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Le train en Inde, notre aventure « budget ».

Réserver son ticket.
Il est impossible de réserver un ticket en ligne sur le site IRCTC avec une carte étrangère. Il faut passer par un site de voyage (ClearTrip, MakeMyTrip, …). Mais il est nécessaire d’avoir un compte IRCTC.

Il est normalement possible d’obtenir un compte sans avoir un numéro de portable indien en envoyant un mail à IRCTC en expliquant la situation (beaucoup de sites expliquent comment le faire). Mais cela n’a pas marché pour nous, on s’est donc procuré une carte sim indienne (utile pour la wifi dans les lieux publics).

IRCTC a mit en place une limite de 6 e-tickets par mois et par personne (par compte).

Autre solution, se rendre au guichet directement. Cherchez le guichet « touristes » ou « femmes » pour raccourcir le temps d’attente et jouez des coudes. Quelques fois, le guichet à la gare même ne vend que les tickets pour la journée. Il faut alors chercher le centre de réservation qui ne se trouve jamais bien loin. Pensez à récupérer un formulaire avant de faire la queue, il faut y indiquer quel train vous souhaitez prendre.

Il y a des quotas touristes dans chaque trains.

Quelle classe choisir ?
Par raison de budget, on voyage presque exclusivement en sleeper classe. La classe second sitting est encore moins chère, mais les places ne sont pas nominatives et avec de gros sacs il vaut mieux être sûr d’avoir une place. Pour les trajets courts (moins de 5h), le second sitting reste la meilleure solution.

La classe sleeper est constituée de couchettes. Six dans le compartiment ouvert et 2 sur le côtés. A savoir que dans le compartiment, la couchette du milieu n’existe pas pendant la journée. Il y des ventilateurs et des prises pour charger les téléphones portables.

Les classes 3A, 2A, 1A et AC Sleeper ont l’air conditionné en plus. La classe 3A est en moyenne trois fois plus chère que Sleeper.

Sécurité.
On n’a pas eu de soucis. Mais il faut bien sûr rester vigilant, surtout la nuit. Sur les lignes principales, il y a beaucoup de mendiants qui circulent dans trains et sur les quais. Les touristes sont bien sûr la cible prioritaire, faites comme les locaux, dites poliment non et ignorez-les.

Les locaux sont plutôt avenants et cherchent souvent à aider pour trouver le bon quai, la bonne gare où descendre, la place, … Des vendeurs circulent dans les trains pour vendre chips, boissons, glaces, samoussas au même prix que dans la rue et dans la gare (les prix sont toujours indiqués sur les produits).

Kathmandou, ville en reconstruction.

On rejoint le poste frontière de Khakarbita en bus. On insiste auprès du douanier pour ne pas payer une photocopie de visa puisque c’est son ordinateur qui ne marche plus. Comme toujours, notre patience aura raison de lui. On peut donc quitter le pays sans soucis. On traverse le pont qui nous sépare du Népal, le poste-frontière nous attend, caché derrière des palmiers. Quelques formalités plus tard, nous sommes officiellement dans le pays (VISA).

On quitte la frontière à 16h, direction la capitale. 18 heures de route nous séparent de Katmandou, la nuit sera longue. L’arrivée dans la ville encore plus longue. Il nous faut presque trois-quart d’heure pour rejoindre notre hôtel. Aussi, on profite de l’après-midi pour se reposer. Durant les jours suivant, on se ballade dans le quartier de Thamel et ses alentours. On commence nos journées par un bon déjeuner de sel rôti (donuts de pâte) et de pancakes dénichés dans la rue pour 10 roupies.

Les Dubar Squares de Katmandou.
Katamandou.
Le square a été le plus touché des trois. L’endroit est sympathique et vivant malgré les fissures et tas de briques. Il est simple de contourner le guichet en empruntant les petites allées, les guichets sont souvent vides.
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Patan.
On saute du tempo, contents de ne plus être serrés à 12 à l’arrière du véhicule. On contourne le guichet facilement. Le square est un peu plus petit que celui de Katmandou, les tas de briques sont également présents. Un défilé prend place en longue file, certains locaux portent des masques d’animaux, une petite fille marche en arrière sur un ruban, une dame âgée ferme la marche sur le même ruban. On continu notre balade dans les rues qui s’éloignent du square. On tombe sur un autre temple et sa petite cour avant de rejoindre le Golden Temple.
Comme son nom l’indique, il est doré et brille au Soleil. L’endroit est petit, mais très sympa. C’est mardi, jour de prière, alors les femmes font la queue dans la rue, habillées de rouge, pour déposer quelques offrandes sur l’autel de petits temples. Les hommes, eux, défilent en musique. Dans la rue on peut trouver des oignions pakodas, des oignions fris avec de la pâte que les locaux font exclusivement pour les jours saints. On rejoint le centre de Katmandou à pied, pour profiter de la ville.
Bharakpur.
Après une bonne heure de bus, on parvient à l’entrée Ouest de Bharakpur où l’on nous réclame un ticket. On fait demi-tour, et on s’engage dans une ruelle en contrebas du guichet. Une nouvelle fois sans payer l’entrée exorbitante, on parvient près du square. Pour une fois, il est entouré d’une véritable vielle ville qui invite à la balade. Après une bonne assiette de momos pas chère, on entame la visite des deux petites places. Les temples sont superbes, ornés de magnifiques statues. Le tremblement de Terre a épargné une grande partie des bâtiments. Pour nous, ce fut le meilleur des trois.

La Swayambhu et le Boudhanath.
5 kilomètres nous séparent de la colline ou se trouve le Swayambhu. Sur le chemin, on passe la rivière et un petit temple coloré de drapeaux à prières. On longe les moulins à prières jusqu’aux escaliers qui mènent à l’accès Sud, évitant ainsi le guichet. On arrive sur une petite place, plusieurs stupas s’y dressent. Un peu plus loin, et plus haut sur la colline, se trouve le monastère. On par dans l’autre direction pour rejoindre la fameuse stupa.

Sa taille est impressionnante. L’oeil de Bouddha guète la ville. Une bonne cinquantaine de petites stupa d’un peu moins de deux mètres de haut sont regroupées sur la place. Les magasins vendent des masques colorés qui décorent les murs. C’est un endroit où l’on aimerait bien rester. La vue sur la ville est superbe, Katmandou dans sa vallée. On redescend par les escaliers Est, les principaux, bordés de statues.

Après avoir déposé nos demandes de visa pour la Thaïlande (VISA), on marche six kilomètres pour rejoindre le Boudhanath. On passe devant le guichet, personne ne nous arrête pour payer. La statue de Bouddha qui surmonte l’immense pagode est entourés d’échafaudages, on fait le tour de la place, longeant une bonne centaine de moulins à prières. Le lieu est calme. On monte dans un temple pour bénéficier d’une vue globale de la place. Au rez-de-chaussé, un impressionnant moulin à prière tourne, poussé par des locaux. On se ballade rapidement dans les rues aux alentours, à la recherche d’autres temples. Mais ils sont soit en réparation, soit trop modernes.

A savoir :
– Bus de Siliguri à Khakarbita, 25 roupies pour une heure.
– Bus de la frontière à Katmandou, 1050 roupies pour 18 heures de trajet, un litre d’eau offert. Départ 16h.
– La gare de bus de Khakarbita  est sur la droite à moins de 500m du poste frontière.
– Le bus vous dépose sur Ring Road à Katmandou, à 3km de Tamel.
– Durbar Square de Patan coûte 750 roupies, Katmandou 1000 roupies et Bhaktapur 1500 roupies. Pour éviter les guichets, les informations sont dans l’article.
– Swayambhu Pagoda, 200 roupies. A une heure à pied de Tamel.
– Boudhanath, 250 roupies. 20 min de bus pour 25 roupies.
– Les bus de ville partent de Ratna Park. Pour Patan, prendre un tempo (20 roupies). Pour Bhaktapur, les bus partent du terminus à côté de Ratna Park (25 roupies).
– Les meilleurs momos au bœuf de la ville, pour le prix (120 roupies), se trouve au restaurant
tibétain Gilliche. Sur la rue touristique de Thamel, juste à côté de l’épicerie.
– Bus depuis Pokhara, 600 roupies à Tourist Bus station. Départ 7:30. Entre 7 et 9h de trajet.
– Le bus s’arrête à 10min à pieds de Thamel (nord-ouest)

L’Inde, découverte d’un pays aux deux visages.

L’Inde, d’après la plupart des touristes rencontrés sur la route, ou qui ont narré leurs aventures détestables sur la toile, c’est sale, malhonnête, une arnaque, … Bref, un pays à éviter à moins d’aimer se plaindre.
L’Inde, d’après quelques voyageurs, c’est un pays magnifique remplit de gens chaleureux et souriants.
Par touristes, j’entends les gens qui passent 2-3 semaines dans le pays et se limitent souvent au Rajasthan avant de rentrer de leur vacances. Par voyageurs, j’entends les gens qui ont quitté leur confort pour partir à l’aventure pendant plusieurs mois, voir années.
Le problème c’est qu’on entend plus souvent les touristes que les voyageurs.
On tombe dans la catégorie des voyageurs. Et nous, on a adoré l’Inde.
Après déjà 9 mois de voyages, on parvient en Inde. Et on commence par le Rajasthan.

Problème 1 : Effectivement, c’est sale. Mais les indiens n’ont pas encore le réflexe de chercher une poubelle, il y en a rarement de toutes manières. Les détritus finissent par terre, en attendant d’être chassés par la mousson ou ramassés par des éboueurs. Parce qu’il y a des éboueurs, mais on est bien loin du camion-poubelle. Là, c’est avec deux bout de cartons qu’il faut ramasser les déchets avant de les transporter sur un dos déjà bien courbé jusqu’à une benne ou une charrette. Certes, ça n’empêche pas que la saleté est vraiment ennuyante; surtout dans les grands villes où l’on est obligé de constamment regarder par terre. C’est surtout triste dans les villages ou dans la nature, de voir les indiens gâcher indifféremment l’environnement. C’est triste aussi de se dire que l’on s’habitue. On s’amuse à compter sur les doigts d’une main les poubelles à certains endroits, on s’étonne de ne pas trouver de papiers dans les lieux touristiques. Ce qui nous amène au second problème.

Problème 2 : L’Inde est habitué aux touristes, pas aux voyageurs. Donc c’est totalement normal qu’un étranger paye (beaucoup) plus cher qu’un indien pour un lieu touristique, pour eux bien sûr. Pour nous, c’est lassant, fatiguant et énervant. On finit par sauter des monuments car le prix exorbitant nous rebute, souvent le prix d’un repas ou d’une nuit pour deux personnes pour nous contre le prix d’une bouteille de soda pour les indiens. L’astuce, la carte d’étudiant qui fait normalement diminuer un peu le prix. Et puis, pas la peine de payer le ticket photo en plus, les portables sont souvent autorisés gratuitement à l’intérieur.

Problème 3 : Les tuktuk. La plus belle arnaque d’après les blogs. Oui ils sont énervant ces chauffeurs à vous agresser dès votre sortie de la gare ou de votre hôtel. Les prix sont bien sûr gonflés pour les touristes, il faut savoir négocier. S’éloigner du tuktuk en refusant, rien que marcher dix mètres fera baisser le prix. Mieux encore, prendre le bus, le métro ou même marcher. En trois mois en Inde, on a seulement pris le tuktuk deux fois.

Problème 4 : Les vendeurs qui insistent pour receler leur marchandises, soit-disant en forçant la main. Un problème bien difficile à cerner, si vous ne voulez pas achetez quelque chose, n’achetez pas, point. A noter que c’est la même chose en Thaïlande par exemple, dans les coins touristiques. Quelques fois, les vendeurs proposent plusieurs fois pour êtres sûrs que nous ayons bien comprit ce qu’ils vendent, un peu de gentillesse dans le monde de la vente. Il faut également penser à vérifier le MRP (Maximum Retail Price) indiqué sur les paquets ou bouteilles, c’est le prix maximum que les vendeurs peuvent demander.

Problème 5 : La mysoginité des indiens. Seulement dans le Nord du pays, c’est à dire le Rajasthan et les régions autour d’Hyderabad et Calcutta. Alors oui les femmes sont clairement inférieures aux yeux de la gente masculine. Mais il vaut mieux rire de leur désarrois quand je leur parle ou paye que de s’en offusquer.

Problème 6 : La pauvreté. C’est vrai que c’est assez dur de voir des indiens dans la rue, dormir par terre et souvent avec des enfants en bas âge. Ils traînent dans les gares et dans les grandes villes. Les femmes portent leur enfant et réclamé de l’argent pour manger. Les enfants courent après nous, en bandes; tentent de nous prendre la main et de nous amadouer avec de grands sourires. On refuse gentillement, souvent les locaux d’une autre caste leur demande de partir quand ils refusent de nous laisser tranquille. L’Inde est un pays pauvre, et c’est souvent dur pour nous occidentaux privilégiés de se retrouver face à un tel degré de pauvreté.

Problème 7 : La nourriture. L’eau, toujours en bouteille fermée ou avec une pastille chlorée. Pour la nourriture à proprement dit, n’écoutez pas toujours les guides papiers qui vous éloignent des petits restaurants de rue si vous avez déjà voyagé plusieurs mois. Les thalis, biryanis, … du restaurant au coin de la rue sont bien meilleurs et bien moins chers que ceux des restaurants « classes », les portions sont souvent plus importantes également. Ces plats de tout les jours sont aux alentours de 100 roupies, 40 pour le moins cher, 130 le plus onéreux que l’on ait testé.

En outre, la plupart de ces problèmes sont facilement évités quand on voyage comme un local. C’est à dire, oubliez les taxis avec la clim, les trains en AC, les ballades en ville avec le Lonely Planet à la main, … Et surtout il faut prendre ça avec le sourire et prendre un peu de recul. Il y aura forcément des moments où on s’énerve. Après tout, le pays ne va pas changer de si tôt, et une fois qu’on prend ça de bonne humeur les gens sont beaucoup plus enclin à vous laisser en paix et l’aventure en Inde est beaucoup plus plaisante. Et encore une fois, ces problèmes se limitent grandement au Nord. Le reste de l’Inde…

Le Laddakh est magnifique, au Nord-Ouest du pays, coincé entre le Népal, Pakistan et Chine. La mentalité là-bas est totalement différente du reste du pays. Pareil dans le Nord-Est. Le Sud de l’Inde est à couper le souffle. Et les gens sont ouverts, souriants, toujours près à aider. Forcément c’est toujours un peu sale, bruyant et les chauffeurs de tuktuk n’ont pas changé. Mais en général, on vous demandera plus de selfies qu’on essayera de vous vendre un saree. Vous entendrez plus de « where are your from ? » que de « tuktuk ? tuktuk ? ». L’Inde est un pays qui se vit plusieurs mois ou plusieurs voyages. On le vit, on ne visite pas. C’est un pays de plus d’un milliard d’habitants, avec un tourisme intérieur bien plus important que le tourisme extérieur. Les prix des logements et restaurants dans les lieux touristiques sont d’ailleurs gonflés pour et à cause des riches touristes indiens.

Oubliez les blogs, oubliez ceux qui vous disent de ne pas aller en Inde. Et si vous y allez, ne restez pas dans le Rajasthan, l’Inde a tellement d’autres choses à offrir qu’un petit bout de désert beaucoup trop habitué aux touristes de passage.

Darjeeling, ville en terrasse.

Depuis Siliguri, notre train pour Darjeeling étant annulé, on prend le bus. On passe par Mirik près de la frontière népalaise. Aujourd’hui, 15 Août, c’est la fête de l’indépendance. Après des gourmandises offertes par un policier à la gare routière, on traverse des villages en fête. Les habitants se regroupent sur des grandes places ou défilent dans les rues en faisant un maximum de bruit. On découvre la vue de la ville en terrasse depuis notre hôtel, perché dans les hauteurs. Le panorama est surprenant, la ville semble poussée sur le flanc de la montagne.


On débute notre visite en dépassant l’église de St-Andrews pour se rendre au zoo. On a tout juste le temps de voir les pandas roux et les serpents avant que l’orage n’éclate. On poursuit entre les gouttes, se protégeant des averses sur le chemin jusqu’à l’institut d’alpinisme. Là, on en découvre un peu plus sur l’histoire des sommets himalayens et des alpinismes les ayant conquis. Bloqués ensuite pendant près d’une heure sous un parapet, on attend que l’orage passe pour aller voir les léopards et terminer le tour du zoo. Une énième averse nous bloque sous un abribus. Enfin, on peut rentrer au sec.

Le lendemain, on se ballade dans la ville. On profite de la vue et du calme. On déniche un bon restaurant près du Subway de la ville, on se régale de momos et d’un dernier thali avant notre départ de l’Inde. L’orage revient le soir, inondant notre chambre éclairée à la bougie.

A savoir :
– Hotel Temple View offre une superbe vue des montagnes et de la vallée. 700 roupies pour une chambre double.
– Le Toy Train coûte 315 roupies en First Class exclusivement, il est au patrimoine de l’Unesco. En direction de Darjeeling le lundi, mercredi et vendredi. Depuis Darjeeling, mardi, jeudi et samedi. Il est souvent annulé pendant la mousson.
– Bus depuis Siliguri en passant par Mirik coûte 130 roupies, 4h de trajet. Également possible de prendre un taxi partagé qui va directement à Darjeeling, 3h de trajet (130 roupies).
– L’entrée au Zoo et à l’Hymalayan Mountaineering Institute coûte 100 roupies.

Jagdalpur et Calcutta, remontée vers le Nord.

Jagdalpur, la vallée d’Araku et les chutes de Chitrakote.
Depuis Hyderabad, on change de train à Visakhapatnam pour traverser la valléé d’Araku jusque Jagdalpur. Le paysage est superbe, on s’élève dans les collines, enchainant ponts et tunnels. On passe de nombreuses rizières en terrasses. Arrivé à Jagdalpur, on tourne dans la ville pour trouver un hôtel qui accepte de nous loger.

Le lendemain matin, on rejoint les chutes de Chitrkote après une heure et demi de bus. Il n’y a aucune barrière de sécurité pour nous éloigner de l’eau, on peut presque toucher la chute. Le débit est impressionnant. Ce sont les chutes les plus larges du pays. On les contemple longuement, on profite de l’endroit et du beau temps. Puis on va attendre le bus pour rentrer en ville. On patiente en grignotant des onion bhajis.


On repart le jour suivant, déjà. Direction Raipur à sept heures de bus au Nord où nous attend notre train de nuit pour Calcutta.

Calcutta, dernière mégalopole.
Quelques gouttes nous accueillent alors qu’on patiente pour prendre le bus vers le centre-ville. On galère pour trouver un hôtel pas cher, changeant finalement de quartier pour se rapprocher de New Market où ils sont tous regroupés. On en déniche un alors que l’averse commence.
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On débute notre visite de la ville par le Victoria Garden. Le palais est magnifique, les jardins sont agréables. La chaleur nous pousse à continuer vers le Fort Williams, mais malheureusement l’accès est bloqué depuis la route principale et il est impossible de l’apercevoir. On rentre donc retrouver un peu de fraîcheur avec une première journée de marche sous le Soleil.

Le lendemain, on part vers le Nord de la ville pour aller voir le Palais de Marbre. On ne peut pas approcher l’édifice, il faut obtenir un ticket auprès de l’office de tourisme. Il est interdit de le prendre en photo, mais on ruse pour en voler une malgré tout. On marche ensuite vers la grande mosquée du quartier musulman. L’accès est interdit pour les femmes, on se contente de l’extérieur. Juste en face, on déguste un copieux biryani au poulet, délicieux.

On continue de redescendre doucement vers notre hôtel en passant par le marché. Après avoir parcouru une galerie commerciale remplie de vêtements, on passe une rue odorante où se trouve des cages de poules. On se repli sous les halles où on trouve finalement des épices.


Pour notre dernier jour, on repart faire le plein d’épices avant de se diriger vers la gare ferroviaire de Calcutta au Nord. On s’assoit sur le quai alors que l’orage éclate. Toute la soirée, la pluie tombe sur les trains. On assiste à l’arrivée d’un train depuis Dacca, la capitale du Bangladesh. La présence militaire est de suite beaucoup plus importante, et les passagers sont priés de remettre des papiers pour pouvoir sortir de la gare. La queue de bangladais s’allonge, certains essayent vainement d’éviter le barrage de militaires armés.

A savoir :
– Peu d’hôtels ont le droit d’accueillir des touristes à Jagdalpur, et ils sont forcément chers. le seul qu’on ait trouvé, Hotel Rainbow, 1000 roupies la nuit.
– Bus pour Chitrakote Falls, 40 roupies pour un peu moins de 2h de trajet. Depuis Rainbow, descendre la rue jusqu’au second petit rond-point, le bus est sur la droite avec des taxi partagés. Un départ toutes deux heures. Pareil pour revenir des chutes. Premier départ, 9h30.
– Les chutes de Chitrakote sont gratuites.
– A Calcutta, il y a énormément d’hôtels près du New Market. 500 roupies minimum pour une chambre double.
– Le Victoria Garden coûte 20 roupies.

Hyderabad, ville multiculturelle.

On découvre que le métro est encore en travaux, on prend donc le bus pour rejoindre Secunderabad. Mais le quartier n’est pas très accueillant, les dortoirs sont exclusivement masculins et les hôtels ne sont pas autorisés à recevoir des touristes. Retour donc vers le centre, près de la gare de Deccan. Dans la soirée, on part vers le lac de la ville. En passant, on se rend au temple de Birla Mandir. Niché en haut de la colline, il domine la ville et le lac. La vue est superbe, on aperçoit même la grande statue de Bouddha située dans le lac. Les aigles sont de sortie, jouant dans les courants d’air sans battre des ailes.

On marche jusqu’au lac, préférant éviter l’entrée payante au parc pour longer la route jusqu’à un point de vue. La statue est illuminée dans la nuit. C’est donc de nuit que l’on rentre à notre hôtel, fatigués d’une longue journée.

On part le lendemain matin en direction du fort de Golconda. Le lieu est presque désert, il est encore tôt. Le bas du complexe, quelque peu en ruine, invite à se perdre. On monte, on descend des escaliers, passant de pièce en pièces au hasard des détours. On finit par trouver les marches qui mènent en haut du fort. Le vent souffle violemment, la vue est belle. On voit au loin les tombes, de l’autre côté on aperçoit Hyderabad.
Puis on repart vers Charminar, le symbole de la ville. La grande porte est impressionnante malgré les échafaudages. Juste à côté, se trouve la mosquée de Masjid. C’est une des plus grandes mosquées du pays, capable d’accueillir 10,000 fidèles. Malheureusement, nous n’avons pas la bonne tenue pour rentrer à l’intérieur. On continue donc notre balade vers une Haveli. Mais elle est cachée derrière une école, l’accès nous est donc refusé. Tant pis, on poursuit vers le palais de justice de la région, au bord de la rivière. Il faut ruser pour prendre le bâtiment en photo, interdiction de s’en approcher.

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A savoir :
– Le métro n’existe pas encore.
– L’accès au temple de Birla Mandir est gratuit. Portable et chaussures sont à laisser au vestiaire gratuit.
– Possibilité de prendre un ferry pour se rapprocher de la statue de Bouddha. Il y a également un show de lumière.
– Pour rejoindre le fort de Golconda, prendre le bus pour Mehdipatnam station et changer pour le 66G. Depuis Golconda pour rejoindre Charminar, prendre le 66G également. Ticket autour de 20 roupies dépendant de l’arrêt de départ.
– L’entrée au fort coûte 200 roupies.
– Pour entrée dans la mosquée près de Charminar, shorts interdits et cheveux couverts.

Mamallapuram et Chennai.

Mamallapuram, temples en bord de mer.
On arrive sous le Soleil depuis Pondicherry. On passe une première après-midi à se promener sur la plage et dans la petite ville. Le lendemain, on visite. On commence par les Five Rathas, un petit complexe de cinq temples. Un peu cher après avoir vu Hampi, Pattadakal et Thanjavur.
On continue vers Arjuna’s Penance et le petit parc bien vert de la vile. Les éléphants en bas-relief qui couvrent un grand mur de pierre sont superbes. Le parc offre une belle balade également. On passe près du Balancing Rock, un énorme rocher en équilibre dans la pente. On continue, observant des singes peu farouches pendant quelques minutes près d’une sorte de grotte. Puis on monte en haut d’un temple, la vue sur la mer et les autres temples de la ville est belle.

On termine par le Shore Temple. Le complexe à subit les années de vent salé. Également petit, il reste sympathique.
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Chennai, grande ville de l’Est.
On commence notre visite de la ville en rejoignant le fort St-Georges en bus et à pied. On met un peu plus d’une heure à le rejoindre, grosse déception à l’arrivée. On s’attendait à un fort, d’où son nom. Mais c’est en fait juste un musée désormais, le reste du complexe est militarisé. On ne s’attarde pas, rejoignant la basilique St-Thome. L’édifice, tout blanc et imposant, est très beau de l’extérieur; l’intérieur est sobre.

Puis on marche jusque Sri Manakula Vinayagar. Le complexe est encore fermé, on en profite pour visiter Sri Ramakrishna Math en attendant. On entre par l’ancienne entrée avant de découvrir le nouveau temple et ses pierres saumons. L’extérieur constitue en une seule grande pièce où les gens prient et méditent. Le Sri Manakula Vinayagar ouvre alors qu’on y parvient. Les toitures sont surmontées de multiples figures colorées. Malheureusement, l’intérieur même du temple est réservé aux hindous.
A savoir :
– L’entrée au Five Rathas et au Shore Temle de Mamallapuram coûte 500 roupies.
– L’entrée au parc près de Arjuna’s Penance est gratuite.
– Le bus PondicherryMamallapuram coûte 75 roupies. Prendre un bus ECR (East Coast Road) depuis la station de Pondicherry à l’extérieur de la ville. Il vous dépose sur l’ECR à 2km du centre de Mamallapuram.
– Le bus MamallapuramChennai coûte 40 roupies. A Chennai, le terminus est juste à côté du terminus des bus locaux d’où il est simple d’en prendre un pour rejoindre le centre.
– Le temple de Sri Manakula Vinayagar ouvre à 16h. Entrée gratuite.
– Entrée gratuite également au Sri Ramakrishna Math situé à quelques centaines de mètres.

Thanjavur et Pondicherry.

Thanjavur, visite éclair.
Obligé de passer par Madurai, on patiente plusieurs heures pour un second train. Une nouvelle attente ensuite avant de monter dans un dernier wagon pour Thanjavur. On y arrive de nuit, le choix de notre hôtel est rapidement fait: le plus proche et également l’un des seuls. Le lendemain, on marche jusqu’au palace mais la façade ne nous donne pas vraiment envie de rentrer à l’intérieur. On poursuit donc notre chemin dans les petites ruelles de la vielle ville.

Heureusement, le Big Temple, patrimoine de l’Unesco, relève le niveau de la ville. Un magnifique endroit. La lumière du Soleil courre sur les pierres orangées, le sol commence à être chaud. On visite l’intérieur du grand temple, parmi les locaux qui prient et se réjouissent de notre présence. Les temples autour, plus petits, sont également beaux. Les sculptures sont fines et l’endroit est agréable car bien entretenu. Il est déjà temps de repartir, vers Pondicherry.

Pondicherry, détente à la française.
On découvre que le train que l’on souhaitait prendre depuis Thanjavur ne circule plus. Heureusement, l’employé de la gare cherche pour nous une solution. On finit donc par patienter quelques heures avant de monter dans un train pour Tirupadripulyur. Les rails traversent d’immenses rizières vertes. Puis on prend un bus vers Pondicherry.
La musique est forte, les bosses nombreuses et les klaxons assourdissants. C’est la même chose dans le bus de ville qui nous conduit jusqu’à Auroville, un rassemblement de communautés à dix kilomètres au Nord de la ville.

Là, commencent trois jours de détente dans un semblant de jungle. Au programme, grasses matinées, piscine, surf et surtout… de la cuisine non-indienne ! Croissants, pizzas, salades, pâtes carbonara, … On visite quand même Auroville, créée en 1968 par une française. On contemple de loin le Matrimandir, l’esprit d’Auroville; une structure sphérique dorée qui renferme une boule de cristal éclairée par le Soleil. La philosophie est assez originale, difficile d’y accrocher. Mais l’endroit est superbe.

On rejoint ensuite Pondicherry. Au cours de notre séjour de quatre jours, on se ballade le long de la promenade au bord de la mer, piétonne le soir venu. Temples et églises sont fermées quand on visite un peu plus la ville. Mais l’extérieur de Sri Manakula Vinayagar est superbe. Une grande fresque peinte sur le plafond représente une multitude de dieux. L’ensemble est très coloré.

On se rend devant l’église de l’Immaculé Conception  avant de traverser le petit parc pour rejoindre la statue de Gandhi sur la promenade. De nuit, on va voir Pink Church ou Caps Church, renommée ainsi par les habitants. Seule église avec une messe encore énoncée en français. La dernier cathédrale, en face de la gare ferroviaire détonne avec ses briques rouges.

On se ballade dans les rues Romain Rolland, Dumas, … Les bâtiments ont une allures coloniales dans le White Pondicherry, le quartier français. Le reste de la ville est plus indien, bruyant, vivant et sale.

A savoir :
– L’entrée au Big Temple de Thanjavur est gratuite. Mais le site est fermé en début d’après-midi.
– A Auroville, il est possible de voir le Matrimandir de près. Il faut pour ça se rendre au centre de tourisme et visionner une courte vidéo explicative avant de récupérer un pass.
– Louer une planche de surf coûte 400 roupies.
– Une TVS, mobylette, coûte 50 roupies par jour.
 – Les bons coins d’Auroville, Tanto fait de très bonnes pizzas, juste à côté le Frites Corner a de superbes salades au thon ou au poulet (190 roupies), Bread and Chocolate fait de bons petits-déjeuners et de succulents croissants.
– Les bons coins de Pondicherry, Burger and Juice au Nord de la ville fait de bons burgers pas chers, la boulangerie de Baker Street a une multitude de pâtisseries allant d’éclairs au pains au chocolat.

Les plages de Kovalam et Kanyiakumari

Kovalam.
Il n’y a pas grand chose à faire à Kovalam à part profiter du bruit des vagues et de la plage. Deux jours à se promener sur les petites plages et à regarder les locaux découvrir l’eau.

Kanyiakumari, la pointe Sud de l’Inde.
On arrive ensuite à Kanyiakumari, une petite ville sur la pointe. Le vent souffle près de l’eau, faisant gonfler les vagues. Le rocher de la tortue est inaccessible par marée haute, et l’eau va éclabousser les locaux durant leurs selfies. En face, sur deux petits îlots, se dressent un immense statue et un temple. On les observe de loin.

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On marche jusqu’à Sunset Beach, la route est déserte, presque abandonnée. L’anse est jolie, sûrement mieux en fin de journée que vers midi. On se ballade dans la ville, vers la cathédrale blanche qui détonne au milieu des maisons colorées. Les ruelles partent de tout côtés, on rejoint la digue pour mieux apprécier ce patchwork.


A savoir :
– De Kumily à Thiruvananthapuram, un bus part à 5h et 8h45 du matin. 7 heures de route pour 213 roupies.
– Depuis Thiruvananthapuram, il y a un bus qui rejoint la plage de Kovalam. Il part de East Fort, « plateforme » 11 sur la route. Une demi-heure pour 17 roupies.
– L’entrée du phare de Kovalam est payante.
– A Kanyiakumari, il est possible de prendre un ferry pour aller voir le temple et la statue.

Kochi, Munnar et Periyar.

Kochi la portuguaise.
On retrouve la mousson à Ernakulam. A peine sortit de la gare, on a de l’eau jusqu’aux chevilles. Il faut marcher jusqu’au ferry sous la pluie battante. Le trajet est rapide pour rejoindre Kochi, une petite demi-heure seulement. Il ne nous reste ensuite que deux kilomètres jusque notre guesthouse, la pluie s’arrête alors qu’on aperçoit notre première église. Une fois sec, on ressort pour se rendre jusque Palace Road où dénicher des restaurants apparemment pas trop chers. Repus d’alu gobi, riz et boeuf, on repart vers l’auberge.

Le lendemain, on se ballade sur la petite île. Elle est recouverte d’innombrable église. L’une a même hébergé le corps de Vasco de Gama pendant 14 ans avant qu’il ne soit ramené à Lisbonne.

On s’arrête à la grande basilique de Santa Cruz, l’intérieur est sympathique avec la structure de bois apparente et les nombreux tableaux chrétiens. On longe l’eau et les filets de pêches chinois jusqu’à la petite plage de Gandhi.

Munnar, montagnes de thé dans les nuages.
 La route depuis Ernakulam est belle, on s’élève dans les collines à la végétation dense et humide. On dépasse de nombreuses cascades avant de rentrer dans le nuage.

Munnar est dans la brume lorsqu’on y parvient. A peine arrivé, on part se balader dans les plantations de thé. On ne voit qu’à une dizaine de mètres, on ne distingue pas grand chose. Mais l’atmosphère, quoique mystérieuse, est agréable.


Heureusement, le temps s’est éclaircit le lendemain matin. On attend que les quelques gouttes de pluie cessent puis on part pour une promenade jusqu’à d’autres plantations. On emprunte une route secondaire qui longe la rivière et est dépourvue de trafic. Puis on arrive dans Silent Valley, le thé court sur les collines à perte de vue.

Dans l’après-midi, on repart vers les plantations visitées la veille. La vue est superbe. Encore des plantations qui s’étendent à l’infini.

Le lac de Periyar.
On rejoint la ville de Kumily après une matinée dans le bus. L’après-midi, on entre dans la réserve naturelle de Thekaddy où se trouve le lac de Periyar. On marche quelques kilomètres jusque l’embarcadère. Les singes noirs nous observent depuis les arbres, les gros écureuils courent sur les troncs. Puis on attend le départ du bateau.

La réserve est connue pour ses tigres, mais on peut y trouver des éléphants, buffles, singes, cervidés en tout genre, oiseaux, … Pendant l’heure et demi de ballade sur le lac, on verra des singes mais surtout des buffles et des cervidés et une multitude d’oiseaux faisant sécher leurs ailes dans le vent. On aperçoit également au loin un éléphant solitaire.

Sur le retour, on emprunte le chemin de « trek » à faire soit-même. Bordé de nombreuses pancartes informatives, ce chemin à interprétation est très sympathique; et beaucoup mieux que de marcher sur la route. L’entrée du sentier se situe en haut de la route qui part vers la gauche juste après l’entrée payante au parc.

A savoir :
Kochi.
– Depuis Mysore, il existe des bus de nuit à 500 roupies pour rejoindre Ernakulam (Kochi). L’option moins onéreuse consiste à prendre un bus pour Kozhikode (190 roupies, 6h de trajet, départ à 7h du matin.) puis un train pour Ernakulam (75 roupies en Second Sitting, 3h35 de trajet, départ à 13:40). Il y a également un train qui part à 16h si vous ratez celui de 13:40.
– La gare la plus proche est à Ernakulam. Il faut prendre un ferry pour rejoindre l’île de Kochi. Une demi-heure de bateau pour 4 roupies.
– L’auberge Lily’s Inn se trouve sur Lily Street, chambre double pour 300 roupies avec petit déjeuner comprit.
Munnar.
– Le bus part de la station KRSTC, à côté de la gare ferroviaire, à 9h et 10:30 du matin. 4 heure trente de trajet pour 98 roupies. Il y a également des bus climatisés.
– JJ cottage, 400 roupies la chambre double. Il faut descendre avant le centre de Munnar, c’est l’auberge rose vif.
Periyar.
– Il faut rejoindre la ville de Kumily pour atteindre le parc. Depuis Munnar, le bus part à 6:30 du matin, coûte 95 roupies et met 5 heure et demi.
– Le tour en bateau est parfait pour les petits budgets. 225 roupies pour 1h30 sur le lac, plus 450 roupies d’entrée au parc.
– Il y a également la possibilité de faire des treks.