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Champasak, passage vers le plateau des Bolovens.

On retraverse le Mékong depuis les 4000 îles. Il aura fallut un peu de temps pour charger, puis décharger, les motos du bateau fait exclusivement pour des passagers; on doit les porter à bout de bras, les pieds dans l’eau ou sur un ponton de bidons flottants.

La route jusque Champasak est plutôt rapide, après deux jours de farniente, on est ravit de conduire de nouveau. Pour atteindre la ville, on peut soit passer de nouveau le fleuve ou faire un détour par Paksé. Bien sûr, on opte pour la première solution et nous voilà repartit sur une petite pirogue.

Le lendemain, on part visiter Wat Phou situé à quelques kilomètres de la ville. Il y a très peu de monde, on prend donc notre temps pour monter jusqu’au temple. Les escaliers sont défoncés et embellis par les arbres en fleurs. Le temple nous rappelle Preah Vihear, et bien sûr Angkor. On monte encore un étage. Là haut se trouve un plus petit temple, un rocher gravé d’un éléphant, un autre d’un crocodile qu’on ne trouvera pas. On goûte une gorgée d’eau de source, puis on redescend. Après une bonne nuit de sommeil, on débute notre aventureuse avancée jusqu’au plateau des Bolovens. On prend cette fois-ci le ferry pour les voitures, la traversée est plus longue mais aussi plus stable. En regardant la carte du pays, on avait remarqué une route qui longeait le plateau jusqu’à Attapeu et nous évitait de devoir passer inutilement par Paksé. Au final, il nous faudra sept heures pour parcourir les 116 kilomètres de la route 18.

On roule sur une piste caillouteuse qui nous oblige à ralentir notre allure. Puis apparait la première rivière. Les locaux n’hésite pas à traverser, les pieds dans l’eau. Peu confiants, on préfère pousser les scooters un par un. Les cinq rivières qui suivent, on les traverse comme les locaux ayant comprit que c’était bien plus simple ainsi. Hors saison sèche, des bacs permettent de traverser.La route ne s’arrange pas, quelques fois il faut monter des murs ou rouler dans le sable. Enfin, on commence à apercevoir le plateau des Bolovens qui nous servira de repère jusqu’à Attapeu. Et sept heures après avoir débuté la journée, on parvient sur une vraie route. Couverts de poussières, les chaussures recouvertes d’une couche de terre, on se rend dans une station essence qui nous fait face pour trouver où nous sommes. On déchante un peu en découvrant que nous avons seulement parcouru 116 kilomètres. On roule jusqu’à récupérer le circuit touristique de la grande boucle.

Le lendemain, on grimpe sur le plateau. Le paysage est vraiment superbe. On emprunte une nouvelle piste pendant quelques minutes pour rejoindre les cascades de Tad Tayicseua. Il y a cinq cascades à voir, alors on ne perd pas de temps. On commence par la numéro 1, et après avoir descendu des escaliers en terre assez glissants, on découvre un petit coin de paradis tout droit sortit de « voyage au centre de la Terre ». Trois superbes cascades.

On remonte pour ensuite rejoindre la numéro 2. Elle est beaucoup plus haute, son souffle fait pousser un parterre de fleurs. Mais on ne peu pas trop s’en approcher. Alors on continue de descendre jusqu’à la numéro 3 qui consiste en une rivière en escaliers qui invite à la baignade.
Après un bon déjeuner un peu tardif et une sympathique discussion avec un couple de français qui nous racontent leurs aventures, on se met en route pour Tad Katamtok. Cette cascade la tombe sur presque deux cent mètres. On ne s’en approchera pas, mais il y a un chemin qui mène jusqu’en bas de la chute. Pour nous, il est temps de repartir vers Tad Faek où l’on passera de nouveau une nuit.

Le lendemain, on rejoint Tad Lo facilement. Les guesthouses s’enchaînent et il y a beaucoup de touristes. Les cascades de Tad Lo et Tad Hung sont moins impressionnantes que celle vu la veille, la saison sèche a eu raison du débit. Sur le chemin qui sépare les deux cascades, une resort possède deux éléphants qu’on a la chance de voir par hasard. On peut se baigner près des deux chutes.
 
Pour repartir du plateau et éviter encore une fois Paksé, on se fie à notre carte pour relier la rouet 20 à la route 13. Et de nouveau, on finit sur une piste. Cette fois-ci, pas de rivière à traverser, mais une piste qui se transforme rapidement en sentier ensablé. Impossible de vraiment savoir où l’on va, on opte pour aller toujours tout droit. Jusqu’à retrouver une route où il y a plus de passages. Là, un local nous indique gentillement la direction de Paksé et donc de la route 13. Et après 40 kilomètres de pistes, on rejoint avec bonheur une vraie route.

A savoir :
– Le ferry jusqu’à Champasak coûte 50.000 par personne avec une moto pour les petites embarcations. Le ferry pour les voitures coûte 40.000 (mais il faut parfois l’attendre).
– La piste qui mène au 5 cascades est en mauvais état. Mais la meilleure route est celle la plus longue.
– Le ticket pour les cascades coûte 5.000 Kip, le parking est également à 5.000 kip.
– On peut dormir sur place (idéal pour faire le trek qui relie toutes les cascades), 60.000 par personne en tente.
– Près de Tad Faek, une nuit en tente coûte 40.000 (par tente !). La nuit en bungallow de l’autre côté de la rivière est de 100.000 Kip.
 – Les éléphants de Tad Hung se baignent tout les jours à 16h.
– Comptez minimum 60.000 kip pour une chambre à Tad Lo, 25.000 par grand lit chez « Mama » en dortoir.

Dalat, coups de Soleil et cascades.

On arrive à Dalat en fin de journée, et on sort découvrir un petit bout de la ville de nuit; il y a du monde dans les rues. On passe près de la pagota de la ville, mais elle n’a rien d’extraordinaire outre le beau point de vue qu’elle offre.

Petite journée le lendemain, peu de kilomètres de prévu. A une demi-heure de là se trouve l’Elephant Falls, l’une des nombreuses cascades de la région de Dalat. On emprunte une route de montagne pour s’y rendre, on serpente sous le soleil. Et après avoir traversé quelques petits villages, on parvient à la fameuse chute.

Le chemin qui nous mène près de l’eau est un peu précaire. On s’aventure dans un passage étroit, s’appuyant sur des racines pour se descendre jusqu’au pied de la cascade. Le souffle de la chute nous asperge d’eau, et en quelques secondes nous voilà trempés et rafraichis.

On ressort de cette antre pour faire face à la chute, magnifique mur d’eau. Anthony, sûrement subjugué par la beauté de l’endroit, lâche notre GoPro dans l’eau et saute rapidement à sa suite pour la récupérer. Remis de nos émotions, on repart vers Dalat. On finit la journée autour du lac paisible de la ville.

Sur la route de notre prochain stop avant Saigon se trouve la chute de Pongour. On s’y rend sous une chaleur lourde. Et on découvre sur place qu’il n’y a pas d’eau qui alimenté la cascade, seuls quelques minces filets coulent sur la pierre. L’endroit est tout de même beau, un semblant de canyon où l’on peut se reposer les pieds dans l’eau. On ne s’éternise pas. 

VietnamCoracle Guide des chutes

 

Jiuzhaigou, entre cascades, lacs et bus.

Après une nuit dans le train jusqu’à Gangyuan, on rejoint la gare routière (bus 28) pour prendre le bus pour Jiuzhaigou. Environ six heures de route plus tard, on nous dépose bien à Jiuzhaigou, mais à 40km de notre destination. Arrêtés à la gare de la nouvelle ville, il faut rejoindre un arrêt de bus dans l’ancienne partie de la ville. Heureusement, un policier nous propose de nous emmener (2-3km) et cherche pour nous le bus public qu’il nous faut prendre. Les taxis vous harcèlent à la gare pour vous emmener pour 50 yuans, le bus vous en coûtera 5. On parvient enfin à Jiuzhaigou (scenic area), il fait déjà nuit et froid. Bienvenu sur le plateau tibétain.

On se voit obliger d’acheter, en plus du billet d’entrée, un ticket de bus pour se déplacer à l’intérieur du parc. Tout les chemins sont fermés pour la basse saison, on ne peut guère marcher. Ce sera donc une balade en bus avec des stops aux points de vues. Deux jours à évoluer dans le parc avec le froid saisissant, on se retrouve entre 2500 et 3100m d’altitude. Malheureusement, l’accès à la forêt vierge (un des plus beaux spots) est coupé. On profite pleinement du reste du parc, le peu de chemins encore ouverts sont très bien aménagés.

Les couleurs sont incroyables. L’eau translucide révèle de nombreux troncs d’arbres et autre végétation aquatique. Les cascades sont splendides, d’une multitude de formes différentes. Les lacs, immense, reflètent parfaitement la beauté du paysage montagneux qui nous entoure. Les rayons de soleil sont appréciés. Ce parc est certainement un joyaux de la Chine.


Le deuxième jour est moins cher (20 Yuans au lieu de 80), mais on est obligé de repayer un ticket de bus (80). On retrouve Romain et Solène (a-vos-sacs-prets-voyagez.fr), le couple de français rencontré la veille, on se plaint du manque de chemins praticables et on fait un bout de route ensemble, en bus bien sûr.