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Le train en Inde, notre aventure « budget ».

Réserver son ticket.
Il est impossible de réserver un ticket en ligne sur le site IRCTC avec une carte étrangère. Il faut passer par un site de voyage (ClearTrip, MakeMyTrip, …). Mais il est nécessaire d’avoir un compte IRCTC.

Il est normalement possible d’obtenir un compte sans avoir un numéro de portable indien en envoyant un mail à IRCTC en expliquant la situation (beaucoup de sites expliquent comment le faire). Mais cela n’a pas marché pour nous, on s’est donc procuré une carte sim indienne (utile pour la wifi dans les lieux publics).

IRCTC a mit en place une limite de 6 e-tickets par mois et par personne (par compte).

Autre solution, se rendre au guichet directement. Cherchez le guichet « touristes » ou « femmes » pour raccourcir le temps d’attente et jouez des coudes. Quelques fois, le guichet à la gare même ne vend que les tickets pour la journée. Il faut alors chercher le centre de réservation qui ne se trouve jamais bien loin. Pensez à récupérer un formulaire avant de faire la queue, il faut y indiquer quel train vous souhaitez prendre.

Il y a des quotas touristes dans chaque trains.

Quelle classe choisir ?
Par raison de budget, on voyage presque exclusivement en sleeper classe. La classe second sitting est encore moins chère, mais les places ne sont pas nominatives et avec de gros sacs il vaut mieux être sûr d’avoir une place. Pour les trajets courts (moins de 5h), le second sitting reste la meilleure solution.

La classe sleeper est constituée de couchettes. Six dans le compartiment ouvert et 2 sur le côtés. A savoir que dans le compartiment, la couchette du milieu n’existe pas pendant la journée. Il y des ventilateurs et des prises pour charger les téléphones portables.

Les classes 3A, 2A, 1A et AC Sleeper ont l’air conditionné en plus. La classe 3A est en moyenne trois fois plus chère que Sleeper.

Sécurité.
On n’a pas eu de soucis. Mais il faut bien sûr rester vigilant, surtout la nuit. Sur les lignes principales, il y a beaucoup de mendiants qui circulent dans trains et sur les quais. Les touristes sont bien sûr la cible prioritaire, faites comme les locaux, dites poliment non et ignorez-les.

Les locaux sont plutôt avenants et cherchent souvent à aider pour trouver le bon quai, la bonne gare où descendre, la place, … Des vendeurs circulent dans les trains pour vendre chips, boissons, glaces, samoussas au même prix que dans la rue et dans la gare (les prix sont toujours indiqués sur les produits).

Thanjavur et Pondicherry.

Thanjavur, visite éclair.
Obligé de passer par Madurai, on patiente plusieurs heures pour un second train. Une nouvelle attente ensuite avant de monter dans un dernier wagon pour Thanjavur. On y arrive de nuit, le choix de notre hôtel est rapidement fait: le plus proche et également l’un des seuls. Le lendemain, on marche jusqu’au palace mais la façade ne nous donne pas vraiment envie de rentrer à l’intérieur. On poursuit donc notre chemin dans les petites ruelles de la vielle ville.

Heureusement, le Big Temple, patrimoine de l’Unesco, relève le niveau de la ville. Un magnifique endroit. La lumière du Soleil courre sur les pierres orangées, le sol commence à être chaud. On visite l’intérieur du grand temple, parmi les locaux qui prient et se réjouissent de notre présence. Les temples autour, plus petits, sont également beaux. Les sculptures sont fines et l’endroit est agréable car bien entretenu. Il est déjà temps de repartir, vers Pondicherry.

Pondicherry, détente à la française.
On découvre que le train que l’on souhaitait prendre depuis Thanjavur ne circule plus. Heureusement, l’employé de la gare cherche pour nous une solution. On finit donc par patienter quelques heures avant de monter dans un train pour Tirupadripulyur. Les rails traversent d’immenses rizières vertes. Puis on prend un bus vers Pondicherry.
La musique est forte, les bosses nombreuses et les klaxons assourdissants. C’est la même chose dans le bus de ville qui nous conduit jusqu’à Auroville, un rassemblement de communautés à dix kilomètres au Nord de la ville.

Là, commencent trois jours de détente dans un semblant de jungle. Au programme, grasses matinées, piscine, surf et surtout… de la cuisine non-indienne ! Croissants, pizzas, salades, pâtes carbonara, … On visite quand même Auroville, créée en 1968 par une française. On contemple de loin le Matrimandir, l’esprit d’Auroville; une structure sphérique dorée qui renferme une boule de cristal éclairée par le Soleil. La philosophie est assez originale, difficile d’y accrocher. Mais l’endroit est superbe.

On rejoint ensuite Pondicherry. Au cours de notre séjour de quatre jours, on se ballade le long de la promenade au bord de la mer, piétonne le soir venu. Temples et églises sont fermées quand on visite un peu plus la ville. Mais l’extérieur de Sri Manakula Vinayagar est superbe. Une grande fresque peinte sur le plafond représente une multitude de dieux. L’ensemble est très coloré.

On se rend devant l’église de l’Immaculé Conception  avant de traverser le petit parc pour rejoindre la statue de Gandhi sur la promenade. De nuit, on va voir Pink Church ou Caps Church, renommée ainsi par les habitants. Seule église avec une messe encore énoncée en français. La dernier cathédrale, en face de la gare ferroviaire détonne avec ses briques rouges.

On se ballade dans les rues Romain Rolland, Dumas, … Les bâtiments ont une allures coloniales dans le White Pondicherry, le quartier français. Le reste de la ville est plus indien, bruyant, vivant et sale.

A savoir :
– L’entrée au Big Temple de Thanjavur est gratuite. Mais le site est fermé en début d’après-midi.
– A Auroville, il est possible de voir le Matrimandir de près. Il faut pour ça se rendre au centre de tourisme et visionner une courte vidéo explicative avant de récupérer un pass.
– Louer une planche de surf coûte 400 roupies.
– Une TVS, mobylette, coûte 50 roupies par jour.
 – Les bons coins d’Auroville, Tanto fait de très bonnes pizzas, juste à côté le Frites Corner a de superbes salades au thon ou au poulet (190 roupies), Bread and Chocolate fait de bons petits-déjeuners et de succulents croissants.
– Les bons coins de Pondicherry, Burger and Juice au Nord de la ville fait de bons burgers pas chers, la boulangerie de Baker Street a une multitude de pâtisseries allant d’éclairs au pains au chocolat.

Bangalore et Mysore

Bangalore, capitale moderne.
Après un long trajet en bus, on arrive en fin de journée à Bangalore. On rejoint notre hôte après quarante autres minutes de bus jusqu’à Indiranagar. Le quartier est vivant, jeune. Les bars se succèdent, ne laissant de la place que pour des restaurants. Même dimanche soir, les gens sont dehors. Puis on part vers un autre quartier pour regarder la finale de l’Euro 2016.
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Le lendemain, après un bon petit-déjeuner local, on prend un départ un peu tardif, fatigués de la veille. Dans l’après-midi, on visite la ville. On traverse le grand parc Cubbon, on longe l’immense bâtiment gouvernemental qui donne sur le parc. Puis direction la basilique Sainte-Marie en plein quartier musulman. Sur la route, on dépasse un beau temple hindou. La basilique détonne au milieu du marché, les aigles tournent.
On se ballade ensuite, passant les rues commerçantes, remontant Commercial Street qui est illuminée de néons et enseignes de marques. Puis on rejoint les quartiers plus riches de la ville, se reposant sur les marches d’une galerie commerciale. On rentrera sous une pluie fine après une longue journée de marche.

Le jour suivant, on attend simplement notre train. N’ayant rien à faire de la journée, toutes les attractions sont éloignées de la ville, on décide de prendre un train plus tôt. Et après avoir longuement patienté pour un bus, on parvient à la gare à temps pour partir vers Mysore.
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Mysore et son palais anglais.
On parvient à Mysore en fin de journée sous la pluie. Notre hôtel n’est qu’à un kilomètre mais on y arrive trempé. On attend que la pluie ne cesse pour se rendre dans notre premier centre commercial du pays, autant dire qu’on voulait tout acheter.
Le lendemain, on marche vers le palais royal. Il a été reconstruit par un anglais en 1912 après que l’ancien eut brûlé. A l’intérieur du palais, l’architecture victorienne rencontre les divinités indiennes. Chaque pièce est pourvue de colonnes, de peintures, de statues. La visite est rapide, mais le lieu est vraiment magnifique. On termine par une immense salle ouverte sur la cour et les jardins, les hauts plafonds sont couverts de nuages et au loin on peu voir la porte principale. De l’extérieur, le palais est imposant, anglais.
Classée dans les trois villes les plus propres de l’Inde, on a sûrement du aller dans les seuls rues sales de la ville…

A savoir :
Bangalore.
– Il n’y a pas d’horaire pour les bus de ville. Mais le métro est un bon moyen de se déplacer.
Mysore.
– Le palais coûte 500 roupies, plus 2 pour les chaussures.
– Pour rejoindre Mysore depuis Bangalore, les trains en Second Sitting sont une bonne option. Pas chers et rapides, 75 roupies.

De Bikaner à Leh.

Après dix heures d’attente à la gare de Bikaner, notre train arrive pour nous emmener jusqu’à Delhi où l’on débarque le lendemain matin. On rejoint la gare routière en métro et à pieds, de nouveau il faut attendre une longue journée que le bus ne parte.

On se rend direction Manali à bord d’un bus de ville. Le début de la route se fait sur l’autoroute, puis aux environs de Chandigarh la route devient montagneuse. Impossible de dormir tant il y a de secousses qui nous projettent dans tout les sens. La nuit fut donc bien courte, illuminée d’un bel orage. On fait une longue pause en début de matinée, le temps de sortir du bus pour se dégourdir un peu les jambes et de profiter de la fraicheur retrouvée. La fin du trajet est longue jusqu’à Manali, énormément de stops.

On fait une pause d’une nuit à Manali, les bus pour Keylong, prochaine étape de notre aventure sur les routes ne partent que le matin. Chargés de nos gros sacs, fatigués mais contents d’être enfin arrivés, on marche jusqu’au vieux Manali où se trouvent toutes les auberges abordables. Le vieux quartier est remplit de touristes, et peu de guesthouses ont encore de la place.

On se rend à la gare routière le lendemain matin, et on se fraye un chemin dans le bus bondé. Première journée de bus, 115km, 7h. On s’élance vers le col de Rohtang à 3980m .Il y a énormément de monde sur la route, pleins de petites Suzuki blanches qui montent et descendent les nombreux virages. A Manali, le long de la route des échoppes louent de viellent combinaisons de ski démodées, celles qu’on a tous porté un jour, les ultra-colorées et kitsch. Arrivés en haut du col, on comprend mieux. Les touristes locaux, habillés en skieurs des années 90 sont assis dans la neige, tout sourire. C’est l’attraction du col, poser son cul dans la neige pendant quelques heures.

Après ce col, le bus se vide ! Youpi, on ne peut toujours pas s’asseoir. La route est vide également, les Suzuki s’arrêtent au sommet. Le goudron aussi s’est arrêté. On redescend dans la vallée jusqu’à longer la rivière. Les montagnes nous entourent. Sur la « route », les travailleurs s’acharnent à casser des cailloux avec de rudimentaires outils pour tenter de réparer les nids de poule. La pluie tombe, ils se cachent sous de gros rochers qui menacent de tomber.

Keylong, notre destination de la journée se trouve à 3350m. On y parvient en fin d’après-midi. En face de nous se dresse une immense montagne enneigée, ce sera pour demain.

Un demain qui arrive un peu trop tôt. Départ à 5h du matin de Keylong, destination Leh. On est assit tout à l’arrière du bus, pour bien sentir les nids de poules. Le bus crache de la fumée noire en quasi-permanence, on bloque la fenêtre avec un bout de carton pour qu’elle évite de s’ouvrir. 50km plus loin, on est déjà à 5,000m d’altitude.

On est dans les sommets enneigées. La neige vient courir jusqu’à sur la route et recouvre les alentours. Magnifique. On redescend à nouveau, sans jamais repasser la barre des 4000m. Il y a des restaurants et petits magasins en pleins milieu de nulle part, sous des tentes en plastiques de couleurs criardes. C’est les endroits de nos pauses, ces petits regroupements de vie dans un rien environnant. L’occasion de se dégourdir les jambes et d’accorder quelques selfies aux conducteurs des camions qui passent par là. Il y a aussi de nombreuses pauses « check passeports » pour surveiller qu’on ne se « perde » pas où il ne faudrait pas.

On quitte la neige derrière nous, mais l’altitude demeure tout aussi élevée. C’est enfin l’heure de la pause repas a 4600m. Un bon Rice Dhal Veg, autrement dit riz, patates et lentilles. On repart alors qu’on a fait tout juste la moitié du voyage KeylongLeh, il est déjà 13h passée, il nous reste 176km.

On s’attaque au plus haut col carrossable du pays, second du monde. Mais quand même, 5300m c’est pas mal ! L’altitude se ressent à différent niveau suivant les gens, Marie a un léger mal de tête, Anthony a le cerveau qui va exploser et envie de vomir son succulent Dhal.

On est dans un paysage désertique, sablonneux et d’un autre univers. Les montagnes de « sables » sont sculptées de monolithes improbables. Des petits regroupements, villages, de formations s’accrochent invraisemblablement aux montagnes. Une antique rivière a sculpté un immense canyon qui court près de la route, et les montagnes ont bien soufferts des glaciers.  

Après le col, on retrouve le goudron ! La route est neuve, « presque » lisse, mais avec les virages impossible de se reposer. Surtout qu’on est plus serré que dans un avion Easy-Jet. Puis enfin, on en a terminé de la montagne. La route est « plate » et on file vers Leh.

La route, quand elle n’était pas neuve, avait des allures de chemin. Chemin entrecoupé de petites rivières, qui surmonte des pentes vertigineuses et dont le bord frôle les pneus déchiquetés d’un bus confiant qui file sur les graviers. On a croisé nombreux camions et voitures, sans trop savoir comment. Il faut faire confiance au chauffeur. Nous voici donc arrivés sains et saufs à Leh, 3500m d’altitude.

A savoir :
– De la gare S Rohila, il suffit de marcher une dizaine de minutes jusqu’à la station de Shastri Nagar. La gare routière se trouve à l’arrêt Kashmir Gate. 12 roupies de trajet.
– La gare routière est très bien pour patienter, au frais.
– Le guichet pour Manali est le numéro 20 à l’étage pour acheter son billet en avance. Le 19 sur les quais pour acheter le billet du prochain bus  qui part. 660 roupies.
– Les guesthouses les moins chères sont dans le Old Manali, à 30min à pieds de la gare routière. Chambres doubles aux alentours de 600 roupies.
– Les bus pour Keylong partent toutes les heures de 6h à 10h. 173 roupies à payer dans le bus.
– A Keylong, il y a des auberges autour de la gare routière. 500 roupies la chambre double, mais il y a peu de chambres à ce prix là.
– Un seul bus pour Leh à 5h du matin, billet à acheter au guichet, 540 roupies.

Delhi, première rencontre avec l’Inde

On redoutait un peu Delhi qui a laissée un mauvais souvenirs aux voyageurs que l’on a rencontré sur notre route. Mais on est agréablement surprit. Certes c’est pollué, mais pas autant que la Chine. Surpeuplé aussi, mais après Istanbul et Shanghai… Les gens crachent, mais moins qu’en Chine et qu’en Birmanie. Autrement dit, il ne faut pas arriver avec des préjugés.

On débarque à New Delhi en début de soirée, pressés de rejoindre notre hôtel. Se fiant à la carte de booking.com, on part en plein vers le quartier musulman. Les ruelles se font de plus en plus petites et bondées. A force de demander notre chemin aux locaux, très serviables quand ils ne veulent pas nous vendre quelque chose, on comprend que nous ne sommes pas du tout au bon endroit. On repart donc dans l’autre sens. Trois heures après notre arrivée à New Delhi, on pose enfin nos sacs dans notre chambre.

On commence notre visite de la capitale par la gudwara Bangla Sahib, un temple sikh. Là, on se déchausse avant de traverser un petit bassin d’eau pour se laver les pieds. On découvre l’endroit coiffés de bandanas oranges. La musique est dépaysante et presque relaxante après le chaos de la ville. On fait le tour du bassin dans lequel se baignent quelques locaux avant de rentrer dans le temple où les gens assistent assis par terre à la prière chantée du matin. On se ballade ensuite dans le jardin Lodi. Il y a quelques mausolées et édifices qui agrémentent le lieu. Les aigles volent au-dessus de nos têtes. Le musée de Gandhi est malheureusement fermé aujourd’hui, on ne s’y arrêtera donc pas. Le temps de manger a Central Park (CP), la météo s’est dégradée et on rentrera au main bazar sous une averse. Le lendemain, on part vers le parc de Qutub Minar. Mais on préfère se promener dans le parc gratuit juste à côté, on voit très bien la fameuse tour Qutub Minar d’ici. Des jeunes jouent au cricket dans la pelouse. Direction ensuite la tombe Humanyan, le prix exorbitant nous rebute encore une fois. On fait le tour du complexe pour aller voir une autre gudwara sikh, gratuite.

Le jour suivant, on se rend de l’autre côté du fleuve pour aller voir le Swaminaryan Shkardam. On arrive avec un peu d’avance, on patiente donc avec les locaux. Impossible de rentrer dans le complexe avec un téléphone portable, appareil photo, … même notre figurine Boba Fett ne passera pas le portail de sécurité. Le temple est superbe, il nous rappelle un peu Banteay Srei à Angkor. Les sculptures sont très détaillées. L’intérieur est magnifique, on se croirait dans une église romaine. On est rapidement mit dehors pour la prière du matin où les locaux tapent en rythme dans leurs mains. On fait le tour du temple, supporté par des dizaines d’éléphants de pierres, puis on repart vers notre hôtel pour récupérer nos sacs.

Direction la gare de Nizamudin, au Sud-Est de la ville.

A savoir :
– Ringo Guesthouse, 500 rupies pour une chambre double. On y accède par une étroite ruelle juste à côté de YES Bank depuis la rue de Main Bazar. Demandez aux locaux.
– Métro, entre 10 et 20 rupies. Depuis l’aéroport jusque l’arrêt New Dehli, 60 rupies. On peut accéder à tout les sites touristiques grâce au métro.
– Pour atteindre la gare de Nizamudin, il faut descendre à Jungpura et marcher environ 20 min.
– Les prix pour les sites touristiques indiqués dans les guides (même les plus récents) sont faux, les prix ont doublés.
– Entrée à Qutub Minar, 500 rupies.
– Entrée à la tombe Humanyan, 500 Rupies.
– Entrée gratuite à Swaminaryan Ashkardam. Interdiction de faire des photos, tout appareil électronique doit être déposé au vestiaire. Ouvre à 9h30.
– Pour acheter une carte sim en Inde (nécessaire pour avoir un compte IRCTC et réserver des tickets de train en ligne via ClearTrip, MakeMyTrip, …), il suffit d’avoir une photocopie de passeport et du visa indien, ainsi qu’une photo d’identité. Se rendre dans un « magasin » certifié Vodafone ou Airtel.

Le Transsibérien et Irkoutsk

Transsibérien.

Après avoir déchiffré tant bien que mal nos billets, nous voici à la gare de Laroslavski à attendre dans le froid de pouvoir monter dans ce train mythique. Nos couchettes ne sont pas celles que nous avons réservé en ligne, on se retrouve tout les deux en haut, sans table ou place assise donc… Tant pis, le début du voyage se fera donc allongé ! Nous voilà partit pour quatre jour à être ballotés, jusqu’à Irkurtsk près du lac Baikal.

On se dégourdit les jambes en allant chercher de l’eau chaude disponible à l’avant du wagon pour se faire un peu de thé, café ou noodles. Le paysage ne change pas trop, on file dans de grandes plaines désertes. Entrecoupées d’immenses forêts de bouleaux, et d’autres gares plus ou moins aménagées. La neige se présente de temps en temps, recouvrant parcimonieusement le sol.

Très peu de discussions avec les autres passagers, la barrière de la langue se fait à nouveau sentir. On échange quand même quelques sourires, ou même une après-midi à écouter de la musique et à converser en mimes. On passe le plus clair de notre temps à lire, à jouer à la belotte, la bataille ou même à inventer des jeux. On s’occupe comme on peut, rythmant nos journées avec les repas et le passage du renommé « Ivan » qui pousse son chariot de friandises à heures presque fixe, inlassablement décrivant ce qu’il vend. On prend la température sur les quais de certaines gares, autour de 0°C.

Irkutsk

Et puis un matin, au terme de longues heures, nous quittons notre wagon-maison. Nous voici arriver à Irkurtsk, capitale du Baikal. On traverse la ville pour rejoindre la gare routière après avoir déposé nos sacs à notre auberge. La ville est agréable, l’atmosphère est beaucoup plus détendue qu’à Moscou, le froid ne rebute personne à sortir dans les rues. Une fois nos billets pour l’île d’Olkhon en poche, on revient en longeant la rive, découvrant une autre vision de la ville.

En rentrant de l’île, on fait un détour pour aller voir la cathédrale Kazan, sous la neige désormais. L’intérieur est somptueux, et l’extérieur est à l’image des édifices orthodoxes russes, tout en courbes et en couleurs.