la période souhaitée ainsi que des relations diplomatiques entre la Mongolie et la Chine. La personne qui récupère le dossier au guichet joue certainement un rôle également donc soyez courtois :).

Vietnam

Pour un séjour de 2 semaines au Vietnam, aucun visa n’est nécessaire. On a décidé de faire notre visa vietnamien à Shanghai au consulat. Il est ouvert du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 16h (horaires à confirmer) à cette adresse : 3rd floor, Huachen finecial mansion, No. 900 Pudong Ave, Shanghai.

Pour ce visa, on a fournit : le formulaire remplit (avec une adresse inventée au Vietnam) et récupérer sur place, une photo d’identité, une photocopie de passeport. Et c’est tout ! On a demandé 30 jours et on a payé 360 RMB par visa. On les a récupéré 4 jours après, comme prévu.

Birmanie ou Myanmar.

Il est facile de faire le visa birman depuis le consulat à Bangkok. Il faut fournir le formulaire distribué gratuitement au consulat, une photo d’identité ainsi qu’une photocopie de passeport. Pour récupérer les visas le lendemain, il faut débourser 1350 baht. Le délais normal est de 2 jours d’attente pour 880 baht.

Le consulat se trouve en face de l’hôpital St Louis, il est accessible par le MRT (bus 15 jusqu’à central station puis MRT), par bus depuis Khao San Road, ou par bateau. Ouvert de 9h à 12h pour les dépôts de dossiers, pensez bien à récupérer un numéro d’attente. Retrait à partir de 15h.

Inde.

C’est assez simple d’obtenir le visa indien depuis le Myanmar (Birmanie). C’est devenu impossible depuis la Thaïlande. Le consulat se trouve à quelques minutes de marche de Sule Paya. Les dossiers sont acceptés de 9h à 11h du lundi au vendredi.

Il faut fournir le formulaire d’application à remplir préalablement en ligne (soyez patient la connexion internet est très lente), une photocopie de passeport et du visa birman ainsi que deux photos d’identité au format indien. Le coût du visa est de 42 USD, il faut impérativement des billets neufs et le montant exact.

Si vous passez par la voie terrestre, indiquez bien une ville ayant un aéroport international comme ville d’entrée dans le pays. Le visa est de 6 mois, indiquez donc bien que vous souhaitez passer 6 mois dans le pays.

On a du attendre cinq jours avant de pouvoir récupérer nos visas: déposés le vendredi, on a pu les récupérer seulement le jeudi. Le retrait se fait rapidement dès 15h. (Il y a également un consulat à Mandalay)

Pour le permis pour passer par la voie terrestre:

Myanmar Travel and Tours (MTT) s’occupe de se le procurer à votre place. Il suffit de leur envoyer par mail un itinéraire de votre voyage au Myanmar en indiquant bien la date du passage en Inde, une photocopie de passeport et du visa birman. Ensuite il faut juste passer en agence pour régler les 80 USD de frais. L’agence se trouve au 15eme étage de l’olympic tower, près de Sule Paya et du consulat indien.

Le permis vous attendre à la frontière auprès d’un guide de l’agence. Le délais d’obtention est assez long, aussi il vaut mieux faire la demande dès l’entrée au Myanmar. (Possibilité de l’obtenir également à Mandalay)